Otheatro.comPar Amélie Coispel - Bscnews.fr/ Nous connaissons les abonnements en illimité pour le cinéma, désormais il sera possible de faire de même pour le théâtre. Une révolution culturelle est en marche, grâce à Otheatro. Benjamin Bir, comédien et producteur de profession, déplore un manque de fréquentations des théâtres chez les 18-30 ans. Qu’à cela ne tienne ! Il crée  Otheatro.com, un site pionnier qui propose des abonnements pour le théâtre. Des comédies musicales aux one-man-shows, en passant par les classiques, les pièces contemporaines, ou les spectacles pour enfants, ce sont plus de 200 spectacles dans une trentaine de théâtres de la capitale. De quoi combler ces salles et vous combler !

Vous souhaitez via ce site intensifier les fréquentations des salles avec la tranche des 18-30 ans. Choisissez-vous vos partenaires en conséquence ou essayez-vous tout de même d’avoir une certaine diversité ?

Nous proposons l'abonnement, un nouveau moyen de consommation, plus en adéquation avec les habitudes des « jeunes » aujourd'hui. L'objectif est de les faire venir au théâtre mais surtout de les fidéliser. Il est donc important pour nous de leur proposer des spectacles, et donc des théâtres qui seraient susceptibles de les attirer, mais également des lieux et des genres de pièces plus diversifiés. Nous avons constaté ces derniers mois, que grâce à leur abonnement, nos clients ont assisté à des spectacles qu'ils ne seraient pas forcément allés voir. Nous sommes donc heureux de leur proposer une diversité de spectacles et de les encourager à aller voir des genres différents.

Démocratiser le théâtre est un défi de taille puisqu’il souffre, comme vous le dites si bien d’une image « ringarde ». D’où tirez-vous ce constat ?

Je viens d'un milieu absolument pas théâtral, et, lorsque je jouais mes premières pièces, les personnes de ma génération me disaient « ok je viens, mais c'est vraiment pour toi, parce que c'est chiant le théâtre ». Et en sortant, leurs réactions étaient « mais en fait c'est génial le théâtre ! ». Les gens identifient le théâtre à un Racine non modernisé, alors qu'en réalité vous trouvez de tout dans les théâtres à Paris, et si vous trouvez du Racine ou du Corneille, il sera souvent adapté de manière contemporaine. Les « jeunes » ont tendance à oublier ou ignorer que la plupart des spectacles présents aujourd'hui sont écrits ou mis en scène par des personnes de leur génération, qui ont grandi avec les mêmes codes, les mêmes repères, les mêmes références... On ne rappelle pas assez non plus qu'une grande partie des scénaristes et acteurs qui font déplacer tant de spectateurs dans les salles de cinéma sont passés et se sont fait découvrir sur les planches. Enfin je pense que le théâtre n'a pas encore assez pris le virage de la communication digitale de notre époque, que ce soit en passant par les réseaux sociaux,en créant des happenings, des évènements, des buzzs...

Pensez-vous que sa modernisation passe exclusivement par sa décentralisation sur le numérique ?

Non absolument pas, sa décentralisation numérique n'est qu'un moyen pour attirer certains spectateurs, en l’occurrence notre cible, et aider à simplifier leur sortie. Tous les supports numériques que nous avons aujourd'hui sont de très bons leviers de communication, ils nous donnent l'occasion « d'exciter » les futurs spectateurs par le biais de teasers, bandes annonces, sketchs... Aujourd'hui tellement d'activités et de loisirs s'offrent à nous qu'il faut donner au public l'envie de venir, et malheureusement ce sera rarement une affiche et quelques noms qui la lui donneront. Par contre, en proposant de minis vidéos et supports visuels, des jeux concours autour des spectacles, ce sera alors plus facile de l'attirer, et le digital est un très bon support pour cela. Le numérique simplifie également la sortie en elle-même. Pouvoir réserver en seulement deux clics pour un spectacle, avoir sur votre téléphone le plan du quartier du théâtre, pouvoir commander un chauffeur via votre réservation numérique - comme nous le proposons avec notre partenaire Heetch – est un vrai plus pour la clientèle que nous visons qui veut tout rapidement. Il existe de nombreux autres moyens de moderniser le théâtre, en créant des partenariats, des évènements autour des lieux et des spectacles...

Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs les différences entre l’abonnement et les cartes ? Quels sont les avantages et les inconvénients pour chacune des deux possibilités ?

Les deux sont nominatifs. L'abonnement donne un accès illimité à tous nos spectacles partenaires, on peut le comparer à la carte UGC illimité. Il coûte 25€/mois par personne. La carte (5 ou 10 spectacles) donne accès à un certain nombre de spectacles sur un an. L'avantage de l'abonnement est qu'on peut aller au théâtre quand on le souhaite et sans compter, la carte nous limite un peu. Selon moi, l'abonnement donne une vraie liberté. Au niveau de la rentabilité, l'abonnement devient plus intéressant dès que vous allez deux fois et demi au théâtre dans le mois.

Combien de théâtre sont partenaires de l’opération ?

Aujourd'hui nous avons une grosse trentaine de théâtres partenaires, au moins quatre théâtres nous rejoignent dans les semaines à venir.

Quelles évolutions souhaitez-vous / préparez-vous pour le site ?

Nous souhaitons continuer à simplifier la sortie théâtrale, dans la lignée de notre partenariat avec des chauffeurs en proposant des partenariats avec des bars et des restaurants à proximité des théâtres. Nous voulons proposer également de plus en plus de vidéos et d'interviews des spectacles et théâtres partenaires afin de faciliter le choix de nos clients. Pour ce qui est de l'offre, nous souhaitons vendre d'ici quelques mois un abonnement pour les plus grands théâtres parisiens, qui sera par contre plus onéreux.

Le site de Otheatro.com : www.otheatro.com

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