LUMBRERAS NICOLAS - EDMONDPar Emmanuelle de Boysson - Nicolas Lumbreras, le comédien, auteur, musicien, compositeur dont tout le monde parle. A l’affiche de « Cousins comme cochons » et de « Edmond ».

Nicolas Lumbreras a  tous les talents : comédien, auteur, musicien/compositeur, il a écrit les musiques et mis en scène « Cousins comme cochons », un Vaudeville comédie musicale où il interprète un pianiste. « Cousins comme cochons » détourne les codes du Vaudeville : le mari, l’épouse volage, l’amant dans le placard, la soubrette bébête… on connaît ! Mais la pièce les parodie avec délectation et pour notre plus grand plaisir. Accompagnés au piano par Nicolas Lumbreras, les interprètes jouent, chantent et dansent, avec Emmanuelle Bougerol irrésistible de drôlerie en femme de chambre nunuche.… Au Splendide jusqu’au 29 avril les vendredi et samedi à 21h 30 et les samedi à 16h.  Nicolas Lumbreras interprète aussi plusieurs rôles dans « Edmond » mis en scène par Alexis Michalik au Palais Royal, du mardi au samedi A 21h + dimanche à 16h jusqu’en 2018 !

Vous avez été élève à l’école Jean Perimony. Comment vous est venue l’envie d’être acteur?
Je souhaitais au départ être musicien. J’ai finalement fait du théâtre dans une troupe amateur. C’est à ce moment là que j’ai eu un déclic. Certains spectateurs de mes débuts ou camarades de troupe m’ont poussé et encouragé. Et je me suis lancé dans cette formidable aventure.

Quand êtes-vous entré dans la troupe de Palmade?
C'était en décembre 2009, en passant une audition devant au théâtre de la Gaité Montparnasse.

Quels sont les moments les plus forts de ces années Palmade?
Il y a eu beaucoup de moments très forts. Que ce soit notre arrivée au théâtre Tristan Bernard pour jouer « L’entreprise » ou bien lorsqu’on a remonté « le Père Noël est une Ordure » en 2014. Mais le moment le plus incroyable et le plus magique reste tout de même le jour ou ma compagne, Noémie de Lattre (que j’ai rencontré au sein de la troupe), m’a annoncé qu’elle était enceinte, sur la scène du Théâtre Tristan Bernard lorsqu’on jouait « Femmes Libérées ».

Est-ce par ce que vous avez joué dans plusieurs pièces de Feydeau que vous avez choisi d’écrire Cousins comme cochons? 
A force de jouer du Feydeau j’ai forcément développé un goût prononcé pour le Vaudeville ! Et donc quoi de mieux que de créer une parodie / hommage de ce registre théâtral ? Disons que ce sont des ficelles que je connais bien...

Comment est née cette aventure?
J’avais écrit au départ une version ultra courte de la pièce qui durait 15 minutes. C’était une sorte de gros sketch, d’exercice de style entre vaudeville, comédie musicale parodique, opérette. Et je me suis toujours dit qu’il y avait matière à en faire une version d’1h20. J’ai laissé mûrir pas mal de temps avant d’écrire la version longue. Je ne voulais pas écrire ça à la va-vite et en faire quelque chose de convenu c’est pour cela que j’ai pris un peu de temps pour écrire la version qui se joue aujourd’hui et qui me ressemble pleinement.

Pourquoi avez choisi de détourner, de parodier les codes du genre vaudeville- comédie musicale?
Parce que j’aime ce registre qui repose sur le rythme, sur la vivacité et le talent des acteurs. Et puis parce que les ficelles ultra connues de l’amant dans le placard et du mari trompé me donnaient une base dramatique à la fois simple et solide qui permettent ensuite de partir dans l’absurde, de monter des situations de plus en plus délirantes sans que l’on perde le fil de l’histoire. Et puis l’aspect musical se marie très bien avec cet univers, puisqu’à l’origine dans le Vaudeville il y avait systématiquement des parties chantées. Cela s’est scindé par la suite en donnant d’un côté le boulevard et de l’autre coté l’opérette mais au départ le vaudeville combine le théâtre et la musique. Cela me permettait donc de mettre à profit mes talents d’auteur et de musiciens/compositeur dans un seul et même spectacle.

Comment l’avez-vous écrite?
Avec un stylo !

Est-ce facile de mettre en scène et de jouer à la fois?
Sur ce spectacle j’avais le rôle du pianiste donc cela n’était pas gênant outre mesure. Mais si je m’étais distribué dans un des rôles principaux de la pièce je pense que la tâche aurait été plus compliquée.

Votre rôle est-il du « sur-mesure » ?
Oui puisque derrière mon piano je suis un peu le « métronome » donc je conserve un lien avec ma fonction de metteur en scène du spectacle et ayant composé et écrit toutes les musiques du spectacle il était logique que ce soit moi qui les interprète.

Parlez-nous de la troupe, de la complicité qui unit les comédiens.
On est tous des potes, on se voit en dehors pour des soirées, des week-ends, etc. C’est donc une chance inouïe de faire ce métier tout en étant dans une telle atmosphère avec des rapports humains qui dépassent le simple cadre de camarades de scène ou de collègues de travail.

Vous attendiez-vous à un tel succès?
Non absolument pas. Cela fait plus de 9 mois que le spectacle est à l’affiche ce qui est une longévité de plus en plus rare. Lorsqu’on monte un spectacle on ne sait jamais si ça va tenir 3 semaines, 6 mois, 2 ans… C’est le public qui choisit de venir ou pas et on est totalement soumis à cette volonté. Et l’offre est tellement énorme sur Paris que tirer son épingle du jeu est très compliqué.
 
Les rires de la salle sont-ils communicatifs?
Bien entendu. Lorsqu’on joue une une comédie les spectateurs s’engrènent les uns les autres. Plus la salle est pleine plus la sauce prend. Le rire appelle le rire. Lorsque le public est moins nombreux, on observe souvent une timidité chez les spectateurs, comme s’ils avaient peur de se déranger entre eux en riant.

Où jouez-vous la pièce actuellement et pour combien de temps? Une tournée?
Le spectacle se joue toujours au Splendid jusqu’à la fin du mois d’Avril. Pour ce qui est de la tournée, c’est en cours de travail. On espère évidemment que le spectacle partira sur les routes.

Comment faites-vous pour passer de Cousins comme cochons à Edmond, d’Alexis Michalik au Palais Royal?
Le registre est différent mais ça ne m’a posé aucun problème. Avec un metteur en scène comme Alexis Michalik tout se passe à merveille !

Qu’aimez-vous dans Edmond?
Tout ! L’univers, la vivacité et l’ingéniosité de la mise en scène, la richesse des personnages et de l’histoire, l’ambiance excellente qui règne dans l’équipe, la beauté et la notoriété du théâtre dans lequel on joue, bref, c’est une aventure très enthousiasmante !

Avec 12 comédiens qui jouent 30 personnages, Edmond renoue avec l’esprit du théâtre d’avant. Ca vous plait? Quel est votre rôle et jusqu’à quand se jouera la pièce au Théâtre du Palais Royal?
Le côté épique de la pièce me plait énormément et effectivement le fait d’être nombreux sur scène est dans la droite lignée des distribution d’antan. Mais j’ai tout de même l’impression que de plus en plus de théâtres aujourd’hui prennent à nouveau le pari d’une distribution nombreuse. Et tant mieux. Je joue six personnages (Feydeau, Tchekhov, Méliès, le régisseur du théâtre de la porte saint martin, Maurice Ravel, et un contrôleur de train) et la pièce est programmée jusqu’en 2018.

Quel rôle jouez-vous dans « Radin » de Dany Boon ?
J’interprète le rôle du banquier de Dany Boon. Une sorte de banquier/psy qui tente de sortir Dany de sa radinerie maladive.

Il paraît que vous serez bientôt dans « Fais pas ci fais pas ça », un plaisir, j’imagine?
Oui j’apparais rapidement dans la dernière saison. Il s’agit d’un tout petit rôle mais c’était un vrai plaisir de tourner avec cette équipe formidable.

Que direz-vous si vous avez un Molière ! Mais peut-être faut-il mieux se taire, par superstition !
Je ne suis pas superstitieux mais je vais me taire quand même !

Vos autres projets?
Je suis en train d’écrire une nouvelle pièce, je viens de tourner dans le court métrage de Guillaume Sentou, je fais quelques apparitions dans la série scènes de ménage...

Vous êtes un grand sportif, Karaté, boxe, tennis... cela vous sert sur les planches?
Alors j’ai fait par le passé pas mal de sport effectivement mais j’ai depuis quelques années freiné un peu tout ça par manque de temps malheureusement. Compliqué aussi en raison des horaires aléatoires de mon métier, les cours de boxe ou autres ont souvent lieu à des heures où je suis sur scène. Mais je vais m’y remettre prochainement ! Cela me sert sur les planches effectivement. Pour le combat d’escrime sur « Edmond », le fait d’avoir pratiqué les arts martiaux m’a permis d’avancer assez vite dans le maniement de l’épée par exemple.

Edmond
Théâtre du Palais Royal
par Alexis Michalik
1H50

Cousins comme cochons
Le Splendid

 

( Agence VMA: Béatrice Hall assistée de Eric Batteux )

 

Lire aussi dans nos interviews Théâtre :

Jaroslaw Fret : la nouvelle vague du théâtre polonais

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