BABELIO

Par BSC NEWS - Babelio lance la deuxième édition de cet immense défi qui consiste à agréger le maximum de critiques sur les ouvrages engagés dans cette rentrée littéraire.

La spécificité de cette opération s’inscrit dans les critiques exclusivement proposées par les lecteurs de Babelio qui compte 800 nouvelles critiques par jour. Guillaume Teisseire dévoile les enjeux de cette initiative et nous en dit plus sur Babelio qui s’inscrit depuis 10 ans dans le paysage des sites littéraires français.

 

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots Babelio?
 Babelio, qui fête cette année ses 10 ans d’existence, est une communauté de passionnés de livres. 480 000 lecteurs y partagent leurs lectures, leurs critiques, leurs coups de cœur littéraires et plus de 3 millions de visiteurs consultent le site chaque mois à la recherche de leurs prochaines lectures.
 
Une seconde saison pour un projet ambitieux, critiquer le maximum de livres pour la rentrée littéraire. Comment cette idée a t-elle germé?
Nous sommes partis du constat que la rentrée littéraire ressemblait aux plages du débarquement : près de 600 livres se jettent à l’eau, et seule une poignée arrive jusqu’aux colonnes de la presse, aux prix littéraires et aux tables de chevet des lecteurs. La grande majorité tombe au champ d’honneur sans même avoir eu la possibilité de trouver son lectorat.

 

« La rentrée littéraire ressemblait aux plages du débarquement »

 

Sur Babelio, 800 nouvelles critiques sont publiées chaque jour. Bien entendu, les succès populaires et les coqueluches de la critique littéraire sont présents, mais la curiosité de nos lecteurs fait qu’une grande diversité de titres sont également chroniqués, y compris ceux parfois ignorés par la prescription traditionnelle : littératures de genre, premiers romans, traductions, production de petites maisons indépendantes.
C’est pour favoriser cette diversité que nous avons souhaité inciter nos lecteurs à se pencher sur l’ensemble de la rentrée littéraire, et pas uniquement sur les 30 ou 40 titres qui prennent habituellement toute la lumière.
 

Qu’est ce qui a donné envie à Babelio de renouveler l’expérience pour cette rentrée ?
L’an passé, la première édition de notre Défi de la rentrée littéraire a été un test. Et une réussite, puisque plus de 80% des titres ont reçu au moins une critique de lecteur. Cela nous a encouragé à reconduire l’expérience, en espérant faire mieux encore cette année, et pourquoi pas atteindre les 100% !
 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’organisation de ce défi ?
L’organisation est entièrement entre les mains des lecteurs ! Nous avons simplement dressé une liste des titres de la rentrée, en incitant les lecteurs à « adopter» ceux qui n’auraient pas encore de critique. Et les critiques publiées sont relayées en temps réel sur cette page : https://www.babelio.com/rentree-litteraire-2017
Au 31 août, près de la moitié des titres, ont déjà une critique. Les choses démarrent fort !
 
Et nous nous associons par ailleurs aux maisons d’édition dans le cadre de notre opération Masse Critique, qui permet aux lecteurs de recevoir des livres en échange de leur engagement à les chroniquer librement sur le site dans les 30 jours qui suivent. La prochaine édition de l’opération aura lieu mi-septembre, avec un grand nombre de titres de la rentrée, ce qui devrait aider le Défi à progresser.
 
Comment appréhendez-vous cette critique participative et comment sélectionnez-vous les chroniques publiées ?
 Babelio est un site communautaire, il n’y a donc pas de sélection des chroniques publiées. Chacun est libre de donner son opinion d’un livre, qu’elle soit bonne ou mauvaise, tant qu’il respecte évidemment l’étiquette de bonne conduite du site (pas propos haineux, pas de publicité…)
 
Quel est le profil de vos contributeurs-lecteurs ? Et bien évidemment comment assurez-vous la modération sur le site des commentaires et des critiques postés ?
Nous avons aujourd’hui tout type de lecteurs sur Babelio, aussi bien des lecteurs de classiques que de la dernière nouveauté, des amateurs de philosophie, des dingues de polar, des fous de romance ou de manga… Ce qui les réunit tous, c’est que ce sont des passionnés. A plus de 90%, les lecteurs de Babelio lisent au minimum un livre par mois, et beaucoup plus pour le cœur le plus actif de la communauté.

 

"Ce qui réunit nos lecteurs, c’est que ce sont des passionnés"


 
Nous assurons une modération a posteriori des critiques publiées, mais ce qui est très agréable avec notre communauté, c’est que les gens sont là pour partager leur passion. Ils parlent des livres qu’ils ont aimés comme de ceux qui les ont ennuyés. Mais l’attaque gratuite ou stérile est extrêmement rare. Les critiques négatives sont tout aussi étayées que les positives. Et comme ce sont de grands lecteurs, nous sommes probablement le site communautaire avec le moins de fautes d’orthographe !
Ce qui nous demande le plus de surveillance aujourd’hui, ce ne sont pas les dérapages des lecteurs, mais plutôt les fausses critiques d’auteur qui cherchent à gonfler leur popularité… Mais même cela reste assez marginal.
 
On lit sur Wikipédia que Babelio est une communauté de catalogage culturel. Que pensez-vous de cette appellation ?
En soi, elle n’est pas fausse, mais elle est un peu technique et froide. Et un peu restrictive, aussi : si les membres de la communauté cataloguent en effet leurs lectures, la grande majorité des internautes qui le visitent y cherchent simplement des avis et des idées de lecture.
 
Quel est le modèle économique de Babelio ?
Babelio est un site gratuit pour les lecteurs. Nous vivons pour l’essentiel des opérations de promotion que nous organisons pour les maisons d’édition : campagnes de publicités, emailings, organisation d’événements etc.
 
Quel regard portez-vous d’une part sur la rentrée littéraire et d’autre part comment voyez-vous l’avenir du livre en France ?
Il est coutume de se railler la rentrée littéraire, la surproduction, les auteurs réglés comme des coucous suisses qui publient un nouvel opus chaque automne et le jeu des prix littéraires. Mais aucun autre pays n’a un tel rendez-vous annuel autour de la littérature. Qu’on les apprécie ou pas, personne ne s’étonne en France de voir Michel Houellebecq ou Christine Angot à la une d’un quotidien. En ce sens, je trouve que malgré ses défauts, la rentrée littéraire est une jolie exception française, qui a le mérite de rappeler l’importance du livre et de la littérature.
 
Concernant l’avenir du livre en France, même si je mesure bien les signaux négatifs, la souffrance de la librairie indépendante, la concurrence des écrans, j’ai le sentiment que la lecture reste une passion vivace qui a de beaux jours devant elle ! Mais mon poste d’observation, au milieu des grands lecteurs de Babelio, est peut-être un peu privilégié…
 
 
Un grand projet à venir chez Babelio ?
 Une version en espagnol du site devrait sortir d’ici quelques semaines

www.babelio.com

 

Lire aussi dans nos interviews sur l'actualité culturelle :

Presse : les lecteurs, garants de l'indépendance ?

Quarto : 10 contributions pour Roland Jacquard

Tënk : une plateforme de documentaires d'auteurs à la demande

 

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