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Habemus Papam?

Habemus PapamPar Julie Cadilhac-Bscnews.fr/ Voilà un film de grande qualité que ce soit par les thèmes qu'il aborde avec  respect et intelligence que pour l'excellent casting qui le compose. Six fois nominé au Festival de Cannes et ayant reçu six prix des Nastri d'Argento (Prix de la presse italienne), la presse et le public se sont rejoints en ce sens.  Habemus Papam est la locution latine prononcée par le cardinal protodiacre depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre au Vatican lorsque le Conclave a désigné un nouveau Pape. Si l'on vous désignait pour être l'évêque de Rome, le successeur de Saint-Pierre, le premier représentant sur terre d'une église de plus d'un million trois cent mille fidèles, ne seriez-vous pas étreint par une angoisse terrible?

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Anthony Hopkins et son Slip Stream étonnant

Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / Se plonger dans Slip Stream relève de l'expérience cinématographique dans son expression la plus large et la plus aboutie. Vous êtes immédiatement propulsés dans une trame frénétique de plans, de contre plans et d'images. On sait grosso modo que l'on vient de rentrer dans l'existence distendue de Felix Bonhoeffer qui vit entre deux univers : le monde réel et celui qu'il imagine pour l'écriture de ses scénarios. Les images se succèdent les une aux autres dans un tel tourbillon qu'il est difficile à notre tour de schématiser l'histoire et de faire le lien entre tous les personnages.

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Les femmes du 6ème étage : une comédie domestique plaisante

Par Julie Cadilhac - Bscnews.fr/ Philippe Le Guay a réalisé une comédie délicieuse où l'on se laisse aller aux émotions tendres et à une simplicité qui ravigote. Portées par sept femmes aussi pétillantes que pittoresques ( nous y intégrons évidemment l'interprétation d'une grande justesse de Sandrine Kiberlain en bourgeoise coincée et nombriliste) et un grand nom du cinéma, Fabrice Luchini, on aime l'histoire de cet agent de change, étriqué dans ses principes désuets et assommé par une épouse aux préoccupations quotidiennes insipides, qui se laisse charmer par la liberté et le naturel des femmes de ménage qui vivent au dessus de chez lui.

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L'empire des Ombres ou le subterfuge de la peur du noir

L'empire des Ombres ou le subterfuge de la peur du noir Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / Tout semblait nous promettre un bon film de science-fiction : une jolie proposition marketing, une distinction au Festival du Film fantastique de Gérardmer, une bande-annonce rythmée et un scénario prometteur avec la perspective d’une ville américaine (bien sûr!) prise au piège dans l’obscurité. Mais le subterfuge de la peur du Noir ne fonctionne malheureusement pas et nous laisse un goût d’inachevé.

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The Door : Un grand prix Gérardmer d'excellence

The Door : Un grand prix Gérardmer d'excellencePar Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / The Door est une remarquable réussite. Ne vous fiez pas à ce titre mollasson ( The Door - La porte du passé), car ce film est un grand moment de cinéma. Il est tout à fait logique que The Door ait été le Grand Prix du Festival Gérardmer en 2010 tant Anno Saul, le réalisateur a trouvé le savant dosage entre suspens, une trame fantastique et un jeux de personnage profond et juste. Pour cela, il n’ a pas lésiné sur le talent en donnant à Mads Mikkelsen et à Jessica Schwarz des rôles sur mesure. David, un peintre à succès sur le retour se rend responsable de la mort de sa fille qui se noie dans la piscine pendant qu’il est dans les bras de sa maîtresse. Quelques années plus tard, il découvre une porte qui pourrait lui permettre de changer le cours des choses. Mais la situation n’est pas aussi aisée. The Door est une fable sur la rédemption d’un homme rongé par le remords qui n’a d’autre choix de provoquer l’impossible pour se sentir à nouveau exister.
Un film merveilleux, touchant et prenant. Ne pas le voir serait un péché !

Réalisé par Anno Saul
Avec Mads Mikkelsen, Jessica Schwarz, Valeria Eisenbart...
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage danois, allemand. Genre : Thriller
Durée : 01h43min - Année de production :2009

Avant l'aube : à mi-distance du polar et du drame social

Avant l'aube : à mi-distance du polar et du drame sociaPar Nicolas Bodou - BSCNEWS.FR / Frédéric, un jeune en réinsertion, effectue un stage dans un grand hôtel de montagne.
Un soir, il surprend son patron et son fils en train de cacher la voiture de l’entreprise, tard dans la nuit. Ce n’est que bien plus tard, on apprend qu’un client de l’hôtel à disparu.
Le patron va alors se rapprocher de Frédéric, tout d’abord en l’embauchant, puis en lui prêtant une attention particulière.

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Cold Prey : Un troisième volet très décevant

Cold Prey 3, la suite de trop ?Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / Il est toujours très difficile d'enchaîner les suites au cinéma. Mais Cold Prey réalisé par Roar Uthaug ( 2006) échappait brillamment à la règle jusqu'à la sortie dernièrement du troisième opus. Le premier volet nous plonge dans l'odyssée morbide d'un groupe de 5 jeunes norvégiens pris au piège d'un hôtel désaffecté à 3 000 mètres d'altitude. Le décor est glaçant, la tension palpable et le scénario aussi crédible que passionnant.

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Triangle : un vrai bon film d'épouvante

Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / Au premier abord, Triangle semble contenir tous les archétypes du mauvais film d'épouvante prêt à déverser tous les clichés du genre sur notre canapé. Heureusement que la mention Gérardmer (en tant qu'inédit vidéo du Festival), comme un gage de qualité très fiable, aiguise notre curiosité et nous pousse à visionner le DVD.

Malgré cela, la première impression, avant même d'avoir inséré le cd sur la platine, se laisse guider par un scénario sans originalité et par une affiche où une blonde titube sur le pont d'un bateau, une hache maculée de sang dans la main. Rien de très original lorsqu'on est censé traiter d'un film d'horreur. Même l'effet de miroir sur la jaquette ne nous permet pas de reprendre espoir.

Et bien détrompez-vous et ne stigmatisez pas l'emballage ! Triangle est un vrai bon film d'épouvante. L'idée : une bande d'amis montent à bord d'un bateau mystérieux après un naufrage de leur voilier au beau milieu du Triangle des Bermudes. Très vite, la trame prend ses aises et l'on pense avoir tiré sur toutes les ficelles très apparentes que nous tend Christopher Smith, le réalisateur. On a presque ce sourire en coin, un poil mesquin, qui trahit notre satisfaction d'avoir percé les mystères de l'intrigue alors que le film vient à peine de prendre son rythme de croisière. C'est préjuger très hâtivement des capacités de Christopher Smith qui nous propulse en un rien de temps au coeur d'un scénario angoissant et percutant. Les acteurs sont les grands artisans de cette réussite. Mélissa Georges incarne le personnage central de cette intrigue construite sur le modèle des poupées russes. Elle est à la fois touchante, effrayante et désespérée. Oubliez tous les préjugés que vous pourriez avoir en regardant la jaquette du DVD. Il est à noter que Triangle est un film à petit budget qui apparaît comme une vraie réussite du genre. On comprend mieux pourquoi le Jury de Gérardmer a souhaité le nominer dans la catégorie des Inédits vidéo. Avec Triangle, on parie que votre sang-froid perdra pied devant cette perle de l'épouvante.

À louer d'urgence et les yeux fermés.

Réalisé par Christopher Smith
Avec Melissa George, Joshua McIvor, Jack Taylor...

Long-métrage américain . Genre : Epouvante-horreur
Année de production : 2009

Sortie en DVD : Juin 2011

Dernier étage, gauche, gauche: Huissier en otage, cité dans le potage

Dernier étage, gauche, gauchePar Julie Cadilhac- Bscnews.fr/ Petite devinette: qu'est-ce qui peut bien lier François Echevarria, Mohand Atelhadj et son fils Salem? Réponse: une saisie d'huissier en banlieue qui tourne mal.
Enchevêtrement de circonstances désastreuses ( journée anniversaire du tragique 11 septembre, un fils agité qui cache quelques kilos de cocaïne, un père responsable d'un meurtre dans son pays d'origine), une banale journée va se transformer en poudrière pour notre plus grand plaisir ! En effet, Dernier étage, gauche, gauche, s'il fait un portrait sensible des conditions de vie dans les cités, est un film empreint d'humour caustique qui accumule avec talent des situations, des caractères, des répliques fort comiques. Servi par un casting irréprochable ( Hippolyte Girardot laisse évoluer son personnage d'huissier avec beaucoup de naturel, Mohamed Fellag incarne avec justesse un père kabyle dépassé par les évènements et Aymen Saïdi joue les voyous au coeur tendre avec beaucoup d'émotion), le long métrage d'Angelo Cianci dépoussière la comédie policière traditionnelle en jouant avec ses clichés et en se concentrant surtout sur un huit-clos qui réunit trois êtres a priori antithétiques et peu disposés à se comprendre. Un trio jouissif à suivre tout au long de cette parenthèse temporelle tant les rapports de force ne cessent d'évoluer et de basculer. Angelo Cianci y montre avec un coup de caméra à saluer trois héros/anti-héros modernes: un jeune révolté qui utilise son gun et son verbe vulgaire pour tenter de masquer ses fragilités et ses peurs, un père pieux et sage qui cache dans des petites boîtes en métal un forfait qui lui fait honte, un fonctionnaire méticuleux et froid qui dissimule derrière sa vilaine besogne d'huissier une vie sentimentale et professionnelle minable . Un film terriblement humain qui n'oublie pas de faire une critique acerbe de la mécanique bien huilée policière et de faire réfléchir sur ses excès. Un conte social qui , certes, soulèvera peut-être quelques sourires amusés vis à vis de l'évolution "angélique" des rapports entre ces trois hommes et leur entraide finale. Et pourtant, pourquoi vouloir l'envisager comme une issue cinématographique mièvre? pourquoi ne pas y voir simplement une vision optimiste de l'homme? L'explosion de l'huissier en fin de parcours qui, pris d'un élan de rébellion et d'indignation, embrase la petite cité Villon et la transforme en une pluie de meubles et de vêtements, est à lire dans ce sens assurément...


Date de sortie cinéma: Nov 2010.
DVD: prochainement. ( déjà téléchargeable sur itunes)
Réalisateur: Angelo Cianci
Avec Mohamed Fellag, Hippolyte Girardot,Aymen Saïdi,Judith Henry, Thierry Godart, Lyes Salem....


La renaissance d'un champion : de star de la boxe à SDF !

Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / Voilà un film que vous n'avez pas été nombreux à voir puisqu'il n'est pas sorti sur les écrans français par on ne sait quel étrange mystère. La renaissance d'un champion est tout d'abord un excellent film tant il incarne un savant mélange de qualités, de délicatesse et de finesse dont il serait discourtois de se priver tant le plaisir de s'y plonger est grand.
Ce bout authentique de cinéma est tiré d'un article de J.R Moehringer paru dans le L.A Times Magazine le 4 mai 1997 à propos d'un star de la boxe, Bob Satterfield, décédé le 1er juin 1977. Erik Kernan, jeune et séduisant journaliste de Denver se prend d'amitié pour un sans domicile fixe qui est en réalité un ancien boxeur de renom, Bob Satterfield lorsqu'il vole à son secours lors d'une bagarre avec des jeunes. En mal de reconnaissance et de considération au sein de la rédaction du Denver Times, Erik Kernan décide d'écrire sur la descente aux enfers du boxeur et caresse l'idée d'en faire un papier qui lancera enfin sa carrière de journaliste. L'amitié qui se tisse entre les deux hommes plonge Erik au plus profond de ses incohérences et de ses contradictions les plus inavouables qui malmènent son existence. Lui qui est à la fois père, fils d'un journaliste sportif très réputé et séparé de sa femme confronte sa vie à celle de Bob Satterfield.
Rod Lurie, le réalisateur, pose avec brio une critique brillante du journalisme qui ne répond plus aux exigences et à l'éthique d'une profession qui dérive de plus en plus vers la recherche frénétique du scoop plus que vers celle de l'objectivité et de la vérité. La renaissance d'un champion est un film habilement confectionné dans un assortiment maîtrisé et assumé de poupées russes. Tout en gardant une fluidité dans la narration, Rod Lurie décrit avec précision les parcours initiatiques des deux hommes auxquels la vie a réservé des blessures profondes.
Erik Kernan, interprêté par Josh Hartnett, à la recherche de son père et de sa propre paternité et Bob Satterfield, joué par Samuel L.Jackson, propulsé et terrifié par sa propre identité, La renaissance d'un champion est une très belle expérience humaine autant qu'une réflexion pertinente et approfondie sur l'Honnêteté.

Film disponible en Blu-ray et DVD depuis le 8 février 2011
Réalisé par Rod Lurie
Avec Samuel L. Jackson, Josh Hartnett, Alan Alda, plus
Titre original : Resurrecting the Champ
Long-métrage américain . Genre : Drame
Année de production : 2006


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