YES WE CAN

par Nicolas Vidal
Sur les plateaux de Canal +, lorsqu’il s’agit de ballon rond, les analyses et les statistiques sont reines et princesses d’infos qui se mordent la queue avec une obstination fascinante ; pourcentage de buts marqués entre le 8ème et la 17ème minute de la fesse droite ou gauche, récupération et possession du ballon sous forme de croquis interactif vert ou bleu, série de victoires ou de matchs nuls depuis les années 82 par temps de pluie ou de neige (et oui, cela a son importance, Monsieur!), proportion de buts de la tête, du pied droit, du tibia gauche ou du petit orteil.
Rien n’échappe à la fameuse palette de Philippe Doucet. Et quelle palette ! Une sorte de grande parade du football avec ces calculs savants et ces algorithmes terriblement compliqués, nécessaires voire capitaux à la compréhension d’un “match de ballon”. Les commentaires de nos spécialistes laissent ponctuellement la place pendant le match ( et défense absolue de rater les commentaires à la mi-temps, c’est le climax !) à des salves fournies de considérations mathématiques de toutes sortes pour comprendre clairement que le débordement de l’ailier qui loupe lamentablement son centre n’est en fait qu’une mauvaise appréciation de l’hypoténuse qui relie le banc de touche au poteau du gardien. Et cette action où l’avant-centre finit à quatre pattes derrière le ballon n’est ni plus ni moins que la méconnaissance du cosinus que forment les trois défenseurs lancés sauvagement à sa poursuite, prêts à le faucher pour corriger cette triste équation.
Mais récemment, nous avons connu un paroxysme lors de ce match flamboyant, mythique même, entre Lyon et Le Mans malheureusement éclipsé par les élections américaines ! Voilà que l’équipe Canal + attitrée des soirées de Ligue 1 a clairement expliqué pendant de longues minutes ce à quoi pouvait correspondre le coefficient de spectacularité ! J’ai eu beau chercher “spectacularité” dans le dictionnaire mais rien, introuvable, totalement absent entre spécimen et spectre ! Alors je me suis tourné vers “coefficient” et là, je cite “nombre qui multiplie la valeur d’une quantité”. Alors, posons, dès à présent, ces deux termes côte à côte et tentons de comprendre la démonstration de nos confrères “footeux” de Canal +. Peut-être qu’en divisant le nombre de spectateurs (n’oubliez pas de soustraire les invités, les journalistes, les femmes enceintes et les stewards), au nombre de joueurs gauchers ( Ne tenez pas compte des gardiens) et en additionnant à ce résultat, le nombre de joueurs enrhumés ou constipés ce soir-là et en multipliant tout cela par le nombre de contrôles de l’oreille, on doit parvenir grosso modo, au nombre magique du coefficient de spectacularité.
Je vous concède que commenter un match de Ligue 1 n’est pas forcément une partie de plaisir, mais meubler avec des concepts aussi avant-gardistes a quelque de chose de terriblement stupéfiant et de ...“spectaculaire”.
Et grâce à vous, Messieurs, nous pouvons encore rêver d’une Ligue 1, enorgueillie d’un coefficient de spectacularité bien en avance sur nos voisins européens et ce pour encore de longues années.
YES, WE CAN !
Par Nicolas Vidal

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