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Arts et expos

Les photos de Street romance de Birgit Krippner

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Par Elisabeth Guillaud - BSCNEWS.FR / La photographe néo-zélandaise, Birgit Krippner, fait une escale a Paris au Leica Store pour une exposition intitulée "Street Romance". Armée de son Leica M9, appareil-photo déjà mythique et du Summilux f 1,4 50 mm,son objectif fétiche, elle arpente les rues pour capter les instants de vie: un regard, un mouvement, une scène de rue.
Elle porte en elle la passion pour la photographie depuis l'âge de 6 ans, âge où elle réalise son premier autoportrait. A 17 ans, son père lui offre son premier "appareil de grand" un Nikon F2. Sa dyslexie intensifie son côté créatif et sa sensibilité, la photographie devient alors une passion qui la dévore, qui la tourmente... elle nous a même confiés rêver de ses photos fréquemment.
Il est très difficile pour Birgit Krippner de parler de ses photos car elle travaille à l'instinct, elle est capable d'attendre des heures pour shooter l'image qu'elle a en tête. Birgit se concentre sur l'âme, sur l'intériorité et non sur l'apparence. Pour elle, tout est beau, le vieil homme accoudé à une table de bar, la pluie qui tombe sur les rues New-Yorkaises, un port industriel, des gens qui marchent dans la rue... seuls l'intensité du moment, la lumière, la vérité de l'instant comptent pour elle. Ses photos en noir et blanc reflètent véritablement son ambition.

Birgit Krippner "Street Romance"
Du 1er au 30 Septembre
Leica store paris
150, rue de la Pompe
75116 Paris
Tel: 0177722070
( Photo Birgit Krippner - Crédits)

Beat Takeshi Kitano: Gosse de peintre à la fondation Cartier

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Par Elisabeth Guillaud - BSCNEWS.FR / La Fondation Cartier a eu l'ingénieuse idée de donner carte blanche à Beat Takeshi Kitano et il s'en est donné à coeur joie tel un enfant dans un magasin de jouets!
Avec" Gosse de peintre" qui est sa première exposition, il a monté une expo à son image: éclectique, drôle et farfelue!
Libéré des contraintes qu'il connaît par son métier d'acteur/réalisateur, Kitano plonge le visiteur dans une série de rêves. Les rêves de Kitano sont peuplés de machines géantes, de dinosaures multicolores, de tableaux aux couleurs vives et au trait naïf, de poissons transgéniques, de vases-animaux. Il revisite les traditions japonaises, la science, les shows de jeux télévisés qui nous rappellent le côté Kamikaze des Japonais. Il compile également, à travers deux films, les préjugés des Occidentaux sur les Japonais et leur culture.
"Avec cette exposition, j'ai sans doute voulu donner une autre définition au mot "art", qui soit moins conventionnelle, moins snob, plus décontractée et accessible à tout le monde" c'est ainsi que Takeshi Kitano définit son intention. En effet,  Kitano ne manque pas de se moquer gentiment de l'Art contemporain notamment à travers l'installation" Mr Pollock" qui met en scène une machine servant à créer à la chaîne des tableaux du célèbre peintre américain.
Le visiteur, du plus jeune au plus vieux, prend beaucoup de plaisir à passer d'une installation à une autre. On entend des éclats de rire devant les écrans qui montrent le jeux TV japonais, de l'étonnement et de l'amusement devant les théories avancées par Kitano au sujet de l'extinction des dinosaures... l'humour et la joie sont au rendez-vous et cela fait un bien fou!

Takeshi Kitano
Gosse de peintre
Jusqu'au 12 sept. 2010
Paris 14e. Fondation Cartier

Une galerie où se cachent des chefs d'oeuvre

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Alice au pays des merveilles : Un visuel présenté chez ArtLudikPar Julie Cadilhac - BSCNEWS.FR / Créée par Jean-Jacques et Diane Launier en 2004 sur l'île Saint-Louis à Paris, la galerie Arludik fut la première au monde à accueillir les artistes qui se cachent derrière les chefs d'oeuvre de la BD, des mangas, du film d'animation, du cinéma et des jeux vidéos; c'est un lieu attractif où le public est invité à découvrir des univers aussi variés que ceux de Sylvain Despretz, Lizette Vega, Benjamin Lacombe, Bobby Chiu, Barbara Canepa,  Arthur de Pins, Benjamin, Otomo ou Disney... et les films Ratatouille, Persépolis, l'Age de glace, Ponyo, Cars ont ainsi pris la vedette, l'espace de quelques jours, sur ses murs.  Allez y promener vos yeux!  Voilà un lieu culturel incontournable!

Bonjour Diane, tout d'abord comment définiriez-vous ce concept de "l'art ludique"?

Pour résumer, il s'agit de mettre en valeur les œuvres majestueuses issues du film d’animation, du cinéma, de la bande dessinée, des mangas, du jeu vidéo qui forment naturellement un véritable courant artistique, figuratif, narratif et international.

Quelle origine pour ce projet, quelle histoire?
La galerie Arludik, créée en 2004, est la première au monde à avoir conceptualisé ce courant artistique novateur. Passionnés depuis toujours par le dessin et la peinture, il nous semblait que l'on minimisait fortement la dimension artistique de ces artistes qui pourtant font naître des images parmi les plus marquantes de notre siècle. Depuis, la bande dessinée a gagné ses lettres de noblesse à travers de spectaculaires ventes aux enchères, et un studio comme Pixar (Toy Story, Ratatouille, Wall-e, La Haut) a été exposé au Moma, le plus grand musée d art contemporain du monde. Mais beaucoup reste à faire !

Cette galerie semble se placer sous le signe de la modernité. Y-a-t-il d'abord une volonté délibérée d'ouvrir les portes de l'art et le dépoussiérer de ses clichés classiques et pompeux?
On peut dire en effet que c'est une galerie totalement d'avant garde. Nous avons été, entre autres, les premiers à exposer en galerie des dessins originaux conçus pour un jeu vidéo (en l’occurrence de superbe dessins de Toby Gard dessinant sa créature, la célèbre " Lara Croft"), et nous avons également exposé de nombreux artistes de chez Pixar, bien avant qu’ils s’exposent au Moma de New York. Nous avons été les premiers à exposer de vrais "géants", comme John Howe, à qui l'on doit les somptueuse peintures de recherche pour la trilogie de Peter Jackson " Le Seigneur des Anneaux", ou encore les fabuleux crayonnés de Peter de Sève, le créateur des personnages de l Age de Glace, du cultissime "Scat", et également auteur de nombreuses couvertures du fameux Newyorker. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune galerie au monde ne leur avait proposé de faire une exposition de leurs œuvres !

Vous n'êtes pas seulement une galerie mais bien une équipe décidée à sensibiliser à l'art ludique... Ainsi avez-vous organisé des expositions dans les musées. Est-ce difficile pour l'Art ludique de gagner une image d'art véritable? Quelles réactions avez-vous rencontré lors de ces expositions au musée?

Nous avons en effet organisé, entre autres,  l’exposition " Miyazaki-Moebius" en 2005 à la Monnaie de Paris. Le succès fut gigantesque, et cette exposition reste une grande première du genre. Nous avons ainsi démontré combien cet art est populaire, et plébiscité par le grand public qui adore  découvrir cet univers artistique, souvent issu de productions qui l'ont conquis mais dont ils méconnaissaient les artistes créateurs. Ce genre d’exposition passionne aussi bien les enfants que les amateurs d’art. C’est déjà une fabuleuse réussite en soi.

Vous venez de terminer l'exposition sur Alice au pays des merveilles. Diriez-vous que l'alliance des univers déjantés de Tim Burton et de Lewis Carroll ne pouvaient qu'inspirer les artistes qui ont exposé sur ce thème? Y-a-t-il eu des moments forts durant cette exposition? Des oeuvres qui ont particulièrement touché vos visiteurs?
Alice est en effet un thème particulièrement... ludique! Tim Burton a personnellement validé le choix des œuvres exposées. Nous sommes très fiers de cela. Les designers du film nous ont apporté des œuvres vraiment magiques, la galerie elle-même est devenue un véritable "pays des merveilles", permettant à nos très nombreux visiteurs et collectionneurs d’admirer le trait de crayon ou l’aquarelle nés de l’union de Lewis Carroll et de Burton. Les œuvres les plus touchantes sont peut être les croquis de recherches initiaux du fameux chat de Cheshire, devenu, après sa finalisation, l’une des créatures les plus marquantes du film.

Nous recevons, dans le magazine, ce mois-ci, Benjamin Lacombe qui a déjà fait une exposition chez vous: quel(s) souvenir(s) en avez-vous gardé? Une anecdote à nous raconter ?
Benjamin Lacombe est un artiste unique, dont l’univers est constitué de convergences de techniques artistiques particulièrement expressives, nourri d'un goût pour la littérature , le romanesque et le romantisme qui transparaissent sur chacune de ses œuvres. Je pense que si Edgar Poe et Oscar Wilde étaient vivants, ils adoreraient son travail. Son enthousiasme et son sens du détail sont également des caractéristiques qui le façonnent :  Il nous a même aidé, à l’aide de nombreux accessoires décoratifs et gothiques à mettre en scène magistralement ses œuvres au sein de la galerie.

Comment choisissez-vous vos exposants? Sur quels critères? Et où les "dénichez"-vous généralement?

Le concept de l’Art Ludique est très facilement perceptible, logique et légitime. Les artistes qui composent ce courant artistique contemporain sont très aisément identifiables, dans l’univers du film d’animation, du cinéma de la Bd, du jeu vidéo.
L’historique de la galerie et les artistes prestigieux que nous avons déjà exposés nous permettent d’avoir un accueil très favorable de la part des artistes que nous souhaitons exposer. Cela peut être un artiste majeur, qui a signé de nombreuses oeuvres, aussi bien qu’un artiste en devenir, dont le talent s’impose immédiatement, même si il est au début de sa carrière.

Vous vous êtes associés à la FNAC pour organiser un événement chaque année: pourriez-vous nous en dire davantage sur les enjeux de ce projet?

La Fnac est notre partenaire depuis près de 3 ans. Cette enseigne nous suit et nous soutient totalement sur le concept de l’Art Ludique. Tous les deux mois, nous organisons avec eux une exposition dans une quinzaine de magasins et nous vendons durant cette période une série de tirage très limités, encadrés, chacun signés à la main par l’auteur, à un prix très abordable (environ 90 euros) afin de donner au public le goût de la collection d'art, à un prix accessible. Nous avons fait de fabuleuses expositions, comme celle sur le film "Persepolis" de Marjanne Satrapi, de " Ponyo sur la falaise", du studio Ghibli de Miyazaki ou encore sur la bande dessinée " XII" de Vance, et récemment "Adèle Blanc sec" avec des tirages signés Tardi !
Ce qui est fantastique, c’est que grâce à l’affluence dans les magasins Fnac, près de 4 millions de personnes découvrent chacune de ces  expositions

Le mois prochain, vous recevez Sylvain Despretz : quels seront les moments clés de cette exposition?
L’exposition Sylvain Despretz est un véritable événement. Cet artiste français est en effet devenu l’un des dessinateurs les plus sollicités d’Hollywood, et depuis plus de 20 ans, son trait magistral inspire les plus grands réalisateurs, tel que Ridley Scott, Tim Burton  ou Stanley Kubrick.
On pourra donc  admirer des dessins et illustrations pour "Alien Résurrection", des storyboards, études de décors d’armures et de personnages pour "Gladiator", des dessins de concepts pour " Le Cinquième Élément", "La Planète des Singes", "Je suis une légende " ou encore "Harry Potter".
On pourra même découvrir à la galerie des œuvres rarissimes tels les illustrations couleurs réalisées pour l’adaptation de "Superman" par Tim Burton (projet finalement abandonné dont seul restent les dessins) ainsi que les merveilleux pastels réalisés pour les scènes érotiques du "Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick.
La galerie Arludik est donc particulièrement heureuse d’exposer plus de 50 œuvres originales de cet artiste impressionnant qui a esquissé certains des plus beaux moments du cinéma d’Hollywood.

L'impossible exposition

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L'Par Elisabeth Guillaud - BSCNEWS.FR / La librairie-galerie parisienne Ofr accueille l'exposition "Impossible" du 9 au 19 Juin 2010. "Impossible" est à l'origine une revue créée par un duo indissociable : Philippe Dupuy, Charles Berbérian (auteurs de Monsieur Jean entre autres) et Joseph Ghosn (ancien journaliste aux Inrocks et auteur de « Romans graphiques – 101 propositions de lectures des années soixante à deux mille ). Elle est co-éditée avec Arts factory, la galerie nomade.
Thématique, la revue explore à chaque numéro un thème précis: "Vanités", "L'échappée", "Fantômes", "la forêt", "Les oiseaux", "Paradis perdu" et "Certains dessins sont des sons". Le numéro de mai, dernier en date,  est intitulé "revue (sono)graphique" et propose une série de dessins autour du son, vous pourrez ainsi découvrir l'ingénieuse machine à dessiner les sons, une machine infernale sortie de l'incroyable imaginaire de nos trois dessinateurs
Cette exposition est l'occasion pour le public de découvrir grandeur nature la somme des dessins issue de cette "revue-graphzine". L'exposition est riche et les admirateurs des dessins élégants à l'humour légèrement acide se délecteront de ceux de Berbérian, Dupuy et Ghosn.
Performances et rencontres viendront également ponctuer cette exposition originale.

Librairie-galerie Ofr
20, rue Du petit-Thouars (Carreau du Temple) 75003 Paris
exposition du mercredi 9 au samedi 19 juin 2010
du lundi au samedi : 10h - 20h / le dimanche : 14h - 19h

Chaque numéro du journal Impossible est une édition limitée à 500 ex format : 24,5 x 34 cm > 16 pages
Pour s'en procurer: : sur le lieu de l'expo + quelques librairies spécialisées ou par correspondance: chèque à l'ordre de arts factory aux coordonnées suivantes :
arts factory - 32 avenue du président wilson 93100 montreuil. tarif : 2,5 euro par numéro + un forfait unique de 2 euro pour les frais de port quelque soit le nombre d'exemplaires commandés

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