JerphagnonPar Nicolas Vidal - Bscnews.fr /  Disparu en septembre 2011, Lucien Jerphagnon a laissé un sourire indélébile et une brillance d’esprit inoxydable dans le monde intellectuel français. Il m’a fallu près de deux mois pour venir à bout de «Connais-toi toi-même... et fais ce que tu aimes» tant le propos est riche et la rhétorique précieuse. Paru aux Editions Albin Michel, peu de temps après sa disparition, cet ouvrage de l’adieu est un recueil des articles parus dans différentes revues. Il est toujours extrêmement délicat de classer Lucien Jerphagnon sur le trombinoscope des brillants intellectuels français. À la fois, philosophe, lecteur et conteur, Lucien Jerphagnon a eu cette force considérable de porter son public sur les rives oubliées de l’Histoire, de la Philosophie et de la Pensée.

Lire la suite : Connais-toi toi-même : une leçon de Lucien Jerphagnon

*/

Olivier Maurel, la violence éducative - editions l'instant présentPar Sophie Sendra - BSCNEWS.FR / Après les événements tragiques de janvier dernier, les institutions se posent des questions sur l'origine de la violence et sur la façon dont l'ensemble de la communauté éducative doit répondre.

Lire la suite : La violence : un ouvrage qui soulève bien des questions

Qui sont les enfants  cachés?Par Laurence Biava - Bscnews.fr/ En France, c’est grâce au discours du Président Jacques Chirac en juillet 1995, reconnaissant la responsabilité de la France dans la déportation des juifs, suivi de la mise en place de la commission Mattéoli et de la commission Drai, invitant les ayant droit, les orphelins de la Shoah, les survivants, à établir des dossiers auprès de la la commission d’indemnisation des victimes de spoliations, que nous avons entendu parler des Enfants cachés. Pour la première fois, cinquante ans après les faits.

Lire la suite : Qui sont les enfants cachés ? : un essai de qualité sur la Shoah

Longtemps j'ai été antisémitePar Eric Yung - Bscnews.fr/ « Longtemps j’ai été antisémite ». Ce titre, reconnaissons-le, a de quoi interpeller –a priori- les lecteurs que nous sommes ; provocateur il l’est, c’est certain. Mais sitôt passé ce que l’on pourrait appeler un certain rejet et que l’on s’aventure dans la lecture des toutes premières pages on devine que cet ouvrage n’a rien d’infamant. D’ailleurs on en est vite convaincu lorsque l’on sait que Raymond Pronier, l’auteur de cet essai, (puisqu’il s’agit de cela), est un universitaire, un ancien journaliste et qu’il a été marié à une femme juive et qu’il a dirigé, durant plusieurs années la rédaction du journal « Tribune juive ». Mais alors, nous demandons nous : pourquoi Raymond Pronier et son éditeur (sans doute) ont-ils eu besoin d’être aussi provocateurs ? Est-ce du marketing, comme disent les commerciaux ? Peut-être. Est-ce une façon (pragmatique) d’informer le public en quatre mots du contenu du texte ? C’est possible.

Lire la suite : Raymond Pronier : une réflexion intelligente sur les raisons psychanalytiques de la haine de l'autre

Herbé GuibertPar Laurence Biava - Bscnews.fr/ On a souvent réduit l’œuvre d’Hervé Guibert à sa seule trilogie du sida dans laquelle le narrateur se fait l’observateur de lui-même et des conséquences sur son corps de la lente progression du virus. Si l’auteur de A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie est incontestablement un écrivain du « je », il faut remarquer que ce « je » se joue souvent de lui-même et de ses lecteurs, se dit et se dérobe, s’affirme et se cache, disparaît parfois aussi. Le genre littéraire est toujours chez lui l’objet d’un questionnement ou d’une remise en cause. Ici, Genon fait le point, sans pour autant tout citer. Les œuvres sélectionnées sur lesquelles s’appuient et se développent avec soin son analyse en disent déjà pourtant pas mal sur la trempe de l’écrivain et de son espace littéraire, mais ne devrait pas t-on dire, "espaces" au pluriel?

Lire la suite : Hervé Guibert : Etudes inachevées et esquisses synthétiques

Abonnez-vous au Tabloïd !