Par Eddie Williamson - BSCNEWS.FR / Quatre titres, c’est assez court pour se faire un avis sur un groupe. Mais pour être honnête, compte tenu du nombre de groupes qui me passent sous le nez à longueur de semaine, tout se joue souvent sur un ou deux morceaux. J’essaye toujours de ne pas m’embarrasser des questions de genre, de style ou d’originalité à la première écoute d’un artiste. Je fais le vide, j’appuie sur play et j’attends de voir ce qui se passe. Faire le vide est la partie la plus difficile car quand je reçois le mail du label, en l’occurrence Hands in the Dark dont c’est la toute première sortie, je suis déjà en train d’écouter quelque chose, en train de poster quelque chose sur Facebook, Twitter, déjà plongée dans une autre chronique, ou juste pas d’humeur. J’ai une vraie empathie pour les gens chargés d’envoyer les mails de promo aux blogueurs et journalistes parce qu’ils doivent composer avec tout ça.

 Arriver à capter mon attention, c’est donc un vrai parcours du combattant. Le mail du label était parfait, d’autant que leur démarche est intéressante : ils ne proposent que des éditions limitées (50-300 exemplaires), ne se posent pas de barrières stylistiques dans le choix des artistes qu’ils décident de soutenir et fonctionnent au coup de coeur. Si vous trouvez cette démarche suicidaire, sachez que je connais une tripotée de labels américains qui vont plus loin en ne proposant que des sorties cassette ! A ce niveau-là l’argent n’est même plus une motivation secondaire, c’est avant tout l’envie toute simple de faire plaisir, de partager des découvertes qui prime. Quand des gens comme ça me contacte, j’ai vraiment l’impression qu’on fait partie de la même famille. Et quand la musique est intéressante, alors là…
Bref, venons-en à Death and Vanilla. Leur nom m’était familier, sans que je puisse me rappeler où je l’avais entendu. C’était en fait chez le label digital français Beko-DSL dont ils sont la toute première signature ! Le duo de Malmö (Suède) a dont tout pour lui puisqu’en plus de faire de la bonne musique (je vais finir pour vous en parler de leur musique, ne vous inquiétez pas) ils n’ont pas peur de s’associer à des labels tout neufs pour la promouvoir.

Je les avais forcément écoutés puisque j’épluche les sorties de Beko-DSL depuis la création du label, mais il faut croire que « Ghost in the Machine » et « Godspeed » n’avait pas réussi à me convaincre à l’époque. Le tout début de « Ghost in the Machine » m’a tout de suite fait penser à Beach House, qui n’est pas véritablement une influence flagrante, mais les deux groupes ont en commun un talent certain pour créer des mélodies qui ne payent pas de mine à première vue mais qui finissent par gentiment m’obséder. Ce morceau est vraiment addictif. Entre le début de ce paragraphe et ces mots, j’ai dû l’écouter cinq fois d’affilée en essayant de comprendre pourquoi je continuais de l’écouter. Croyez-moi, quand un morceau m’intrigue, je peux passer la soirée à l’écouter juste pour essayer d’en faire le tour ! Il est assez répétitif mais en même temps tellement bien construit que les quatre minutes trente passent à une vitesse incroyable. C’est en fait le cas pour les trois autres morceaux, qui durent d’ailleurs tous quatre minutes trente. Toute en échos, la douce voix de Marleen Nilsson va pousser tous les critiques du monde à claquer l’adjectif dreamy dans leurs articles. En même temps j’imagine mal que l’histoire « Run Rabbit Run » ne soit pas celle d’un rêve qu’a eu l’un des membres du groupe. Leur musique est donc propice à vos rêvasseries et séances de fixation contemplative de nuages.

Ce qui m’a poussé à vous parler de cet EP ici, c’est que le potentiel de ce groupe m’a sauté aux yeux. Le talent, la personnalité sont là, et même s’il est difficile d’imposer cette dernière en quatre titres, le duo suédois a réussi à m’intriguer et à me donner envie d’en écouter beaucoup plus. C’est le but d’un EP et le contrat est rempli. Reste à savoir si vous ressentirez la même chose que moi !

 Sorti le 7 décembre 2010 (Hands in the Dark) 


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