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Plaisir des sensPar Marc-Emile Baronheid - Bscnews.fr/ Au plaisir des sens !

 

Au secret des boudoirs
Les amateurs avertis connaissent la galerie-bonbonnière Au Bonheur du Jour, rendez-vous cultissime de tout curieux des plaisirs et des pratiques sexuelles voués au secret des boudoirs, au plus intime des alcôves. Nicole Canet y propose des curiosités, raretés, documents et objets de rêve ou de perdition. Elle organise des expositions et publie des ouvrages conçus avec élégance et raffinement. Le dernier en date, richement illustré et agrémenté de commentaires foisonnants, évoque les multiples facettes des plaisirs et débauches au masculin, au fil du temps et sous divers horizons. Des aquarelles d’Arthur Chaplin (1888) aux mines de plomb de René Bolliger (fin du XXe s) en passant par les miniatures persanes et les ressources de la photographie licencieuse, l’album fait la part belle aux écrivains, aux dandys, aux clandestins. Jacques Adelswärd-Fersen, Jean Lorrain, Oscar Wilde et autres amateurs de gaillardises : ils sont tous là.  

« Plaisirs & Débauches au masculin, 1780-1940 », Nicole Canet, éditions Nicole Canet/Galerie Au Bonheur du jour, 79 euros. Edition originale  limitée à 1000 exemplaires. (www.aubonheurdujour.net)

Sade. Pourquoi pas ?
On sait ce que la littérature doit à Sade, ne serait-ce que par le truchement de Baudelaire, Flaubert, Huysmans, Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam, Mirbeau, Apollinaire … Considérant que Sade est sans doute l’annonciateur  le plus crucial et le plus inavoué des représentations de la violente loi du désir, le monde de l’art a voulu, à travers une confrontation désinhibée, éclairer « un point aveugle de notre culture visuelle contemporaine ». D’où, au musée d’Orsay, l’actuelle exposition « Sade. Attaquer le soleil ». Une remise en cause radicale, à travers les thèmes de la férocité et de la singularité du désir, de l'écart, de l'extrême, du bizarre et du monstrueux, du  principe d'excès et de recomposition imaginaire du monde, au  d’ oeuvres de Goya, Géricault, Ingres, Rops, Rodin, Picasso mais aussi Jean Benoît, Dali, Picabia, Kubin et tant d’autres. Un vigoureux appel d’air.

« Sade. Attaquer le soleil », Annie Le Brun, Musée d’Orsay/Gallimard, 45 euros.
L’exposition est ouverte jusqu’au  janvier 2015 (www.musee-orsay.fr)

Sade défie la mort.
Seize auteurs ou artistes lui adressent une lettre imaginaire dans laquelle tout est possible, même ce qui est interdit. Du message d’amour aux questions embarrassantes (mais pour qui ?), Noëlle Chatelet, Catherine Cusset, Alain Fleischer, Pierre Jourde, Leslie Kaplan, Christian Prigent et quelques autres, interpellant Sade, découvrent à qui ils pensent, chaque matin, en se rasant ou se maquillant. Rendez-vous à la lettre de Lydia Vazquez !

« Lettres à Sade », réunies et présentées par Catriona Seth, éditions Thierry Marchaise, 14,90 euros

Le Marquis a fait souche.
Quand parut La Marquise de Sade, en 1887, une plume de L’Echo de Paris fit de Rachilde «  la petite-fille du Marquis de Sade, digne de pourrir au charnier des filles repenties et à la Salpêtrière ». Et pourtant. Baptisée  « Reine des décadents », Rachilde paraissait froide et asexuée, bien qu’elle donnât libre cours à son imagination et à ses fantasmes dans des ouvrages que condamnait la morale de son temps. Pour une fois la préface est utile. Edith Silve y prépare les papilles à goûter le suc d’un roman dont Jean Lorrain (cf  supra l’ouvrage de Nicole Canet) se plut à souligner « un style chatouilleux et soyeux, tout de frôlements et de caresses à peine appuyées, provocantes comme des invites et parfois coupantes comme un rasoir : un style où il y a des effleurements d’éventails de plume et des morsures d’acier poli ».

« La Marquise de Sade », Rachilde, Gallimard L’Imaginaire, 9,50 euros

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