Par Emmanuelle de Boysson - Vingt morts en trois semaines ! De Michel Tournier à Glenn Frey, gentleman des Eagles, en passant par Edmonde Charles-Roux, Prix Goncourt en 1966 et ancienne présidente du jury Goncourt, de nombreuses personnalités du monde du spectacle et de la littérature ont tiré leur révérence. La liste de ceux qui nous ont quittés en janvier ne cesse de s’allonger. Une hécatombe.

Ettore Scola (1931-2016) : grand maître du cinéma italien ; Leila Alaoui (1982-2016) : photographe des identités culturelles ; Gottfried Honegger (1917-2016) : figure emblématique de l’art moderne ; Blowfly (1939-2016) : un rappeur hors norme ; Hubert Giraud (1920-2016) : l’auteur de l’éternel Mamy Blue ; Alan Rickman (1946-2016) : de Shakespeare à Harry Potter ; David Bowie (1947-2016) : l’icône rock britannique ; René Angélil (1942-2016) : l’homme qui créa Céline Dion ; Otis Clay (1942-2016) : légende de gospel et de la soul ; André Courrèges (1923-2016) : couturier de l’ère moderne ; Yves Vincent (1921-2016) : le colonel des Gendarmes de Saint-Tropez ; Silvana Pampanini (1925-2016) : premier sex-symbol du cinéma italien ; Vilmos Zsigmond (1930-2016) : précurseur du Nouvel Hollywood.

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visuel E2B 23 02Par Emmanuelle de Boysson - Pas facile de passer de Stendhal et Balzac aux romans du printemps. Parmi les romans de femme à paraître pour les beaux jours, de bonnes surprises mais aussi des déceptions. A croire que les éditeurs ne prennent pas le temps de faire travailler leurs auteurs, que les correcteurs laissent passer clichés, lourdeurs et coquilles !

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AutomnePar Emmanuelle de Boysson - Bscnews.fr/ « Le royaume » (P.O.L) d’Emmanuel Carrère figure au top des meilleures ventes de la rentrée ( bien après « Merci pour le moment ») et a bénéficié d’une grosse couverture médiatique – ce qui pourrait expliquer qu’il n’ait pas séduit l’Académie Goncourt et qu’il soit boudé par les grands prix d’automne.

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Par Emmanuelle De Boysson - BSCNEWS.FR / Les femmes se serrent les coudes. Rien de plus normal ! Quelques grincheux, nostalgiques des machos d’arrière-saison, les accusent de trop occuper le devant de la scène. Plus encore, elles seraient responsables de la féminisation du monde et du ramollissement des esprits - jadis virils. Fatiguées d’être des boucs émissaires, des coupables désignées, elles se protègent en se regroupant. Au XVII ième siècle, les précieuses tenaient salon dans l’espoir de changer les rustres, amateurs de pallardises, en amis délicats. Dans les ruelles et alcôves, elles exaltaient les vertus de la conversation, de la galanterie, du Tendre, de la confiance réciproque. Ces précieuses peu ridicules, libres et pionnières, sont les héroïnes de mon prochain roman, Le salon d’Emilie. Oui, les femmes donnent l’exemple, osent se soutenir, rebondir, défendre leurs intérêts. Mes amies du Prix de La Closerie des Lilas sont en ce sens les dignes héritières des amazones de la Fronde. Elles partagent leurs passions, débattent, préservent leur indépendance, révèlent des talents, sans jalousie, gratuitement.
Partout fleurissent des initiatives qui engagent à ne pas démissionner et à se donner les moyens d’aller au bout de ses rêves. En ce printemps 2011, laissez couler en vous une sève nouvelle, bouillonnante et dynamique. Favorisez la contagion, comme le pollen qui sème à tous vents. Inscrivez-vous dans des forums féminins sur internet. Partagez vos coups de cœur avec vos amies, vos lectures, vos hobbies. Inventez des clubs de randonnée, de razzia des musées, de tricoteuses, de brodeuses, comme il s’en trouve dans le Nord de la France ou en Alsace. Rejoignez les associations d’amatrices de jardins, de photos, de cuisine, de ciné, de déco, de yoga, de tai-chi, de massage, d’aromathérapie… Mettez vos albums de photos de vacances en ligne, passionnez-vous pour la généalogie. Organisez des voyages inédits, éco responsables. Battez-vous pour le commerce équitable, pour le respect de l’environnement. Avez-vous remarqué le nombre de femmes qui s’en préoccupe de Nathalie Kosciusko-Moriset à Cécile Duflot ? Créez des structures d’accueil pour enfants dans les entreprises. Soyez à l’origine d’une chorale. Les Français aiment de plus en plus chanter ensemble. Réinventez des salons nouvelle formule qui dépasseront le thé de nos grands-mères et seraient ceux de la libre parole : les femmes osent tout dire, justement ce que les ronchons leur reprochent.
Le printemps des femmes est celui de l’amitié. Pas celui du papotage, mais des échanges constructifs. Pas celui de la rivalité ou des règlements de compte, mais de l’ouverture et de la volonté de rendre le monde plus moelleux, comme un bel oreiller qui sent la Provence. Arrachons de nos esprits ces mauvaises herbes cultivées par les défaitistes, les revanchards, pour ne privilégier que les fleurs sauvages qui poussent, l’une à l’ombre de l’autre, l’une grâce à l’autre. L’avantage des femmes, c’est qu’elles ont toujours des idées !

Par Emmanuelle de Boysson - BSCNEWS.FR / La période des fêtes regorge d’obligations, de contraintes en tout genre : achats de cadeaux, déco, cuisine, repas bourratifs en famille… Cette succession de réjouissances ressemble souvent plus à des corvées qu’à des plaisirs. A la nostalgie des réveillons d’antan se mêle l’angoisse du temps qui passe. A la joie de se retrouver, l’appréhension de décevoir, de ne pas être à la hauteur de l’attente du cadeau qui plaît, du dîner presque parfait. Nous qui avons été élevées dans l’idée qu’il faut faire plaisir, comment résister aux diktats de fin d’année : consommez, festoyez, deux fois plutôt qu’une ?
Voici 9 conseils pour passer le cap sans se retrouver avec « un petit ventre rond », être contrainte de se serrer la ceinture, déçue, agacée, tendue.
Résister : Si vous êtes tendance fashion victim, remettez à plus tard un achat coup de folie. Attention aux caddies bourrés de ces jolies décorations dénichées dans des bacs. Aux marques, préférez les vêtements dégriffés, vintage ou sur e.bay. Les produits de beauté du supermarché, les gâteaux fait maison, les cadeaux à mini prix.
Déléguer : Au lieu de tout faire vous-même, n’hésitez pas à mettre vos proches à contribution : chacun apporte un plat, une boisson. Reconnaissance assurée.
Prendre son temps : Déballer les paquets chacun à son tour : c’est long, mais quel suspens ! Rester à table, discuter, attendre le dessert : faites durer le plaisir.
Se protéger : Evitez de dévoiler votre vie privée à « l’amie qui vous veut du bien » ou à votre belle famille. Intéressez vous à vos invités : ils n’attendent que cela ! En cas d’agression, dites-vous que les violents sont des faibles et tournez les talons. Passez sur les agacements, reproches, vantardise et autre tue- l’ambiance.
Grignoter : Personne ne vous oblige à finir votre assiette où gît une tranche de foie gras ou du boudin blanc. Optez pour coquillages ou crustacés, fruits et légumes, plutôt que dinde aux marrons et bûche à la crème.
S’amuser : Dansez, buvez, blaguez, draguez si cela vous chante. Attention à la cuite et au mari jaloux ! Si vous préférez un tête à tête, à vous de jouer les séductrices… C’est vous qui savez !
Rester calme : Avant, pendant, après, ne vous stressez pas. Demain est un jour férié. Libre et légère, naturelle et avenante, vous rayonnerez.
Choisir : Allez vers ceux qui vous apaisent, vous font rire. Evitez Prof, Grincheux, Simplet, Atchoum… Préférez les vieilles dames indignes, les jeunes filles en fleur, les cousins punk.
Jouir de l’instant : Une maîtresse de maison se doit de profiter de sa soirée, quitte à laisser la vaisselle dans l’évier, verres sales, cendriers pleins, une tache de vin sur la nappe de grand-mère. Votre délicatesse, votre bonne humeur les feront oublier.
Se féliciter : Si vos convives oublient de vous remercier, réjouissez-vous : ils vous envient ! Vous les avez épatés, ils repartent heureux et rassasiés. Et vous, soulagée, décontractée.
Très belles fêtes !

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