These News Puritans : un album sans compromisPar Eddie Williamson - BSCNEWS.FR / Dès les premières minutes de Hidden, je me suis dit que les p’tits Anglais avaient pris la grosse tête. Bah oui, une intro orchestrale pareille (avec hautbois et cor il me semble, je n’y connais pas grand-chose), suivies d’un “We Want War” qui part dans tous les sens, pas de doute possible. Après un excellent premier album, These New Puritans reviennent dans les bacs accompagnés d’une “hype” pas possible, salués par Pitchfork et les Inrocks et descendu en flammes par Magicrpm. Une fois n’est pas coutume, je me range du côté des deux premiers.

Se ranger d’un côté ou de l’autre, c’est bien ce dont il s’agit dans une critique de Hidden, tant les réactions qu’il a suscité sont parfois extrêmes, dans un sens comme dans l’autre. D’un côté on parle de disque “immense”, de l’autre on parle de bouillie infâme… De mon côté, j’ai trouvé ce disque passionnant. Démesurément ambitieux, parfois indigeste, mais véritablement passionnant. Ecouter ce disque, c’est perdre tous ses repères. C’est pas du rock, c’est pas de la pop, t’as un hautbois qui côtoie un beat à la Jay-Z, et au milieu de tout ça : Jack Barnett et sa voix de sale gosse.

Bon dieu que ce type est énervant. Il dit ne rien aimer du rock contemporain et n’admirer que des compositeurs morts et des producteurs de rap et r’n'b. Ce qui est sûr et intéressant pour nous, c’est qu’il déborde d’idées musicales en tous genres. Il a essayé sur Hidden de trouver une sorte de cohérence à ses délires, entre ses envie de hautbois, son attirance pour les rythmiques acrobatiques, les choeurs extravagants…

Vous vous en prenez plein les oreilles pendant 43 minutes. C’est difficile de ne pas trouver ce disque indigeste par moments (”Three Thousand”, “Hologram”), mais encore plus difficile de ne pas lui reconnaître les qualités d’un grand disque : d’une part, le critique a vite fait de s’emmêler les pinceaux en essayant d’en décrire le son. Je ne m’y aventurerai pas, mon boulot c’est de vous donner envie d’aller l’écouter. D’autre part, il ne fait aucun compromis à une quelconque mode, il est inétiquetable, mais n’en reste pas moins abordable pour le/la néophyte. Impressionnant, certes, mais qui ne doit pas vous faire peur.

Je n’ai même pas essayé de comprendre quoique ce soit aux paroles. J’avais tenté de le faire pour le précédent, les adjectifs cérébral et abstrait m’étaient venus à l’esprit, ce qui vous situe un peu le niveau de bizarrerie. Beat Pyramid avait déjà suscité des réactions extrêmes, à l’époque déjà je parlais d’un des groupes les plus intéressants de l’année, de la voix énervante de Barnett et de l’étonnante maturité du groupe. Avec Hidden, le “intéressant” s’est transformé en passionnant. Ne passez pas à côté de ce disque !

En écoute sur Grooveshark : http://listen.grooveshark.com/#/album/Hidden/3938610

>>> Le myspace des These New Puritans

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