The Hunger Games : un film cousu de fil blanc mais divertissantPar Candice Nicolas - BSCNEWS.FR / The Hunger Games, un livre de Suzanne Collins paru en 2008, a été porté à l’écran et fait des ravages chez les adolescents depuis quelques mois déjà. Dans un futur incertain – et peut-être pas si lointain, mais tout à fait post-apocalyptique – l’Amérique du Nord n’est plus qu’une ruine divisée en douze districts, sur laquelle règne le Capitole, la capitale de la nation de Panem. Tous les ans, pour rappeler à la population des temps plus difficiles et amuser la Cour, on organise un jeu télévisé ultra-violent. Chacun des douze districts doit offrir en pâture un jeune garçon et une jeune fille, les Tributs, pour concourir aux jeux de la faim, les Hunger Games. Il s’agit-là d’un Koh-Lanta version hardcore, les vingt-quatre concurrents sont exilés sur une île entièrement contrôlée par les organisateurs, et où ils peuvent trouver des armes et de la nourriture, grâce à la bienveillance de leurs sponsors. A la fin, il n’en restera plus qu’un, pour gagner il faut donc survivre.

Dans le district 12, le plus pauvre, celui des mines de charbon, Katniss (Jennifer Lawrence, X-men – les origines), décide de se porter volontaire quand sa petite sœur est tirée au sort. Va l’accompagner dans son périple le tout aussi jeune Peeta (Josh Hutcherson, Tout va bien), secrètement amoureux de sa partenaire depuis leur tendre enfance. Une fois au Capitole, les Tributs mènent une vie de prince ; leurs dernières heures sont irisées de couleurs éclatantes, tant par les chambres où on les loge, les repas qu’on leur propose et les tenues dont on les accoutre. Une fois installés et rassasiés, les candidats sont entraînés pendant quelques jours, habillés aux couleurs de leur district, puis jetés dans l’arène. Mais attention, tous les coups sont permis, même, et surtout, les plus bas ! Les pièges incontournables, les animaux sauvages et les incendies se hisseront jusqu’au bout sur la route de ceux qui s’approcheront trop près de la victoire.

Le film est un agréable divertissement, bien que cousu de fil blanc, on apprécie les apparitions de Donald Sutherland en monarque absolu et de Woody Harrelson en conseiller déjanté, et également la présence du beau Lenny Kravitzt en styliste révolutionnaire. A noter des décors et des costumes spectaculaires, qui insistent bien sur la superficialité et l’ignorance de certains trains de vie. On retrouve en effet dans ce film de jolies critiques sociales, mais surtout une accusation sévère des émissions de télé-réalité contemporaines ; on ne peut pas sortir de la salle sans se demander, « mais jusqu’où ira-t-on ? » Les Hunger Games sont un événement cruel et inhumain qui mêle la barbarie des jeux romains à la stupidité des shows voyeuristes, mais on en redemande tous les ans. A moins que la jeune Katniss ne mette fin à ce cirque inhumain. A suivre dans Catching Fire (novembre 2013) et Mokingjay, les deux, voire trois derniers volets de la trilogie.

Date de sortie au cinéma : 21 mars 2012 (2h 22min)
Réalisé par Gary Ross
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth plus
Genre :  Science fiction

 

 

À lire aussi :

Alex Hyde-White : Trois jours (d'Hamlet)

Starbuck : David Wosniak, père de 533 enfants

I'm yours : Pour ceux qui ne croient plus au coup de foudre

Behold The Lamb : Un parcours initiatique sur fond de religion et de drogue

 

{fcomment}

LE BSC NEWS du mois

COuv BSCNEWS BRILLANTE JAN16

AU THÉÂTRE

AnnonceBCSJaoui300x300

Abonnez-vous au BSC NEWS

300X300 ABODEC2015

Publicité

PUB TOBIAS THOREY


 

 

 

Publicité

Syma Fevrier2016

A LA UNE

Pieter Aspe : les tribulations du commissaire Van In
Pieter Aspe : les tribulations du commissaire Van In
Publication : vendredi 5 février 2016 08:55

Par Marc Emile Baronheid - Si Brel avait connu l’univers des romans de Peter Aspe, il y aurait peut-être puisé matière à une autre chanson sur les Flamands. C’est que, chevillées au Plat Pays comme elles le sont, les tribulations du commissaire Van In et de sa pulpeuse amoureuse Hannelore, plongent le lecteur dans une truculence reconnaissable entre toutes.

Le bourgeois gentilhomme: une comédie-ballet… de qualité !
Le bourgeois gentilhomme: une comédie-ballet… de qualité !
Publication : jeudi 4 février 2016 18:44

Par Florence Yérémian - On ne se lasse jamais de regarder Monsieur Jourdain: siècle après siècle, ce drôle de bourgeois a si souvent été mis en scène qu’il semble faire partie de notre entourage. Poudré, enrubanné et burlesque à souhait, le voici aujourd’hui sur la scène du Théâtre Michel entouré, comme de coutume, de ses Maitres d’arme, de musique ou de philosophie.

Bd Music : Sarah Vaughan & Cabu
Bd Music : Sarah Vaughan & Cabu
Publication : jeudi 4 février 2016 07:35

Par Nicolas Vidal - Allez chiner du côté de Bd music qui vient de faire paraître 2 nouveaux opus de BD jazz composés d’une BD et de deux Cd. On se délectera, d’une part, de la discographie complète de Sarah Vaughan ou l’on retrouvera tous ses plus grands  titres sur deux CD incontournables.

Nicolas d’Estienne d’Orves : le dico d'un amoureux de Paris
Nicolas d’Estienne d’Orves : le dico d'un amoureux de Paris
Publication : mercredi 3 février 2016 08:13

Par Marc Emile Baronheid - A quoi bon une littérature hédoniste par temps de barbarie? Pour faire pièce à la violence, à l’aveuglement, pour réaffirmer que Paris n’a plus rien à prouver, sinon qu’elle demeure insubmersible,

Eddie Muller : la tradition des films noirs d'Hollywood
Eddie Muller : la tradition des films noirs d'Hollywood
Publication : lundi 1 février 2016 08:45

Par Marc Emile Baronheid - Jusqu’à la fin des années 1970, la plupart des films noirs, américains ou français, sont adaptés de livres publiés au sein de Rivages.

CINEMA

Steve Jobs : portrait en trois temps d’un visionnaire mégalomaniaque
Steve Jobs : portrait en trois temps d’un visionnaire mégalomaniaque
Publication : lundi 1 février 2016 08:27

Ce nouveau film consacré à Steve Jobs se focalise sur trois moments clef de sa vie : le lancement du Macintosh en 1984, celui du NeXTcube en 1988 (après son éviction de chez Apple) et la consécration de l’iMac en 98.

L'Odorat: un documentaire qui va vous chatouiller les narines
L'Odorat: un documentaire qui va vous chatouiller les narines
Publication : vendredi 29 janvier 2016 08:44

Par Florence Yérémian - Les odeurs représentent des perceptions particulières car elles sont intrusives et à l'essence même de nos émotions : sans qu'on s'y attende, elles peuvent nous surprendre au détour d'une rue ou nous replonger dans un passé lointain à la façon de la madeleine de Proust