Teddy Bear : Par Candice Nicolas - BSCNEWS.FR / Dennis ( Kim Kold) a 38 ans, il est bodybuilder professionnel et son degré de timidité est proportionnel à la circonférence de ses biceps. Il habite avec une mère castratrice (Steentoft) dans la banlieue de Copenhague et n’a jamais eu de petite amie. Quand son oncle épouse une jeune fille qu’il a rencontrée en Thaïlande, Dennis décide lui aussi de tenter sa chance en Asie, et s’en va pour Pattaya, trouver l’amour qui lui est refusé par les Danoises. Sachant que sa mère ne le laissera jamais rencontrer une autre femme qu’elle, il lui ment et prétend partir pour un championnat en Allemagne. Dennis n’a jamais voyagé si loin de son Danemark natal, et il va vivre un réel choc culturel. Plongé dans la chaleur du tourisme sexuel, notre Teddy Bear est bien loin de comprendre les règles du jeu et est sur le point d’abandonner quand il rencontre la femme idéale, Toi (Hougaard) qui, par le plus grand des hasards, tient une salle de musculation. Les débuts sont difficiles, à cause de la maladresse de Dennis, du décalage des conventions entre les deux cultures, puis il va s’agir pour Dennis de présenter son nouvel amour, sans perdre celui de sa mère.

Le film très intimiste de Matthiesen, un quasi-documentaire, est très touchant de vérité et de sincérité. On ressent à chaque plan le malaise quotidien de Dennis, qui de par sa carrure gigantesque a du mal à trouver sa place dans une société étriquée, coincé dans un petit appartement où sa mère prend déjà toute la place. Il faudra s’ouvrir à l’autre, traverser les terres et les mers pour rejoindre la grande Asie et finalement trouver la pièce manquante au puzzle du bonheur. « Teddy Bear » a remporté le prix des réalisateurs au Sundance Film Festival et a fait partie des sélections officielles des festivals de Luxembourg, de Dallas et de Sarasota.
Le court-métrage « Dennis » de 2007 est à l’origine de « Teddy Bear » ; dans les deux, on retrouve les personnages principaux et leurs dilemmes dramatiques. « Dennis » a reçu immédiatement un grand succès, première au Sundance Film Festival, et nombreux prix, notamment au Festival international de Melbourne. À noter également son vrai triomphe sur YouTube, plus de trois millions de visionnages depuis 2009 ! En tournant « Dennis », Matthiesen a eu immédiatement l’idée d’un long-métrage, et dans « Teddy Bear » on retrouve l’intensité et le réalisme de ses neuf courts dans lesquels apparaissent acteurs amateurs et professionnels.


L’acteur principal, Kim Kold, est un bodybuilder poids lourd qui possède un bon nombre de titres nationaux et internationaux à son actif. Depuis ses débuts à l’écran, il est apparu dans des films et séries danois, dont « Délivrez-nous du mal » d’Ole Bornedals (2009) et le show très populaire repris aux USA, « The Killing » (2007).

Ingrid, la mère de Dennis, est interprétée par Elsebeth Steentoft dans le court et dans le long-métrage. Elle a obtenu l’ours d’or pour son rôle dans « Italian for Beginners » (2000). Elle joue également dans « Les Bouchers verts » (2003) et « Soap » (2006).


Teddy Bear (Mads Matthiesen, Danemark)
Photos : Film Movement
Avec Kim Kold, Elsebeth Steentoft et Lamaiporn Sangmanee Hougaard.
Sortie en France : prochainement.

 

À lire aussi :

Mads Matthiesen : " Teddy Bear est une rencontre entre l'Orient et l'Occident "

Robot & Frank : Un petit film indépendant de bon divertissement

Omo Omerzu : « Les archétypes de la femme et de l’homme se rencontrent et jouent sur le terrain des enfants »

Le premier homme : le film magique de Gianni Amelio

{fcomment}

Dernière minute

Abonnez-vous au BSC NEWS

300X300 ABODEC2015

Le BSC NEWS dans la poche !

BANNER APPLIS

 

 

A LA UNE

Franck Woeste : Pocket Rapsody, un album complexe et mélodique
Franck Woeste : Pocket Rapsody, un album complexe et mélodique
Publication : vendredi 29 avril 2016 19:15

Par Nicolas Vidal - Franck Woeste, le jeune pianiste allemand fait paraître un premier album chez le prestigieux label Act Music. Pocket Rhapsody impressionne par sa vitalité musicale débordante, accompagnée par des invités de marque comme Ibrahim Maalouf, Youn Sun Nah, Sarah Nemtanu ou encore Gregoire Korniluk.

Sylvie Paz et Diego Lubrano : rencontre du jazz et du flamenco
Sylvie Paz et Diego Lubrano : rencontre du jazz et du flamenco
Publication : vendredi 29 avril 2016 19:15

Par Nicolas Vidal - Voilà une belle rencontre entre le flamenco et le Jazz incarnés par la chanteuse Sylvie Paz et le guitariste flamenco Diego Lubrano. La Ùltima se laisse apprivoiser dès les premières notes où tout le monde a quelque chose à aimer tant les inspirations sont larges : tango, jazz, tanguillo, buleria... 

Marcus Strickland : une atmosphère musicale entre hip hop et jazz
Marcus Strickland : une atmosphère musicale entre hip hop et jazz
Publication : jeudi 28 avril 2016 15:28

Par Nicolas Vidal - Un album en totale osmose avec son créateur, Nihil Novi s’imprègne des envies et de la recherche musicale qui passionne Marcus Strickland entre hip-hop, jazz et couches de son entremêlées pour donner une atmosphère très particulière à son univers musical.

Gogo Penguin : un nouvel album électro-accoustique
Gogo Penguin : un nouvel album électro-accoustique
Publication : jeudi 28 avril 2016 15:27

Par Nicolas Vidal - Gogo Penguin a beaucoup vadrouillé ces derniers mois dans le monde entier suite à des succès à la chaîne. Leur album «V2.0» a été nommé aux Mercury Awards. Aujourd’hui, ce nouvel album "Man Made Object" ne fait pas offense à la patte singulière de l’univers musical dans lequel Gogo Penguin évolue.

Festival Normandie : Tous impressionnistes au Havre
Festival Normandie : Tous impressionnistes au Havre
Publication : mercredi 27 avril 2016 09:28

Par Pascal Baronheid - Pour sa troisième édition, le Festival Normandie impressionniste a choisi de rassembler sa programmation autour du thème « Portraits impressionnistes ». Sujet rassembleur, intime et populaire, il s’intéresse plus largement à la question de la figure, du visage et du corps, de la famille, des cercles amicaux, des représentations sociales. Le regard que les impressionnistes ont porté sur le monde dessine aussi le portrait d’une époque.

CINEMA

Les Habitants : le regard attendri et avisé de Depardon
Les Habitants : le regard attendri et avisé de Depardon
Publication : mercredi 20 avril 2016 10:20

Par Jonathan Rodriguez - Hymne à la vie, à la singularité, au peuple, au multiculturalisme, le nouveau film de Raymond Depardon est un peu tout ça à la fois. Le plus célèbre des documentaristes français est parti d’un postulat très simple : un tour de France en caravane pour aller à la rencontre des gens, les écouter parler en toute liberté. Charleville-Mézières, Nice, Calais, Sète… le cinéaste a choisi 15 villes, qui ne sont pas le fruit du hasard : « Je voulais parler de la France des villes moyennes, des gens de la ville. Je voulais confronter le Nord et le Sud, qui sont des particularités fortes du pays, de mettre à l'image une diversité » nous-a-t-il confié lors d’une rencontre.

Démolition: un film qui s’enlise dans la métaphore
Démolition: un film qui s’enlise dans la métaphore
Publication : mercredi 20 avril 2016 09:27

Par Florence Yeremian - Davis travaille dans la finance. Suite à un accident de voiture, il perd sa femme et se retrouve seul, face à lui même. Incapable de faire son deuil, il entame une série de courriers destinés à un service de réclamation. Ces lettres sont censées demander un remboursement mais elles permettent surtout à Davis de déverser anonymement ses pensées au fil du papier. Le hasard faisant bien les choses, ces confessions happent l'attention de Karen Moreno, une jeune femme en mal de vivre, totalement accro à la drogue. Poussée par la curiosité et la compassion, elle décide spontanément d'aller voir Davis. La rencontre de ces deux âmes en peine va étrangement les mener vers une nouvelle façon d'appréhender la vie.

La Toile