Catfish - Ululle - Crowdfunding

Par Léopoldine Deriot - Amandine Guinchard et Damien Félix forment Catfish. A deux, ils ont créé un son puissant aux influences blues et indie rock, à la manière de The Kills. La voix rauque d’Amandine, au chant, se dévoile parfaitement entre basse, guitare, harmonica, percussions et claviers. En studio aujourd’hui, ils préparent leur second album Dohyo, et font appel au crowdfunding à travers la plateforme de financement participatif Ulule. Interview avec le duo Jurassien qui nous réserve encore une fois de belles surprises.

Après un album vendu à des milliers d’exemplaires et une tournée en Europe, en Asie et en Amérique Latine, vous voici immergés dans la création de votre second opus, Dohyō. En quoi une opération de crowdfunding est-elle, aujourd’hui, nécessaire pour vous? Pourquoi ne pas avoir emprunté la voie classique de la production avec un label ?
Le coût d'un album est très élevé aujourd'hui, surtout si l'on veut faire bien les choses. Au vue de l'économie musicale actuelle, rares sont les labels qui peuvent se permettre de prendre en charge la totalité de la production d'un album. Nous empruntons donc à la fois le chemin classique avec le soutien important d'un label, Troll's Production, mais pour compléter cela nous avons lancé un projet  sur Ulule, support au crowdfunding. Nous remercions d'ailleurs le public qui nous suit et nous apporte son soutien financier ! Nous en sommes touchés.

À travers leurs dons, vos fans feront aussi un peu partie de votre projet. Pourquoi avoir voulu associer vos fans à cette nouvelle étape musicale ? Avez-vous prévu des récompenses pour les remercier?
Ce type de financement est une belle manière de montrer que l'on peut fonctionner en partie en dehors du système habituel, c'est une belle preuve d'entre-aide et de solidarité. Nous existons grâce au public et ce de manière de plus en plus concrète, comme nous le montre ce type de financement. Il y a bien sur de nombreuses contre-parties pour remercier chaque contributeur, celles-ci sont détaillées sur notre plateforme Ulule: https://fr.ulule.com/catfishofficiel/

Pourquoi avoir choisi spécifiquement la plateforme Ulule pour ce projet de crowdfunding ?
Selon nous, Ulule est une plateforme adaptée à notre projet, simple et efficace. De plus, l’équipe accompagne les porteurs de projets à chaque étape, nous avons eu des conseils, du soutien, des réponses à nos questions. C’est ce petit "plus" qui nous a décidé.

Parlez nous de l’inclinaison musicale de ce second album. Vers quel univers se tourne-t-il ? En quoi sera t-il différent du très énergique et séduisant  « Muddy Shivers » ?
En quatre ans d'existence, il y a eu beaucoup de concerts, de rencontres, de voyages et de changements dans nos vies. Nos envies évoluent forcément. Le son Catfish reste identifiable mais le 2e album est plus rock que le premier, plus tendu. Nous avons veillé à être fidèle à notre énergie live. D'autres influences viennent s'y mêler, avec quelques touches électro, mais c'est avant tout un album rock, avec un vrai parti pris.

Un Dohyo est un cercle où les Sumos s’affrontent en duel. Pourquoi avoir choisi ce titre si singulier ?
Le Dohyo est un espace très fort symboliquement, c'est une arène où deux lutteurs s'affrontent, dansent et créent un moment intense ensemble. Il y a la notion de combat, de duel mais aussi de duo. Nous voyons la pratique de notre métier comme une sorte de combat, il faut se livrer et tenir bon, non seulement sur scène mais également au quotidien. Nous avons énormément de chance de faire de la musique, mais ça ne se fait pas tout seul. Il y a beaucoup d'analogie entre ces deux univers, comme par exemple la très longue préparation avant le combat puis la lutte, brève mais très intense.

Vous avez eu l’opportunité de jouer au Vietnam, en Colombie et en Argentine. Comment avez vous vécu cette expérience loin de l’hexagone ?
Géniale! Dingue! Nous avons rencontré des gens formidables, nous nous sommes faits de nouveaux amis et nous avons joué et partagé notre musique avec des personnes de cultures différentes. Catfish a été très bien accueilli, à la fois par nos partenaires sur place et par le public. C'est vraiment agréable et excitant de se frotter à de nouvelles choses. Au départ c'est un peu l'inconnu, on appréhende les réactions, mais finalement, le plaisir que provoque la musique reste universel. Nous avons hâte de repartir, des dates sont déjà prévues en Amérique du sud.

Avez-vous déjà prévu de nouvelles dates pour cette année 2016 ?
Oui, de nombreuses dates sont à venir. Nous sortons notre 2ème album cet automne, nous tournerons alors avec un nouveau spectacle! Les dates s'ajouteront petit à petit sur notre site, www.catfish-music.com.

 

Dohyô, Catfish

Sortie prévue à l'automne 2016

 

A lire aussi dans Backstage:

Ethioda : ADN musical multi-ethnique

BOY : "Cet album laisse une trace de notre travail"

Elise Caron : « Ce spectacle est un pont entre l'enfant et l'adulte »

Ed Motta : « J’aimerais réunir la BD et la musique »

Commentez l'article

A LA UNE

Emmanuel Petit : l'équipe de France et les états d'âme

Emmanuel Petit : l'équipe de France et les états d'âme

Publication : samedi 16 décembre 2017 08:45

  Par Pascal Baronheid - En clamant son « attachement viscéral à l’équipe de France », Emmanuel Petit rame à contre-courant d’un univers qui désapprouve les états d’âme.

Sous la glace : une vision glaçante et ironique du monde de l’entreprise

Sous la glace : une vision glaçante et ironique du monde de l’entreprise

Publication : jeudi 14 décembre 2017 15:22

Par Eloise Bouchet - Comment trouver sa place dans un monde qui fait la part belle au profit immédiat au détriment de toute valeur humaniste ? Un monde qui porte aux nues les « winners », ceux qui n’hésitent pas à écraser les autres pour parvenir à leurs fins ?

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter !

Sans langue de bois

Laurent Obertone : "Certains médias ont le monopole de la pensée autorisée et de la morale"

Laurent Obertone : "Certains médias ont le monopole de la pensée autorisée et de la morale"

Publication : mardi 28 novembre 2017 11:23

  Par Nicolas Vidal - Depuis la parution de France Orange Mécanique en 2013, le journaliste Laurent Obertone déjoue tous les pronostics littéraires. Ses livres font fureur en librairie malgré une presse très rétive aux sujets qu’il aborde et qui ne se prive pas de dénoncer ses idées.

Écoutez de la musique

CARRE MUSIQUE

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Idées de voyages

BANNER VOYAGE

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer