CAROLE CHRETIENNOT - Prix de la Closerie des Lilas - Avril 2017

Par Nicolas Vidal -  Le Prix très couru de la Closerie des Lilas fête en ce mois d’avril 2017 sa dixième édition. Il revendique son indépendance, sa liberté et son appétence littéraire dans ses choix de livres.

Fondé par des femmes pour des femmes, le Prix s’enrichit cette année d’un Président d’honneur en la personne de Claude Lelouch et d’un invité d’honneur avec la présence de Benjamin Biolay. Carole Chrétiennot, co-fondatrice du Prix et fille des propriétaires du Café de Flore et la Closerie des Lilas, nous en dit un peu plus sur l'ADN de ce Prix  à quelques jours du palmarès, dévoilé le 19 avril... à la Closerie des Lilas.

 

Carole, la deuxième sélection du Prix Lilas vient de tomber. Pouvez-vous nous dire si les débats ont été jusqu’à là passionnés au sein du Jury ?
Très passionnés, déjà !!! Livresquement passionnés. C’est incroyable ce qu’un livre suscite comme émotion et la force que l’on déploie pour exprimer son enthousiasme et le défendre, c’est très beau.

Une 10ème édition pour un prix qui continue de s’affirmer dans le paysage littéraire. Quel est le chemin parcouru depuis la création ? Auriez-vous imaginé un tel succès lorsqu’il a été fondé ?
Le chemin est par définition un chemin, le nôtre est très lumineux, depuis la première année. Je ne sais pas si je l’imaginais auréolé de tant de succès mais je le souhaitais, ardemment. Tout d’abord parce que je connais les écueils des prix littéraires, et je crois que nous en avons évités beaucoup. Le Prix de la Closerie des Lilas est totalement indépendant, libre et loin de toutes coteries.

 

" Le Prix de la Closerie des Lilas est totalement indépendant,

libre et loin de toutes coteries "

 

Qu’est ce qui fait la singularité de ce prix au fil des années ?
Sans hésiter, les femmes ! Le respect que nous avons les unes pour les autres et avant tout pour la littérature et ses auteures  Bien sûr, le jury tournant ! A chaque année, une nouvelle aventure, de nouvelles sensibilités, mais toujours la même implication. Et le lieu magique qui nous porte : La Closerie des Lilas.

Chaque année, une partie du Jury est invité. Comment bâtissez-vous ce jury tournant pour chaque nouvelle édition ? Et pourquoi un jury tournant ?
Nous sommes un petit groupe de cinq, le jury fondateur, Emmanuelle de Boysson, Tatiana de Rosnay, Jessica Nelson, Stéphanie Janicot, Adélaïde de Clermont-Tonnerre et moi-même. Nous nous réunissons une fois en juillet et une fois en septembre et nous proposons chacune des femmes que nous souhaiterions inviter, tout en réfléchissant à l’ensemble, que le Jury invité soit cohérent et à la fois un beau mélange de femmes de talents

Cette année, Claude Lelouch et Benjamin Biolay sont présents, respectivement, en tant que président d’honneur et invité d’honneur. Pourquoi ce choix ?
Comme vous le savez les jurys littéraires sont majoritairement masculins, nous sommes un jury 100% féminin mais pas féministe. Inviter deux hommes dans ce jury pour cette date anniversaire nous a semblé comme une évidence, changer les habitudes, un joli pied de nez au mundillo littéraire. Quelle chance merveilleuse de partager nos débats avec ces hommes-là, si talentueux, amoureux des mots, des femmes et de l’art, c’est une expérience exceptionnelle.
Mais c’était eux ou personne d’autres … Je crois qu’ils ont en commun une hyper vérité face à l’art et aux émotions

C’est un lien très fort qui associe le Prix et la Closerie des Lilas. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Un seul, pas de Prix sans la Closerie des Lilas, elle nous inspire, elle nous émeut, elle nous enchante, elle nous rassure, elle nous protège, la Closerie est la Muse du Prix. Elle est traversée par l’Art, les mots, les notes, depuis 170 ans… Tout est dit

En quoi le Prix de la Closerie des Lilas incarne t-il une ouverture littéraire ?
Parce qu’il est libre, parce qu’il n’y a d’enjeu que celui de l’honnêteté. Qu’il est le fruit d’une magnifique réunion de sensibilités contraires, imaginer la qualité de ce livre primé où nous sommes chaque année plus de 15 à l’aimer.

Si vous aviez un souhait pour cette dixième édition du Prix, quel serait-il ?
Qu’il dure !

 
Le site officiel du Prix de la Closerie des Lilas : www.prixcloseriedeslilas.fr

 

La sélection de 4 romans de femmes en lice pour le Prix de la Closerie des Lilas
Hadamar d’Oriane Jeancourt Galignani, Éditions Grasset
Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon, Éditions Joëlle Losfeld
Trois saisons d’orage de Cécile Coulon, Éditions Viviane Hamy
Par amour de Valérie Tong Cuong, Éditions J.C Lattès

 

( Crédit Photo DR / Carole Chrétiennot )

 
Lire aussi dans nos interviews découvertes :

Audrey Siourd : les liseuses dans le métro parisien

Véronique Sousset : le témoignage poignant de l'avocate d'un tueur

Eva Bester : l'interview anti-spleen, remède à la mélancolie

Thibaut Lasfargues : la bande-dessinée décortiquée

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Commentez l'article

A LA UNE

Persée : une pièce qui dynamite joyeusement le désespoir

Persée : une pièce qui dynamite joyeusement le désespoir

Publication : mardi 21 novembre 2017 15:27

  Par Eloise Bouchet - La jeune troupe « A quoi la compagnie », fondée en 2013, s’empare pour sa septième création du mythe de Persée et le revisite à sa sauce. Une sauce pimentée et concentrée. Le sous-titre allitéré, « Persée, la palpitante épopée pipée perpétuelle », qui sonne comme des paroles de Boby Lapointe, donne le ton : la pièce sera fantaisiste, (ré)créative et absurde.

Hoc,ou le Nez : une pièce qui dérange

Hoc,ou le Nez : une pièce qui dérange

Publication : lundi 20 novembre 2017 16:06

  Par Eloise Bouchet - Publiée pour la première fois en 1835 dans la revue littéraire Le Contemporain, la nouvelle fantastique de Gogol, « Le Nez », raconte l’histoire d’un homme qui perd mystérieusement son nez et qui part à sa recherche. Peinture de la société pétersbourgeoise du XIXème siècle et de ses travers, Le Nez offre également une réflexion philosophique sur la place de l’homme dans la société.

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter !

Publicité

bandeau auto editionlight

 

BANNER PUBLICATION NOV2017

 

BANNER FACEBOOK NOV2017

 

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Sans langue de bois

Chômage : Pôle Emploi, une machine infernale selon Cécile Hautefeuille

Chômage : Pôle Emploi, une machine infernale selon Cécile Hautefeuille

Publication : vendredi 20 octobre 2017 10:11

  Par Romain Rougé - Cécile Hautefeuille est journaliste. De son expérience de demandeuse d’emploi est né un blog, Le Minisphère du Chômage et des Idées reçues, puis un livre, La machine infernale : Racontez-moi Pôle Emploi.

Écoutez de la musique

CARRE MUSIQUE

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Idées de voyages

BANNER VOYAGE

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer