Ethioda - MontpellierPar Audrey Prieur - Tezet Reset, leur deuxième album, est sorti le 18 mars au JAM à Montpellier. Pour l’occasion, le combo Montpelliérain d’Ethio-Jazz, Ethioda, dont la plupart sont issus du collectif KOA, avait même invité l’ex trompettiste de Féla Kuti, Muyiwa Kunnuji. Et on n’a pas été déçu ! L’énergie de la soirée fut portée par une fusion de sonorités multiethniques, sans frontières. Rencontre avec Daniel Moreau aux claviers.

 EPeux-tu me décoder le style ETHIODA et me parler des prémices du groupe ?

Notre musique fait écho, en fait, à la musique éthiopienne des années 70, sorte de funk jazz éthiopien. L’idée de base était de faire de la musique qui groove, d’où le côté très dansant d’Ethioda, tout en préservant le côté nostalgique que l’on retrouve dans l’éthio-jazz, en utilisant les gammes orientales, qui sont l’essence même, de la musique éthiopienne. La rencontre avec les autres membres du groupe, s’est faite au sein du  collectif de Jazz, KOA.  Aujourd’hui, le collectif existe encore, mais Ethioda est devenu un projet à part entière, que nous portons, en parallèle, tous les sept. Nous avons commencé à travailler ensemble, en 2010, et enregistré un premier Ep en 2011, puis sorti notre premier album, Araray, en 2014.

Comment nait l’inspiration chez toi ? Qui est-ce qui compose ?

Je compose la plupart des mélodies, ensuite, il y a un véritable travail d’improvisation, de la part de chaque musicien. On essaie, cependant, de rester très proche des gammes Ethiopiennes, pour ne pas dénaturer l’inspiration de départ, qui reste l’éthio-jazz. Toutefois, nous ne nous mettons pas de limite, car nous ne sommes pas des puristes de la musique Ethiopienne. La plupart du temps, l’inspiration va naitre à partir d’une gamme que je vais commencer à jouer.  Au bout d’un moment je vais trouver un riff, qui sera simple à retenir, avec un effet très  chantant et dansant.  L’idée de base, c’est que chaque morceau puisse avoir un impact très fort sur le public, qu’il soit néophyte ou non,  même si, je l’avoue, j’aime aussi l’idée qu’il puisse y avoir une double lecture dans mes compositions.

Pourquoi ce titre Tezet Reset ?

En amharique, Tezet signifie la mémoire, le souvenir, la nostalgie, et sur le plan musical il qualifie un genre qui s’apparente au blues. Reset, signifie, le renouveau. Ce titre vient traduire, si tu veux, notre humble volonté de redonner un nouveau sens au souvenir éthiopien.

L’éthio-jazz  est un style très singulier, encore peu connu, qu’est-ce qui vous attire tant chez lui ?

L’éthio-jazz est, avant tout, un genre musical  qui a une personnalité très forte. On y retrouve beaucoup de groove, d’où son côté très festif, le tout porté par une formation musicale très complète : cuivres, percussions, cordes. Mais en même temps, il s’en dégage un aspect  très oriental, qui fait écho à l’histoire éthiopienne, et qui traduit une certaine nostalgie. La musique éthiopienne, par essence, est très populaire. Son côté instrumental très dansant, la rend accessible à tous. A chaque fois que nous nous produisons sur scène, l’accroche avec le public est quasi-instantanée, et je dois dire que c’est vraiment ça qui nous plait !

Comment s’est déroulé l’enregistrement de l’album ?

L’appel de fonds que nous avons lancé via Kisskissbankbank, a permis que ce beau projet puisse voir le jour. Grâce aux contributeurs, nous avons pu enregistrer l’album dans de merveilleuses conditions au Mirador Sound Studio, à Corconne, sous l’oreille aiguisée de notre ingénieur du son, David Darmon, qui a également pris part à certains arrangements. Concernant le mastering, il  a eu lieu à Marseille, chez Sonics-Mastering studio, qui a vraiment fait du très bon travail. Nous sommes tous, contents, que ce beau projet ait pu voir le jour !

 

Ethioda

Tezet Reset, sortie le 18 mars.

 

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