Sondage : Quid des retraites, Martine Aubry s'affirme et Eric Besson en difficulté Le baromètre politique - Un sondage Metro-Groupe Krief réalisé par Opinion Way à paraître ce dimanche sur le site metrofrance.com dès ce soir met en exergue des tendances politiques et d'opinions intéressantes à la veille des élections régionales.

Une confiance en berne de la part des Français au sujet de la capacité du gouvernement à résoudre le problème des retraites
Ils sont près d'un tiers à juger que le gouvernement est capable de trouver une solution viable au problème récurrent et important des retraites. Il sont 21 % à pencher pour cette idée. 24 % affichent une confiance pour les syndicats et 14 % pour la gauche. 45 % plus pessimistes pensent que la solution est du ressort des salariés eux-mêmes.

La majorité des Français pas convaincus par la sortie de crise
Malgré les efforts constants du gouvernement pour tenter de relayer un message rassurant et appuyer la sortie de crise, 72 % des Français pensent que les graves turbulences économiques ne sont pas terminées ou qu'elles vont encore persister et s'aggraver au fil de temps.

Des côtés de popularité qui se stabilisent
Après la chute vertigineuse de sa popularité, le le Chef de l'Etat a stoppé sa dégringolade mais sans toutefois parvenir à remonter la pente des suffrages. Il peut s'appuyer aujourd'hui sur 39 % de satisfaits. Ce score ne surnage que d'un point son taux le plus bas depuis son entrée en fonction à l'Elysée. François Fillon, quant à lui, se stabilise à 46%.

Besson et Hortefeux pris dans la nasse
Le débat sur l'identité nationale et les volontés politiques en terme de sécurité n'ont pas été couronné de succès pour Brice Hortefeux qui chute de 3 points pour 38% de satisfaits. Ni pour Eric Besson qui perd 2 points, pour atteindre 33 % de satisfaits.

Martine Aubry remonte, le reste de l'opposition dans les turbulences
Martine Aubry a tendance ces derniers temps à épaissir son statut de chef du parti socialiste. Cela se ressent nettement dans les sondages d'opinions qui confirment qu'elle rallie aujourd'hui 49 % de satisfaits. Olivier Besancenot paie aujourd'hui son début de campagne régionale un brin désorganisé et l'affaire de la "candidate voilée". Il perd 4 points. Quant à François Bayrou, ce sont les ratés et les vraies-fausses annonces de sa campagne régionale qui lui font perdre 3 points. Vincent Peillon, quant à lui, sombre et se déleste de 5 points. Il rejoint ainsi le groupe des personnalités politiques les moins appréciées avec Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen.

Sondage Metro-Groupe Krief réalisé par Opinion Way
Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle du chef de famille, après stratification par région et catégorie d’agglomération.
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Europe Ecologie et le PS : le plan anti Georges FrêcheLes régionales en Languedoc-Roussillon sont l'objet de tous les regards tant cette élection représente beaucoup pour la direction du PS et sa capacité à rassembler ses militants. Jean-Louis Roumégas, et Hélène Mandroux discutent et posent les bases d'un rassemblement alors que Georges Frêche poursuit un marathon médiatique parisien, sûr de ses forces.

Etat des lieux

Malgré les sondages qui créditent Georges Frêche d'un score élevé en Languedoc-Roussillon, Europe Ecologie amené par Jean-Louis Roumégas et le PS par le Maire de Montpellier, Hélène Mandroux ont discuté hier d'une liste de rassemblement.
A leur sortie, ils ont déclaré d'une voix commune que les "discussions avançaient ". Une Nouvelle réunion est prévue aujourd'hui en fin de matinée à Montpellier.

Le Marathon médiatique de Georges Frêche

Georges Frêche, quant à lui, estiment qu'il pourrait " tourner autour de 40 à 45 % de suffrages" alors qu'en ce moment, il enchaîne un marathon médiatique important ( Le Grand Journal sur Canal + , France Musique, LCI, Chaîne Parlementaire, RMC...) et qu'il ne semble pas impressionné le moins du monde par une éventuelle liste de rassemblement qui met du temps à se constituer.

Nicolas Vidal / BSCNEWS.FR


LE PS en bonne position dans les sondages, l'UMP en difficultéVoilà un sondage qui ne manquera pas d'intéresser les ténors des partis politiques français ainsi que leur garde rapprochée.
L'IFOP/ PARIS-MATCH vient de faire paraître un sondage extrêmement intéressant à deux mois des régionales sur la future carte politique.
La première tendance qui se dégage de ce sondage démontre clairement que le PS serait en bonne position sur cette échéance électorale. Ainsi note l'IFOP " les intentions de vote en faveur des listes de gauche s'établit à 51 % alors que celui des listes de droite parlementaire et d'extrême droite atteint 36,5%. " Le Parti Socialiste, amené par Martine Aubry et ses 20 présidents de région déjà installés, rallie 27 % des intentions de vote et s'affirme comme le concurrent de l'UMP qui perd 3 points. Une perte qui pourrait plonger le parti du Président de la République dans une fébrilité à quelques mois de la Présidentielle de 2012. Ajoutons à cela les 8,5 % du Front National, assez suffisant pour le parti de Jean-Marie Le Pen qui pourrait se maintenir dans une dizaine de région.

L'IFOP ne manque pas également de préciser que "le PS reprend un net avantage, notamment sur les listes Europe Ecologie avec 13 % d'intention de vote, en retrait par rapport à leur résultat du dernier scrutin européen".

Ce sondage a été réalisé les 21 et 22 janvier auprès d'un échantillon de 853 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. (Sondage réalisé par IFOP/PARIS MATCH)
Solal a frayé son chemin. Le fils de Jean Sarkozy et Jessica Sebaoun est né tôt hier matin à l’hôpital de Neuilly. C’est le premier enfant du couple, qui s’était marié en septembre 2008.

Alors forcément, Nicolas Sarkozy a confié "l’immense bonheur que constituait la naissance de son petit-fils". Alors forcément, sur Twitter, les plus taquins se sont livrés à des blagues et réflexions autour de cette naissance. Mention spéciale pour Hugo Combe et son "Solaal pleule" ainsi qu’à Benjamin Le Maire pour "Solal Sarkozy est tellement précoce qu'il a déjà 1 an". Alors forcément les journalistes ont pondu des notes avec pour titre "Nicolas Sarkozy grand-père", mais aucune avec "Carla Bruni grand-mère par alliance", "belle grand-mère" ou autre.

Comme le rappelait Tatiana de Rosnay, Solal est le nom du héros de Belle du Seigneur, le roman d’Albert Cohen. Un roman auquel Nicolas Sarkozy a fait référence à plusieurs reprises depuis 2006. Aussi loin que je m’en souvienne, Nicolas Sarkozy l’avait évoqué la première fois il y a quatre ans, au cours d’un déjeuner off place Beauvau avec la rédaction de iTélé. L’épisode avait été narré par Laurent Bazin sur son blog, billet qu’il avait supprimé par la suite.

Au cours de ce déjeuner, Nicolas Sarkozy faisait part de ses préférences littéraires. Il avouait placer en premier sur sa liste le Voyage au bout de la nuit de Céline, suivi de Belle du Seigneur d’Albert Cohen. Son "côté femme" lui faisait alors adorer un passage du roman dans lequel Ariane attend Solal. Le ministre de l’Intérieur de l’époque se dit épaté par la précision avec laquelle l’écrivain a su se glisser dans la peau d’une femme. Même si, ajoute-t-il, l’auteur "devait s’emmerder comme un rat au bord du lac de Genève" pour écrire un tel livre.

Et que cache ce prénom hébreu, dont la traduction littérale est "celui qui fraie un chemin" ? Selon plusieurs sites qui livrent la signification des prénoms, les Solal sont hyperactifs, entreprenants, dynamiques et excitables. Ils donnent l’impression d'être toujours pressés. Un Solal sera impatient et fourmillera de projets. Non mécontent de lui-même, il peut avoir tendance à se complaire dans l’autosatisfaction. Curieux de tout, il peut paraître versatile car se lasse rapidement quand il a fait le tour d’un sujet. Enfin, les Solal manquent souvent d’organisation ou de suite dans les idées, ce qui peut les mener à des excès.

Enfant, Solal est un véritable petit tyran à qui il faut très tôt assigner des limites et inculquer des notions de partage et de respect des autres. Vite indépendant, il se montre autonome. Une de ses premières expressions pourrait être : « Moi tout seul ! ». Rapide et chahuteur, le sport lui sera nécessaire afin de s'exprimer.

Imaginatif et intuitif, Solal supporte mal la solitude. C’est la raison pour laquelle il se montre assez vite séducteur et conquérant. La difficulté le stimule et une chose impossible est de facto désirée par lui. Sympathique de prime abord, il recherche la compagnie des autres et s’affirme assez vite comme un leader dans les groupes. S’il était amené à exercer le pouvoir, ce serait un vrai Roi Solal !

Entre la signification de son prénom et son ascendance, nul doute que le petit Solal Sarkozy saura se montrer à la hauteur des hommes de sa famille. Et encore félicitations aux parents !
Par Neila Latrous
Beaucoup d’hommes politiques se doivent de méditer aujourd’hui l’aphorisme d’un roi de Macédoine repris par Voltaire. La République tremble, la République a peur… Quelle drôle de période tout de même que celle-ci où l’on doit craindre ses proches !

Le week-end dernier nous a en a encore été témoin. Vincent Peillon organisait à Dijon sous la bannière de son courant, l’Espoir à gauche, un Rassemblement social, écologique et démocrate. Cette réunion est censée préfigurer la gauche de demain, avec à la tribune le Modem, Europe Ecologie et Robert Hue. Mais voilà que l’arrivée de Ségolène Royal bouscule les plans de Vincent Peillon, qui se sent obligé de préciser qu’il ne l’avait pas invitée. S’en suit un échange d’amabilités surréaliste…
Notons deux étrangetés. D’abord Vincent Peillon explique sa colère par son souhait de ne pas voir de présidentiables à ce rassemblement. Est-ce à dire que Ségolène Royal est de facto candidate en 2012 ou est-ce le souhait du député européen ? Ensuite, Vincent Peillon souhaite dessiner la gauche de demain en excluant celle qui en est une figure clé, ce qui en soit constitue un paradoxe. Et puis quelle tristesse, enfin, de voir qu’au Parti Socialiste, on peut non seulement se déchirer entre camarades, mais on peut également se taper dessus entre membres d’un même courant…
De ce point de vue, les petits meurtres entre amis ne sont pas seulement l’apanage du PS. A la gauche de la gauche, l’entente est cordiale( sourire) entre le Front de Gauche et le NPA. A l’extrême-droite, le Front National doit se dépêtrer des ligues, blocs et autres clubs crypto-facho qui lui reprochent sa modération (re sourirel).
Au sein de la majorité, c’est la guerre larvée au Sénat entre Jean-Pierre Raffarin, Gérard Longuet qui dirige le groupe UMP et Gérard Larcher qui préside la Chambre Haute. Le modus vivendi : la taxe professionnelle que le gouvernement souhaite voir entrer en application le 1er janvier 2010. Jean-Pierre Raffarin qui par ailleurs tape allègrement sur François Fillon, dont les critiques sur les gouvernements passés ne sont pas du goût de l’ex-Premier ministre. Et comme si cela ne suffisait pas, François Fillon doit également faire face au mécontentement d’Henri Guaino, conseiller spécial du président, qui lui savonne la planche dans la joie et la bonne humeur. A côté de tout cela, les tacles inamicaux sur les chevilles de Rama Yade seraient presque anecdotiques.
Oui mais, me direz-vous, Vincent Peillon n’est pas le frère de Ségolène Royal. Et si Henri Guaino et François Fillon n’ont a priori aucun lien de parenté, il en va de même pour les sénateurs UMP.
Car figurez-vous que ces dernières semaines, il a fallu craindre jusqu’à ses frères et sœurs, ses enfants, ses neveux, … Bref, ceux qui jamais, ô grand jamais, n’auraient dû vous trahir.
Premier acte de la tragédie avec ce qui est devenu « l’affaire Mitterrand ». Sans revenir sur le fond, observons tout de même que les extraits de la « Mauvaise Vie » sont exhumés par une « fille de » (Marine Le Pen), dont le but n’est autre que celui de déstabiliser un ministre « neveu de » (Frédéric Mitterrand) qui représentait une prise de guerre pour Nicolas Sarkozy.
Loin de moi l’idée de donner des leçons ou de montrer du doigt une classe politique qui fonctionne en vase clos : je n’en ai ni la prétention, ni l’envie. Et enfoncer des portes ouvertes n’est pas mon loisir préféré.
Mais il faut bien garder à l’esprit que la semaine d’après, c’est d’un « fils de » que naît le trouble : Jean Sarkozy, cadet du chef de l’Etat. Rappel des faits pour ceux qui auraient été séquestrés à la même période : Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine, se voit offrir l’opportunité de devenir administrateur de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense suite à la démission de l’un de ses membres. Le fiston se précipite sur cette opportunité et dévoile son intention de diriger cet organisme, du haut de ses 23 ans et de ses deux ans de droit, en accord avec papa, bien sûr. En quelques jours, la France est la risée du monde, l’affaire est relayée par les médias tous pays et nombre d’entre eux titrent sur le népotisme, rappelant au passage que la France a cette fâcheuse manie de donner des leçons à l’ensemble de la communauté internationale. In fine, père et fils reculent devant la pression.
Il est intéressant de constater que les deux crises politiques majeures traversées par le pouvoir en cette rentrée ne sont pas de l’ordre du politique stricto sensu. Il ne s’agit pas là directement de la façon dont fonctionnent les institutions ou de décisions, de réformes, de textes de lois prônés par le gouvernement. Non, les deux points de crispation politique de cette rentrée sont le fait de polémiques stupides et inutiles.
À noter qu’un mini-buzz concernant un autre fils du président est né sur le web avant de mourir de sa belle mort : celui d’une aide de la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) accordée après intervention de l’Elysée à Pierre Sarkozy, l’aîné cette fois-ci.
Chez les Verts, c’est une « fille de » qui a créé la polémique, après que Noël Mamère ait proposé que Marie Bové, une militante « hors père » (copyright Libération) conduise la liste Europe Ecologie pour les élections régionales en Aquitaine. Le premier qui parle de consanguinité gagne un abonnement (gratuit) d’un an au BSC news !

Dans un autre registre, la charge contre Eric Besson est venue de son ex-épouse, Sylvie Brunel. Abandonnée après trente ans de vie commune pour une femme plus jeune, elle dresse dans son « Manuel De Guérilla A l’Usage Des Femmes » un portrait au vitriol de son ancien mari. Un homme qui le jour du mariage, devant le maire, avait déjà refusé de jurer fidélité. Un homme qui ce jour là encore quitte la table des invités à peine les entrées achevées pour aller regarder un grand prix de Formule 1.
Rachida Dati, elle, sera trahie par son frère, Jamal. Dans « A l’ombre de Rachida », il raconte ses relations tumultueuses avec sa sœur, son caractère autoritaire et égocentrique et lâche cette terrible confidence : à sa sortie de la maternité, Rachida Dati aurait posé devant les photographes avec un couffin… vide ! « Pourquoi ce cinéma ? Pourquoi dissimuler le visage de Zohra ? » s’interroge alors son frère.

Dieu merci (ou peut-être pas), si la félonie familiale se répand dans nos contrées, elle a également cours dans le reste du monde. Notamment dans de grandes démocraties comme Cuba et l’Afghanistan. Le frère d’Hamid Karzaï par exemple cumule toutes les casseroles. Soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic d’opium, voilà que le New York Times vient de révéler qu’Ahmed Wali Karzaï pourrait également avoir collaboré avec la CIA pendant huit ans, bénéficiant ainsi d’une immunité totale pour ses activités illicites.
Plus cocasse : Juanita Castro, l’une des sœurs de Fidel et Raul, a elle aussi travaillé pour l’agence de renseignement américaine ! Celle qui a été « l’agent Donna » pendant trois ans était chargée de combattre la révolution cubaine, avec une seule exigence : ne participer à aucune conspiration visant à éliminer ses frères. Ouf, l’honneur est sauf !

D’où viendra le prochain scandale ? De quel secret familial ne sommes-nous pas informés ? Il est à se demander s’il faut en rire ou en pleurer, de ces petits meurtres entre amis, de ces morceaux d’intimité qui nous parviennent sans aucun filtre, de ces dynasties politiques qui se lèguent un poste, une fonction, un mandat. Faut-il se méfier de tout et de tout le monde ? Ou récolte-t-on seulement ce que l’on a semé ? Il ne m’appartient pas de trancher. Mais reconnaissons-le : tirer à bout de portant quand on nous tourne le dos, c’est un peu lâche, non ?

Neila Latrous

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