HORS JEU - PAtrick Oberli - Arte TVIl y a tout juste un an, le plus gros scandale de corruption du football éclatait au grand jour : «le Fifagate». Un évènement qui a fait émerger la face obscure, trop longtemps vérité silencieuse, de la fédération sportive la plus puissante du monde et à l’image du sport qui déchainent les passions. À l’heure où le football est plus que jamais soumis aux dérives d’un capitalisme mondialisé, certains ont décidé de parler de sa face cachée. 

C’est le cas de Hors-jeu, un documentaire en ligne qui sonne comme un cri d’alerte dans une enquête passionnante.  En collaboration avec Arte, ce documentaire fait suite à un long travail d’investigation de David Dufresne et Patrick Oberli qui se présente sous la forme d’une plateforme de jeu ludique et dense, avec des cartes à collectionner, clin d’oeil évident aux albums Panini. On y parle notamment matchs truqués, d’espionnages, de transferts douteux, d’agents peu scrupuleux et de corruption. Un tacle par derrière qui nous plonge dans l’envers du décor à travers des vidéos courtes et des articles de fond. Eclairant et alarmant, il s’impose comme un objet divertissant et indispensable pour une prise de conscience collective sur le monde du football à quelques jours de l’Euro 2016. A l’occasion de la sortie de Hors Jeu, nous avons rencontré Patrick Oberli, l’un des deux réalisateur journaliste d’investigation et surtout grand amoureux du ballon rond. Comme une volonté de panser les maux d’une histoire bien trop passionnelle. Rencontre.

 

 

Football : un documentaire sur le foot-business et la corruption

D’où est venue cette idée de documentaire en ligne, sous forme de carte à collectionner ?
C’est une idée de David Dufresne pendant la Coupe du Monde 2014. Pour l’anecdote, c’était après avoir parler à son fils qu’il s’est demandé si nous ne pouvions pas faire un sujet de fond de manière ludique, lié aux images paninis. C’est de là qu’est venue l’idée de faire un documentaire sous forme de carte virtuelle à échanger.

 

Le fait de rendre ce format ludique et amusant répond-t-il à un impératif d’audience ? Pourquoi avoir choisi des formats courts plutôt que longs pour les vidéos?
C’est une question de temps, mais tout est relatif. Les formats sont courts peut-être: toutes les vidéos font entre une minute trente et cinq minutes. Le but était de donner des pièces d’un puzzle, qui, une fois assemblées donnent un environnement général, une sorte d’état des lieux du football. Etant donné que ça n’avait jamais été fait, on ne peut pas savoir si cela allait fonctionner. On savait cependant que l’attention des gens tombent après une-minute-trente-deux-minutes, lorsqu’un interlocuteur parle. Finalement, pour le format interview, il est rare d’avoir trois minutes d’un même intervenant à la télévision. Il fallait que ce soit accessible et qu’on essaie d’avoir des propos forts tout en laissant les gens parler. Le format est né du dispositif lui-même, parce qu’au départ, nous ne savions pas si nous allions faire trente seconde ou 5 minutes. Mais au visionnage la moyenne de deux minutes s’est avérée la plus intéressante.

 

 

Entre le « Fifagate » et l’affaire Platini, c’était le moment idéal de sortir ce documentaire en ligne, non ? Votre travail avait-il commencé avant tous ces évènements majeurs ?
Notre travail a commencé bien avant, en novembre 2014. C’était donc sept mois avant le « Fifagate», le 27 mai avec les arrestations. L’affaire Platini est arrivée une an après. Ces deux affaires ont permis au public de prendre conscience qu’il y avait des problèmes dans le football. Mais tout ça se passait déjà avant. Sur Hors-Jeu, on ne traite pas que des problèmes de corruption. On parle aussi de la propriété tierce (TPO), les matchs truqués… ce sont des problématiques qui durent depuis longtemps et que l’on ne veut pas toujours voir. Pour ma part, cela fait sept ans que je m’intéresse à ces sujets.

 

Hors-jeu propose justement un panel très large : des matchs truqués, la place prépondérante des sponsors, le rôle de la FIFA, le jeu des agents, l’image des joueurs, ainsi que l’arrêt Bosman. Etait-ce le but de départ de traiter aussi largement les faces sombres du monde du football?
Plus que le côté sombre, on a voulu parler de l’argent qui gravite autour du football et de ses conséquences. Le capitalisme précurseur que représente le football était le fil rouge de l’enquête. La mondialisation du football est plus rapide et effective que dans bien d’autres secteurs, avec les transferts, les mouvements d’argent, les sponsors… Finalement sur tout ce qu’on a fait, les gens qu’on a choisis, le panel, les thématiques, le but était de savoir si l’argent jouait un rôle majeur. Est-ce que ça a changé le football et de quelle manière ? 


Comment-fait-on, dans un système opaque et obscur, pour trouver des informations, des personnes qui acceptent de parler de l’envers du décor ?
Avant que David Dufresne ne me contacte, je travaillais beaucoup sur ces domaines-là. J’ai co-réalisé un documentaire sur les matchs truqués. J’ai des contacts qui veulent apparaitre ou non. Lorsqu’on suit les élections à la présidence de la Fifa, on est confronté à des gens qui travaillent en sous-main dans la zone grise, mais ils ne s’en cachent pas. Ils ne sont pas connus du grand public  parce qu’on s’attache à quelques figures comme Michel Platini ou Sepp Blatter… Mais derrière eux, il y a un monde très large composé de personnes qui ne touchent pas au football à la base… De la finance, aux avocats passant par l’intelligence économique. Pour les faire parler, il faut instaurer un climat de confiance en construisant des liens, cela facilite notre travail. Parfois, ça marche ne pas. Toutes les personnes que j’ai sollicitées n’ont pas toutes répondu favorablement à mes sollications. C’est un travail de longue haleine pour que ces individus arrivent à se dévoiler un peu. Dans Hors-jeu, c’est peut être la face sombre, mais les interlocuteurs parlent de leur vie. Pour eux, c’est une autre facette du jeu qui est devenu mercantile par les fans et la télévision, comme Mannisi et Buitoni. C’est leur job.

 

Comment votre documentaire a été reçu dans le monde du football ?
Il y a eu d’abord de phénomène de rejet, avec des gens qui nous ont dit « Ça casse encore l’image du football ! », « Pourquoi taper encore sur le football ? » etc…
Finalement ces mêmes personnes remarquent que c’est ce qu’ils essaient de combattre avec les fédérations au quotidien. Nous montrons comment ça se passe. Pour les matchs truqués, les fédérations tentent d’avoir un programme de prévention. Toutes les thématiques comme la dépression et le mal-être des joueurs, les fédérations, avec des programmes positifs, s’échinent à les combattre. Il faut prendre la peine d’entrer dans «Hors-jeu» pour voir que ce n’est pas une attaque contre le football mais  bien une déclaration d’amour. Si on connait les défauts, on peut tenter de le corriger et de l’améliorer. Hors-jeu n’a pas non plus cette prétention mais nous espérons que cela éveillera les consciences.

 

Justement, pensez-vous qu’il y a un éveil des consciences sur les dérives du football ? On voit de plus en plus d’investigations, de documents confidentiels qui sortent sur la sphère médiatique. On pense à Football Leaks, à Hors-jeu aussi…
Peut-être un peu mais je ne me fais pas d’illusions. Dès que le ballon est au centre, que le stade est plein et qu’il y a les meilleurs artistes sur le terrain, on n’oublie les dérives. Moi le premier. Un beau geste sur un terrain et j’oublie tout. Il y a peut être un éveil des consciences mais je ne crois pas que cela changera la donne. Je n’y crois pas mais ce travail reste indispensable pour être au courant de tout cela et ne pas être naïf.

 

Quand on fait un travail comme celui-ci, c’est le passionné de football ou le journaliste d’investigation qui prend le dessus ?
Evidemment au départ c’est le passionné de football qui s’y intéresse. Après il y a une volonté professionnelle de vouloir en savoir plus, de creuser. Mais je suis fondamentalement un passionné de ballon rond. Simplement, j’ai envie de comprendre comment ça se passe  pour ne pas que l’on me mène en bateau par rapport à cette économie du football. J’ai peut être la chance de ne pas être un sportif pur mais d’être économiste et d’avoir travaillé sur d’autres problématiques comme les subprimes.

 

Est-ce qu’on ne devient pas dégouté de cet univers du football ?
Sincèrement, pas du tout. J’ai pris énormément de plaisir à regarder Bayern Munich - Athlético Madrid, en demi-finale de Ligue des Champions. Je passe mes week-ends au bord des terrains à regarder des jeunes de 10 ans jouer et prendre du plaisir. J’ai envie de voir le jeu. Hors-jeu ne parle pas du sport en lui-même mais d’un microcosme économique mondial qui se développe et comprendre comment et pourquoi il le fait.

 

Emmanuel Petit : ses doutes sur l'issue de la Coupe du Monde de football France 98 et la victoire des Bleus

 

Les déclarations d’Emmanuel Petit, sur la victoire de la Coupe du Monde 1998, sont saisissantes (N.D.L.R: Emmanuel Petit se pose la question de savoir si l’équipe de France de Football a vraiment gagné la Coupe du Monde). On peut comprendre qu’elle déclenche des suspicions pour le public face à un ancien grand joueur à la retraite. Qu’en pensez-vous ?
Emmanuel Petit m’a beaucoup touché. Les deux minutes de sa déclaration sont intégrales. C’était très fort qu’il nourrisse autant de doute sur le monde du football et qu’il en arrive à mettre dans la balance ce qu’il l’a propulsé au rang de héros en France et à remettre en cause ce qu’il y a de plus beau dans le football. Il ne dit jamais que la Coupe du Monde a été truquée mais, avec tout ce qu’il se passe, on ne peut plus être sur de rien. Le fait qu’il se pose autant de questions, je trouve que c’est fort. Le message que l’on doit comprendre derrière cela, c’est de ne pas prendre tout au premier degré concernant ce monde-là. Il ne faut pas être naïf. Si cela pose le débat sur comment le football fonctionne, ses coulisses, tant mieux ! Après je regrette un peu que ces propos ont été réduits à ces quinze secondes. Toute sa manière d’être au moment où il réfléchi donne beaucoup d’indications. Il expose un mal-être par rapport aux dirigeants du football qui, à mon sens, est fondamental. La FIFA a connu une année 2015 très difficile et quelqu’un comme Emmanuel Petit qui a une certaine  légitimité dans le football montre qu’il est touché par cette situation. C’est un symbole fort.

 

 

Dernièrement, Mamadou Sakhou, le défenseur international français,  a été suspendu pour dopage par son club de Liverpool. Cela met en lumière un phénomène qui est moins médiatisé que sur le cyclisme, l’athlétisme ou le tennis par exemple. Pensez-vous que le dopage est important dans le football?
Je n’ai pas de preuve qu’il y a du dopage dans le football. Cependant, je sais que tous les sports où les enjeux financiers et personnels sont importants générent des tentations vers le dopage. Depuis des décennies le football a toujours été en retrait sur ces questions , dans sa manière de lutter contre le dopage, comme le cyclisme l’a été jusqu’en 1998 avec l’affaire Festina. Le football n’a pas eu son affaire Festina, mais peut être que tout à coup, s’il y avait un vrai scandale, cela deviendrait une thématique. On remarque aussi que le football a les moyens d’éviter qu’une étincelle déclenche un incendie. La manière dont les médias ont parlé du contrôle positif de Sakho, puis de sa non-demande d’analyse de l’échantillon B, est symptomatique. C’est une faute mais c’est pas très grave. Si cela avait un cycliste de renom, je pense que le scandale aurait été beaucoup plus important. Le football, on l’aime trop pour pouvoir le salir. Il faudra voir si les nouvelles règles, avec le passeport biologique notamment, va changer quelque chose. Mais j’ai l’impression qu’on aime pas salir le football.

 

La corruption au sein de la FIFA était un peu une vérité silencieuse pour la population. Une des cartes de votre jeu, avec Thomas Kistner, nous dit que sans l’intervention des américains et du FBI, ce scandale n’aurait pas pu être révélé. C’est aussi votre avis?
Oui bien sûr ! L’intervention américaine à New-York a posé pour la première fois les problèmes de corruption devant une instance judiciaire. Jusqu’à présent, on le savait, on avait des documents qui montraient certaines choses. C’était surtout un travail de média mais ils n’étaient ni des policiers, ni des juges. Il faut une certaine volonté pour continuer à enquêter, prouver les faits de manière à ouvrir une instruction. Le FBI et les Américains sont rentrés dans ce jeu-là avec des moyens policiers. Cela a complètement changer les choses. Des arrestations et des interrogatoires ont pu avoir lieu, sur une base de serment. Sans l’intervention américaine nous aurions continué à barboter entre deux eaux pendant un long moment.

 

Aujourd’hui le football est la vitrine du capitalisme mondialisé, du moins sa représentation la plus significative, où l’aspect économique écrase l’aspect sportif.  Comment on peut remédier à ça selon vous ? A titre d’exemple, le fair-play financier de Platini n’a pas été tout à fait concluant…
On ne peut pas enlever l’argent du football donc c’est compliqué d’y remédier concrètement. Sur le fair-play financier, je pense que cela a été un pas dans la bonne direction. Il y a quand même eu des effets positifs. L’endettement des clubs européens a été drastiquement réduit, le football de très haut niveau vit moins à crédit qu’il ne vivait il y a six-sept ans. Par contre, il y a des secteurs comme la propriété des joueurs, les réglementations de sponsoring où les Etats devraient intervenir, au niveau de l’Union Européenne notamment, comme ça se fait avec le conseil de l’Europe pour les matchs truqués. C’est peut être la solution. La FIFA et l’UEFA ne sont pas des polices, elles ne peuvent pas tout contrôler. Il faudrait une meilleure régulation, des règles plus précises, pour limiter les dérives.

 

Ce serait à l’aide d’acteurs internes et externes donc ?
Il y a les réglementations internes, c’est une chose. Même si on pense que la FIFA est une grosse organisation qui brasse énormément d’argent. Si on replace sa taille en comparaison d’une multinationale, la FIFA c’est seulement quatre-cents-cinquante employés. Ce n’est pas cent mille comme peuvent l’être les effectifs des multinationales. Son chiffre d’affaire, c’est 5 milliards sur quatre ans. Ce n’est pas cent ou cent cinquante milliards comme des multinationales américaines ou françaises. Effectivement il y a beaucoup d’argent autour de la FIFA mais contrôler le monde du football avec quatre cent personnes quand il y a deux cent millions de joueurs c’est totalement impossible. Des aides externes sont donc absolument indispensables.


L’un des nouveaux dangers qui prend de l’ampleur, et que vous abordez dans votre documentaire, c’est les sociétés TOP (propriété tierce), qui permet d’obtenir des parts sur un joueur. Neymar et Falcao sont des exemples très représentatifs de ce problème. Même si la FIFA l’a interdit, cela reste une pratique courante. Quelles conséquences sur le long terme et quelles solutions voyez-vous pour contrer ces méthodes ?
La TPO est formellement interdite depuis un an. On est passé à la TPI, c’est à dire que plutôt que de posséder des joueurs, on possède des droits sur les recettes des clubs. Des dangers, il y en a évidemment beaucoup. Le premier réside dans le fait que des individus externes au monde du football puissent contrôler des joueurs dans deux équipes. Dans l’absolu, ils pourraient influencer le résultat d’un match pour faire évoluer la valeur d’un joueur plutôt que celle d’un autre. Ils pourraient également influer sur la politique du club. On fera peut-être plus jouer un joueur spéculatif qu’un joueur sorti du centre de formation sur lequel on gagnera moins d’argent sur un transfert. Si les bénéfices d’un transfert sont destinés à des tiers, l’argent que génère le football sort de ce circuit. Le football s’appauvrit avec de l’argent qui sort vers des portefeuilles privés. Par contre, tout n’est pas à jeter dans la TPO, on voit que les banques, par exemple, ont beaucoup de peine à prêter à un club de football parce qu’elle considère cette activité comme aléatoire. Les gens de l’extérieur peuvent jouer ce rôle de banque en mettant à disposition de l’argent frais, en début de saison qui permet au club de vivre. Plutôt que de tout interdire, la solution aurait été de mettre des règles et de faire en sorte que ces fonds d’investissements soient assujettis à la loi, de la même manière qu’un fond d’investissement d’action est assujetti à des autorités financières dans chaque pays. Les personnes décisionnaires à la FIFA ont probablement eu peur de ne pas pouvoir contrôler le marché et ont préféré tout interdire. De toute façon, cette interdiction est contournée, les gens qui veulent investir dans le football auront toujours une longueur d’avance pour parvenir à leur fin.

 

Que pensez-vous de la place des agents dans ces dérives économiques ? Jorge Mendes est le plus emblématique de tous. Comment peut-on les contrôler ? Ne sont-ils pas la représentation parfaite des méthodes qui rongent le football ?
Le statut d’agent à également disparu au sein de la FIFA depuis un an. La situation est plus compliquée et dramatique qu’elle ne l’était il y a douze mois. Dès à présent, n’importe qui pratiquement peut devenir intermédiaire dans le monde du football. Après il y a plusieurs types d’agents. C’est un vrai métier, même si ce n’est pas facile. Il y en a qui font très bien leur boulot, dans l’intérêt du joueur voire du club. Le problème est moins des gens comme Mendes que ces espèces de vendeur de rêves qui se disent agent et qui pullulent au bord des terrains, surtout depuis que cela a été libéralisé. C’est par ces pseudos agents que le danger humain est réel. Dans ce sens-là, la volonté de chercher la pépite, de lui promettre n’importe quoi et de laisser tomber ceux qui ne réussissent pas,  alors oui les agents sont une incarnation des dérives du football. C’est l’un de ses plus gros problèmes.
Concernant les grands agents, ceux qui ont réussit, s’ils gagnent beaucoup d’argent, il faudrait réglementer les rétributeurs : les clubs ? les joueurs ? Ne faudrait-il pas réglementer le pourcentage qu’ils vont toucher sur les transferts afin d’éviter qu’ils multiplient les transferts uniquement pour les commissions ? Après si des joueurs ou des clubs sont d’accord pour payer des fortunes leurs agents, ce n’est pas ces joueurs-là que je vais plaindre mais plutôt ceux qui ne gagnent pratiquement rien et qui se retrouvent perdu.

 

Vous abordez également l’arrêt Bosman dans votre documentaire. N’est-il pas à l’origine de toutes ces dérives autour des transferts et de la libéralisation du football ?
En partie oui. L’arrêt Bosman avait pour but de donner la liberté de travail aux joueurs de football, chose que n’importe qui peut avoir en Europe. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’on a remplacé la liberté personnelle par le rachat de contrat. Ce sont ces rachats qui se sont matérialisés par des sommes astronomiques dans les transferts. Je pense qu’au départ l’arrêt Bosman était quelque chose de bien, c’est une liberté fondamentale. Mais une nouvelle fois, le monde du football a trouvé le moyen de détourner une règle à son profit. C’est ce que l’avocat Luc Misson, qui a défendu Bosman, pense également.

 

Lorsque l’on voit Leicester champion d’Angleterre à la surprise générale, cela montre qu’il y a de l’espoir dans le football et que l’argent ne domine pas tout ?
Evidemment c’est un conte de fée pour Leicester City cette saison. En Angleterre ce n’est pas le plus grand des clubs mais je pense qu’en France ou en Suisse, il y a beaucoup de clubs qui auraient aimé avoir leur budget. Ce n’est quand même pas le petit poucet que l’on veut bien dire. Il y a plus de cent millions d’euros de budget dans le club, qui est détenu par un milliardaire thaïlandais. En terme de résultat, ils sont rentrés dans une dynamique qui leur a permis d’arriver au bout et heureusement que le football à encore ce genre d’histoires sinon ce serait la fin du jeu. Montpellier avait gagné en 2012 aussi dans des conditions aussi inattendues. De temps à autre, il peut y avoir des faux-pas de gros clubs, cela laisse de l’espoir. C’est un vent de fraicheur avec des joueurs qui viennent de nulle part et qui se retrouvent meilleur joueur de Premier League. Mais j’ai peur que cela soit relégué au rang  d’anecdote.

 

Hors Jeu
de Patrick Oberli et David Dufresnes
Un document en ligne à collectionner
arte.tv/horsjeu

 Crédit DR / Arte Hors jeu

 

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