Francoise Huguier Photographie DeauvillePar Nicolas Vidal - Invitée au Festival de photographie Planche(s)s Contact de Deauville, Françoise Huguier a répondu à nos questions sur sa  carrière et sur le choix artistique de sa participation à cette nouvelle édition . Pour le Festival Planche(s)s Contact, elle a choisi de photographier et de saisir la vie quotidienne à Deauville en allant à la rencontre des gens dans leur intimité.

 Pouvez-vous définir en quelques mots la notion de photographie documentaire et sociologique ?
La photographie documentaire nait de l’intérêt  pour le réel et la photographie sociologique dérive de l’intérêt pour les gens et leurs vies.

Comment avez-vous découvert la photographie Françoise Huguier ?
Quand j’étais prisonnière au Cambodge, dans le camp Viet minh, le commissaire politique s’adonnait à la photographie. Quelques années plus tard, en feuilletant le VOGUE j’ai découvert les photos de Guy Bourdin. Ainsi, tout a commencé.

Votre carrière vous a emmené dans le monde entier. Si vous deviez retenir un souvenir marquant de photographe et décrire pour nous une photographie mentale qui vous est chère, quelle serait-elle ?
Ma carrière m’a amenée dans le monde entier… Le souvenir le plus prégnant, le plus profond est celui du pêcheur bozo au bord du Niger à Tombouctou. J’étais partie pour photographier les hippopotames et tout d’un coup à l’horizon, s’est avancé un troupeau de dromadaires.  N’ayant pas trouvé les hippopotames, je me suis précipitée à photographier les dromadaires. Un dromadaire retardataire s’est posé sur l’épaule du pêcheur bozo qui au même temps a baissé la tête. Et j’ai continué à photographier.

Pouvez-nous expliquer les raisons de «  cette démarche sociologique » à Deauville ?
Je me pose une question : qu’est-ce que la vie toute l’année à Deauville ? Mon idée est de m’éloigner de la plage et de rentrer à l’intérieur du tissu urbain et des habitations.

«  Chaque personne est une histoire » Avez-vous déjà une idée de la manière dont vous allez saisir ces gens ?
J’ai passé plus d’une semaine à Deauville dans les logements sociaux, avec 4 familles. Le plus important au début c’est de leur parler, de les amener à me raconter leur vie et leurs difficultés. Ce qui me permet par la suite de visiter leur appartement  et déjà cela me donne une idée pour photographier le sujet et son univers.

Comment fait-on se dévoiler les gens à travers un appareil photo, Françoise Huguier ?
Il faut les mettre à l’aise, les écouter et se laisser guider par eux…

Quelle est votre histore avec le Festival Planche(s) ?
J’ai découvert le festival des Planche(s) Contact l’année où Sarah Moon a exposé. Et la dernière édition où j’étais invitée pour parler de mon projet.


Festival Planche(s) Contact
Festival de photographie de Deauville
Du 21 octobre au 26 novembre 2017
( crédit photo Françoise Huguier - Cyril Zannetacci ) / Le site officiel du Festival

Françoise Huguier : le site officiel

 

Lire nos autres interviews découvertes :

Très court International Film Festival : le cinéma à contre-courant

Francesco Spampinato : l’art contemporain sous covers

Gaël Hamayon : un amour de culture

Prix de la Closerie des Lilas : Carole Chrétiennot, la passion littéraire

Commentez l'article

A LA UNE

Patrick Poivre d'Arvor : " Il faut que nous soyons nombreux à reprendre le flambeau"

Patrick Poivre d'Arvor : " Il faut que nous soyons nombreux à reprendre le flambeau"

Publication : lundi 11 décembre 2017 11:35

Par Emmanuelle de Boysson - Journaliste, homme de télévision et de radio, animateur à Radio classique et à CNews de « Vive les livres », acteur, metteur en scène d’opéras, Patrick Poivre d’Arvor est avant tout un écrivain (prix Interallié pour « L’irrésolu » en 2000) et un amoureux de la littérature. Longtemps, la lecture fut sa consolation. Elevé en Bretagne, l’enfant timide et solitaire disait déjà « mes seuls amis sont les livres ».

Julien Cottereau : Imagine-toi émerveille le théâtre des Mathurins

Julien Cottereau : Imagine-toi émerveille le théâtre des Mathurins

Publication : samedi 9 décembre 2017 08:44

  Par Romain Rougé – Dans Imagine-toi, Julien Cottereau incarne un personnage poétique et lunaire. Au théâtre des Mathurins de Paris, il nous amène dans son terrier tapissé de mimes et de merveilleux.

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter !

Sans langue de bois

Laurent Obertone : "Certains médias ont le monopole de la pensée autorisée et de la morale"

Laurent Obertone : "Certains médias ont le monopole de la pensée autorisée et de la morale"

Publication : mardi 28 novembre 2017 11:23

  Par Nicolas Vidal - Depuis la parution de France Orange Mécanique en 2013, le journaliste Laurent Obertone déjoue tous les pronostics littéraires. Ses livres font fureur en librairie malgré une presse très rétive aux sujets qu’il aborde et qui ne se prive pas de dénoncer ses idées.

Écoutez de la musique

CARRE MUSIQUE

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Idées de voyages

BANNER VOYAGE

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer