Par BSCNEWS.FR / En 2015, lancer son propre business n’est pas chose aisée. Que l’on considère les difficultés de financement initiales, la saturation du marché ou les contraintes législatives, de nombreuses questions doivent être résolues avant d’investir son argent ou son temps dans une nouvelle activité. Initialement définies comme de jeunes entreprises en phase de lancement, les startups ont - depuis les années 90 - acquis le statut d’entités commerciales à la culture organisationnelle désinvolte et baignant dans un jargon édulcoré d’expressions pseudo anglaises.

Après le succès d’actuels mastodontes tels que Facebook ou Google, l’écosystème frétillant de ces nouvelles sociétés est plus que jamais sujet au développement. Au regard du paysage entrepreneurial de ces vingt dernières années, force est de constater que la légendaire Silicon Valley n’est actuellement plus l’unique usine à startups mondiale. Berlin, Londres, Amsterdam ou Paris prennent désormais le relais à un rythme effréné. Aux quatre coins de l’Europe, une véritable explosion de capitaux sont quotidiennement attribués à ces poulains du monde des affaires. Mais qu’est-ce qui définit réellement la réussite ou l’échec de tels projets ? Quelles sont les critères de succès identifiables et surtout où les dénicher ?

Différents dénominateurs communs peuvent être cernés. Premièrement - et pour une entreprise prétendant appartenir à cette catégorie - il est indispensable de trouver une façon rapide de lever des fonds. Nombre de startups commencent leur activité grâce à la spéculation boursière et obtiennent des crédits en promettant de gigantesques profits après les premières années d’exploitation. Une alternative plus récente consiste à attirer l’attention de mécènes à l’aide de plates-formes en ligne. Des sites tels que Kickstarter, par exemple, proposent une visibilité immédiate et permettent d’épargner un temps précieux. Rien de tel pour lancer son entreprise que de jouir d’une publication en tête de page et d’une campagne de publicité à moindres coûts. Une étude menée par le site compass.co, le “Global Startup Ecosystem Ranking 2015”, relaye la théorie de Steve Blank, entrepreneur et membre des facultés de Stanford et Berkeley. Selon lui, une des principales raisons du prompt développement de ces jeunes pousses serait l’adoption plus rapide de la technologie par les consommateurs. Il y a vingt ans, qui en effet aurait pu imaginer obtenir deux millions de dollars en quelques mois ? Si la transition de l’ère industrielle à l’ère digitale nous permet désormais de faire nos courses en ligne, il est aisé de considérer que le “crowdfunding” puisse être monnaie courante.

Mais une fois son concept concrétisé et les ressources dûment collectées, comment choisir l’emplacement de son entreprise ? Différents critères tels que la performance, la capacité de financement, la réaction du marché ou encore la présence d’entreprises similaires permettent de cibler les Eldorados de l’entreprenariat. En Europe, c’est sans surprise que l’on retrouve Berlin en tête de liste. Avec un index de croissance à 10, la capitale allemande s’impose comme fer de lance actuel.

Et en France, qu’en est-il ? Depuis cinq ans, le berceau entrepreneurial de la ville lumière a vu des entreprises spécialisées en Intelligence Artificielle et Big Data se développer à un rythme soutenu. Dans le jargon des startup, deux compagnies sont actuellement considérées comme les “unicorns” parisiennes: Criterioo et BlaBlaCar. En quelques années, une effusion de projets de qualité a su convaincre les investisseurs que Paris représentait bel et bien une nouvelle ruche d’innovations technologiques. Comme le souligne Maurice Gopikian, co-fondateur et président de Orevon: ”Because Entrepreneur is a french word, as well as Revolution.”. Une machine en branle, qui voit chaque jour des opportunités se créer ou des conventions technologiques se multiplier. Mais il reste encore bien des défis à braver avant de pouvoir véritablement prétendre jouer dans la cour des grands. Selon le “Global Startup Ecosystem Ranking 2015”, l’indicateur le plus faible de développement est le talent. Jusqu’à présent, les meilleurs entrepreneurs favorisent les employés stables aux employés créatifs. Un problème qui pour beaucoup n’en paraît pas un, mais qui se révèle castrateur au moment de véritablement faire décoller un projet.

À l’instar des principaux écosystèmes européens,  il est une nouvelle niche qui commence à se faire remarquer sur le vieux continent: Amsterdam-Delta. Une appellation faisant référence au triangle régional Amsterdam-La Haye-Eindhoven. Les Pays-Bas peuvent se targuer de plusieurs particularités susceptibles d’attirer l’attention d’investisseurs et autres jeunes entrepreneurs. Premièrement, les “dutch” possèdent un des meilleurs niveaux d’anglais parmi les pays européens nativement non anglophones. Deuxièmement, la performance du système éducatif néerlandais, particulièrement en science et technologies, contribue grandement à alimenter le vivier des talents du pays. Un argument de taille - et régulièrement pris en compte - est celui de la concentration d’habitants au mètre carré. En effet, près de 17 millions d’hollandais se partagent actuellement une superficie de 5’500 km2. Si la création de startups devient virale, la zone pourrait donc représenter un nouveau pôle de productivité. Enfin, certains critères basiques tels que le coût d’acquisition de bureaux et habitations, l’environnement cyclable ou simplement le charme local pèsent également sur la balance au moment de la prise de décision. À ce propos, de jeunes entreprises telles que Cirqle ou TravelBird ont su profiter de ces opportunités et prouver que leur investissement initial avait été judicieusement attribué.

Au même titre qu’Uber ou Airbnb changent les codes des industries où elles opèrent, l’avenir des startups en Europe est définitivement promis à une croissance fulgurante. Lorsque le financement participatif se popularise et ouvre la porte à une déferlante de concepts novateurs, comment prévoir ce que les projets qui dorment dans les ordinateurs de futurs influenceurs nous réservent ?

 

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