La modernité troublante d’Oscar Wilde et d’Henry Miller - BSC NEWS MAGAZINE JUILLET/AOUT 2012Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / «À quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ? » pensait Henry Miller, ce à quoi aurait pu répondre quelques années avant Oscar Wilde «Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce que l’on ne devrait pas lire.»
Toute la quintessence du livre, élargie à celle de la culture, se matérialise dans ces deux voix littéraires majeures du 19e siècle. Olivier Larizza, que nous avons reçu récemment, évoquait un «enjeu de civilisation» entre le livre numérique et le livre papier. Pour ma part, je suis convaincu que cet enjeu de civilisation se joue plutôt dans l’affrontement entre la culture et l’empire du divertissement qui ne cesse de gagner du terrain, en tous lieux, en tout point et avec toujours plus d’ambition. Cela me rappelle le film «l’histoire sans fin», une oeuvre cinématographique majeure sur l’imagination et le livre de Wolfgang Petersen (1984) adapté du roman de Michael Ende. Un livre déconseillé par un vieux libraire à Bastien, un jeune garçon avide d’histoires, va le plonger au coeur d’une aventure périlleuse et extraordinaire, plongé dans un monde fantastique où il devra sauver Fantasia et ses habitants promis à une mort certaine sous l’effet d’un mal mystérieux, le néant. Ce n’est qu’aujourd’hui que je perçois toute la tragédie de ce film d’un monde qui disparaît. La culture est l’une des dernières passerelles vers l’imagination, le rêve et l’ouverture d’esprit face à la passivité coupable engendrée par le divertissement. Henry Miller et Oscar Wilde ont tous deux anticipé avec une grande modernité les défis majeurs auxquels nous devons faire face pour empêcher cela. Pour notre part, nous vous proposons de plonger dans l’univers de l’illustrateur italien Paolo Guido, de partir à la rencontre de Joseph Vebret à l’occasion de la sortie de son roman, de fouiller dans les coulisses du Festival du Film Indépendant de Los Angeles, de vous laisser magnétiser par Kicca & Intrigo ou de ne pas vous tromper de salle en Avignon à l’occasion du Festival Off et surtout de vous laisser porter par The Book Show où plusieurs artistes dessinent et évoquent leur livre préféré.
Ce double numéro du BSC NEWS MAGAZINE vous sera fidèle jusqu’au mois de septembre et tentera d’aiguiser votre curiosité pour ces deux longs mois d’été.

Lisez le BSC NEWS MAGAZINE de Juillet/août (N°49) en cliquant sur ce lien

À lire aussi :

Le livre deviendra t-il de la science-fiction ?

La Culture, c'est aussi au Printemps!

La culture ne doit pas devenir le parent pauvre de la politique

Refuser la mode molle d'un certain modernisme branché

Préférez aux grandes destinations littéraires des petites escales plus authentiques

 

Commentez l'article

Le BSC NEWS Magazine du mois

COUV BSCNEWS DECEMBRE2017

 

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A LA UNE

Amandine Dhée : « Le père est une mère très acceptable »

Amandine Dhée : « Le père est une mère très acceptable »

Publication : mardi 16 janvier 2018 15:52

Par Marc Emile Baronheid - « Hors de question que je couve en silence » : le sois ronde et tais-toi n’a pas cours, dans ce brûlot marqué au fer du féminisme subtil.

Eric Legnini : un artiste complet et brillant loin des clichés du Jazz

Eric Legnini : un artiste complet et brillant loin des clichés du Jazz

Publication : lundi 15 janvier 2018 17:08

Par Antoine Coste Dombre - Barbe de quelques jours, toujours un grand sourire aux lèvres, Eric Legnini est très éloigné des clichés inhérents aux musiciens de jazz.

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter !

Soutenez Putsch !

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicité

KO1

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Sans langue de bois

Laurent Obertone : "Certains médias ont le monopole de la pensée autorisée et de la morale"

Laurent Obertone : "Certains médias ont le monopole de la pensée autorisée et de la morale"

Publication : mardi 28 novembre 2017 11:23

  Par Nicolas Vidal - Depuis la parution de France Orange Mécanique en 2013, le journaliste Laurent Obertone déjoue tous les pronostics littéraires. Ses livres font fureur en librairie malgré une presse très rétive aux sujets qu’il aborde et qui ne se prive pas de dénoncer ses idées.

Écoutez de la musique

CARRE MUSIQUE

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Idées de voyages

BANNER VOYAGE

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer