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Ariane AscaridePar Florence Gopikian Yeremian - Bscnews.fr/ On avait quitté Ariane Ascaride avec Le dernier jour du jeûne mis en scène par Simon Abkarian, la voici de retour au théâtre avec un seul(e) en scène racontant son propre parcours. Dans ce monologue autobiographique, ce petit bout de femme à l’accent de Provence apparait sur les planches vêtue d’un « rouge » de travail des plus communistes. Emmitouflée dans cette combinaison d’ouvrier, elle prend le public à témoin pour se remémorer sa trajectoire de femme et de comédienne.

De sa naissance à Marseille à son César de la Meilleure actrice en 1998, Ariane évoque son enfance, les conquêtes frivoles de son père napolitain mais aussi les errances de sa mère qui ,durant les dernières années de sa vie, prenait toutes les infirmières de l’hôpital pour des prostituées. A mi-chemin entre l’humour et l’amertume, Ariane se rappelle sa rencontre avec son voyou de mari (Robert Guédiguian), ses amours fantasmées pour le grand Noureev, sans oublier les après-midi de grand délire stalinien où elle chantait à tue-tête des airs de l’armée rouge.
Emportée par la musique et la nostalgie, Ariane danse de nouveau, virevolte et n’hésite pas à sauter sur scène comme une fada aux cheveux ébouriffés par le Mistral. Le rire au bord des lèvres, elle nous confie son envie de voler de ses propres ailes et laisse poindre en filigranes un inextricable besoin de liberté. Il faut préciser que depuis ses premiers pas sur les planches, la petite Ariane n’a pas cessé d’être dirigée : façonnée par son père, poncée par son époux, elle est passée des mains d’un metteur en scène napolitain à celles d’un cinéaste arménien sans vraiment avoir eu son mot à dire. Et si après 50 ans de carrière, l’actrice obéissante voulait enfin jouer autre chose que Médée, Célimène, Shen Té ou Jeannette ? Et si, tout simplement, elle rêvait d’interpréter l’espiègle Puck de Shakespeare, ce lutin facétieux et libre comme l’air ?
A travers cette pièce écrite avec la complicité de Marie Desplechin, Ariane déverse enfin ses caprices de comédienne et ses regrets d’adolescente. L’écriture en est simple, intime et d’une spontanéité presque enfantine. Elle colle parfaitement au symbolique personnage de farfadet vers lequel tend cette actrice vive et généreuse. Bien que sa prestation soit d’une grande fluidité scénique, on regrette néanmoins l’inconsistance de son discours. Au lieu de cantonner ce spectacle à une autoportrait théâtral ponctué d’anecdotes personnelles, on aurait aimé qu’Ariane pousse d’avantage la réflexion sur son métier d’actrice, qu’elle offre aux spectateurs une oeuvre plus philosophique basée sur sa grande expérience. Ses pensées demeurent hélas trop en surface et ne parviennent qu’à nous faire déambuler dans le labyrinthe dispersé de ses souvenirs. On finit par lâcher le fil … même si l’on aime Ariane.

Touchée par les Fées? Une pièce thérapeutique pour Ariane Ascaride - Un bon moment pour ceux qui apprécient la tendresse et le naturel des âmes méditerranéennes.

Touchée par les fées
De Marie Desplechin
Mise en scène Thierry Thieû Niang
Durée: 1h

Théâtre de l’Aquarium - La Cartoucherie
Route du Champ de Manoeuvre - Paris 12e

Jusqu’au 17 mai 2015
Le jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Le dimanche à 16h

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