les vieillesPar Félix Brun - Bscnews.fr/ Il n’est pas surprenant que le Prix Renaudot Poche 2012 ait été attribué à l’ouvrage de Pascale Gautier. Cette comédie caustique et grinçante nous fait découvrir une ville-mouroir, le Trou, où le soleil brille toute l’année, et où la population est à très forte majorité constituée de vieilles femmes d'une moyenne d’âge de quatre-vingt ans.

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Alan Hollinghurst - L'enfant de l'étranger - Prix du meilleur livre étranger - Photo ©Thierry RAJIC/ FigurePar Julie Cadilhac - BSCNEWS.FR / Alan Hollinghurst a une plume singulière, proustienne pourrait-on dire pour son goût des propositions interminables, et qui mêle librement les caractéristiques des diverses focalisations pour procurer au lecteur un nouveau "sentiment de lecture". Pas de doute, voilà un auteur de talent, déjà par le souffle de ses phrases mais aussi par sa capacité à tenir le destin de personnages sur un siècle et donner au quotidien matière à enquêtes.

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Par Marc-Emile Baronheid - BSCNEWS.FR / Au moment où les éditeurs intriguent et où les auteures minaudent pour décrocher les lauriers des prix  d’automne, un morceau de bravoure homérique vient faire heureuse diversion parmi les conciliabules féroces, les maquignonnages inavouables et les manigances horizontales.

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Par Marine Veith - BSCNEWS.FR / Après Anaïs de la Belle Amour Humaine, Lyonel Trouillot invective Pedro, un acteur haïtien à succès qui se jette un soir, du douzième étage d'un immeuble américain. Dans "parabole du Failli", ses deux amis restés à Haïti, l'Estropié, passionné de mathématiques et le narrateur, responsable de la rubrique nécrologique du journal local, tentent de comprendre son geste.

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boisPar Félix Brun - Bscnews.fr/ Dès les premières pages du livre, le lecteur a l’impression de pénétrer dans un musée provincial de l’époque victorienne. On y découvre la bourgeoisie anglaise engluée dans ses principes et un puritanisme qui contraste avec la volontaire désobéissance des jeunes générations attirées par la Londres de l’entre-deux-guerres(1919/1939). L’archétype de la « bonne société » va s’effondrer peu à peu à travers les aventures amoureuses de Viola et Tina. Le roman expose une galerie de personnages qui illustre,  avec précision et humour,  cette société britannique en pleine évolution.

Imaginez un maître de maison qui ne vit que de ses rentes et de ses placements financiers, suintant la pingrerie et la mesquinerie ; il dirige avec autorité et sans concession une maisonnée de femme, filles et belle-filles, prisonnières des bonnes manières, des préjugés et des traditions, résignées à paraître, à faire semblant et à glisser dans l’oisiveté. Tout est question d’argent, les hommes de la bonne société – par opposition aux hommes du commun- , s’enrichissent dans l’indifférence , l’égoisme outrancier et l’opportunisme déplacé  : "L’argent change décidément beaucoup de choses ". La rebellion contre cette caste guindée et d’un autre temps est incarnée par Tina, la fille qui épouse le chauffeur  :« Elle avait déshonoré sa famille et trahi sa classe » ,et Viola la jeune veuve qui va épouser un « prince charmant ». Une satire sociale délectable où la « conformité de la femme », l’épouse potiche "et surtout si docile et peu désireuse de dominer et de briller »,  est remise en cause dans un conflit de générations et une Angleterre en pleine transformation. L’émancipation prend racine et l’amour triomphe.

Titre : Le Bois du rossignol
Auteur : Stella Gibbons
Editions:  Héloïse d’Ormesson

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