Bannière prix littéraire grandePar Emmanuelle de Boysson - Figurer dans la sélection d’un grand prix est un honneur. Les libraires y sont attentifs et ont tendance à mettre le livre en avant, quoiqu’ils préfèrent défendre leur propre sélection, épingler un petit carton sur la couverture avec leur avis, partager leur enthousiasme, dénicher une pépite.

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Rentrée littéraire 2016 par emmanuelle de BoyssonPar Emmanuelle de Boysson - Difficile de trouver des fils rouges entre les romans de la rentrée littéraire, pourtant, j’ai tenté de créer des liens entre quelques-uns d’entre eux, reflets des thèmes éternels de la littérature : la nostalgie, la révolte, la résistance, l’histoire, la dénonciation des dérives de notre monde et l’amour du beau.

Lire la suite : Des romans de la rentrée littéraire et quelques livres d’été

BalzacPar Emmanuelle de Boysson - « La vengeance des papillons », de Laurence Zordan (Editions des femmes), un titre bizarre. Comme si les lépidoptères, insectes en voie de disparition, pouvaient lutter contre les moulins à vent. Ici, c’est une jeune analphabète, comme Léo, dans « Illettré » de Cécile Ladjali (Actes Sud) qui s’envole, pour se brûler les ailes au soleil. Une révolte face à l’injustice dans la ligne de la maison d’Antoinette Foulque qui défendit si bien la cause des femmes.

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1EMMANUELLEDEBOYSSON 2Par Emmanuelle de Boysson -

 « Les Messieurs », de Claire Castillon (L’Olivier). Parmi mes romans du printemps, j’ai beaucoup ri à la lecture de ces nouvelles mi figue mi raisin. Avec son ironie et son mordant habituels, la romancière, experte en histoires de couples, croque des jeunes filles amoureuses de vieux messieurs qui ont l’âge d’être leur père. Des aventures à la fois pathétiques et pudiques : Claire Castillon ne tombe pas dans les clichés des filles intéressées par l’argent ou la gloire. Ces lycéennes cherchent le réconfort, un homme mûr. Pas de chance, elles tombent sur des pauvres types machos qui les traitent comme des kleenex. Une peinture de la couardise des hommes aux petits oignons.

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ChroniquesE2B Avril 2016Par Emmanuelle de Boysson - Parmi les essais du printemps, La littérature sans idéal, de Philippe Vilain, (Grasset) éclaire les tendances de la littérature contemporaine. Le constat de Philippe Vilain n’est pas flatteur : la littérature française d’aujourd’hui est en proie à un désenchantement. Des écrits consensuels, dociles, sociologiques, narcissiques voire biographiques. L’histoire aux dépens du style. On pense à des auteurs à l’optimisme béat, en quête de sujets exceptionnels, se servant d’un personnage historique, d’un écrivain ou d’un philosophe célèbre pour nous faire croire qu’il s’agit d’un roman. Quel est le nouveau crépuscule des idoles ? Le diktat du présent, symptôme d’une époque égocentrée où les auteurs se focalisent sur la biofiction, l’autofiction. A la recherche d’un modèle, ils détournent leur sujet, en font leur petite cuisine, dans l’espoir d’attirer les lecteurs. Vendre : tel est l’objectif.

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