Séquence 8 - LEs 7 doigts de la mainPar Julie Cadilhac-Bscnews.fr / Photo D.R /La compagnie canadienne Les 7 doigts de la main a collectionné depuis 2012 de nombreuses récompenses internationales. Plus d'un million de spectateurs dans 25 pays ont eu le plaisir de découvrir leurs spectacles intitulés LOFT, TRACES, LA VIE, PSY, PROJECT FIBONACCI ou encore PATINOIRE.

En 2012, sous la direction artistique de Sébastien Soldevilla d'origine franco-espagnole et de son épouse américaine Shana Carroll, ils présentent Séquence 8, une nouvelle perle circassienne dans laquelle on pourra découvrir les performances de huit artistes de talent. Ni tout à fait du cirque, ni tout à fait du théâtre, imprégnée également de danse, cette SÉQUENCE 8 devrait assujettir à son charme petits et grands. Ils sont en France bientôt et notamment pour le festival du Printemps des Comédiens. A ne rater sous aucun prétexte! Une petite merveille  qui allie poésie, performance et humour et que nous offre d'aussi talentueux que généreux circassiens! Entretien avec Sébastien Soldevilla, l'un des sept directeurs des 7 doigts de la main.

 

Comment est née cette aventure des 7 doigts de la main?

C'est un collectif de cirque qu'on a créé il y a à peu près dix ans; on s'était rencontré la plupart au Cirque du Soleil ou à l'Ecole Nationale de Cirque de Montréal et on a imaginé un premier spectacle qui s'appelait LOFT dans lequel nous avons fait de l'auto-mise en scène. Ensuite nous avons voulu faire de la mise en scène et avoir de nouvelles créations avec d'autres jeunes artistes. Dans Séquence 8, nous sommes deux à la mise en scène, Shana Carroll et moi-même.

Ce spectacle a changé de nom plusieurs fois: Momentum puis Quantum avant de se décider pour Séquence 8. Pourquoi?

C'est toujours délicat de trouver un nom; ce n'est qu'au fil du temps qu'on s'aperçoit qu'il y en a un qui colle mieux au projet. Dans une création en working progress, il y a des choses qui changent. Quantum, ça représente la plus petite source d'énergie qui est transmissible entre deux particules et on avait choisi ce nom parce qu'il y a un rapport à l'autre dans ce spectacle qui est omniprésent.

Quel est le concept du spectacle?

L'idée de départ? c'est un peu comment l'autre nous définit, quelle image on en reçoit et quelle image il nous renvoie de nous-même.

Toutes vos créations partent de gestes anodins, s'inspirent du quotidien?

Nos créations se construisent à partir de ce qu’apportent en bagage les artistes de cirque mais on ne compile pas des numéros; on fait au départ beaucoup d'improvisations pendant des semaines ce qui fait qu'on arrive à élaborer un langage qui nous est propre. On mélange beaucoup la danse, le jeu théâtral et le cirque parce qu'on aime particulièrement ça. Il y a des paroles et de la musique. On a toujours inventé un cirque autour de l'Humain; chez nous les artistes de cirque sont loin d'être des super-héros qui font des choses incroyables, ce sont des gens comme vous et moi et on s'attend à ce que les gens du public se rallient à cette cause, à ces personnes qu'ils voient sur scène et qu'ils arrivent au moins à comprendre un peu la personnalité des artistes.

Vous partez donc des savoir-faire de chaque artiste et à partird'improvisations, vous imaginez une trame narrative commune?

Tout à fait. Dans le cas des autres spectacles, la trame narrative était écrite avant mais avec Shana, on voulait dans cette création se laisser guider, voir où est-ce qu'elle allait nous emporter. On n'a pas mis de barrière. On a fait des improvisations qui étaient dirigées, bien entendu, par rapport à l'émotion que l'on voulait que ça dégage ou par rapport à l'histoire mais on s'est laissé la liberté de rectifier le tir après avoir vu où est-ce qu'elle pouvait nous amener.

Dans Séquence 8, quels agrés sont représentés?

Il y a des techniques de cirque traditionnel, du "mains à mains", du cerceau...il y a un jongleur avec des boîtes. Vous y verrez aussi du mât chinois,des acrobaties au sol. Les disciplines de cirque restent le premier medium que l'on utilise- elles sont un peu le langage du spectacle- et on les lie avec le jeu d'acteur et beaucoup de danse.

J'ai pu lire du travail de la compagnie des 7 doigts " on n'est pas tout à fait au cirque, presque au théâtre"...la parole est donc largement présente sur scène?

Pour le texte, dans Séquence 8, on est parti des improvisations mais après on a été obligé de fixer le texte à l'écrit notamment pour faciliter le travail d'un des artistes, Colin Davis, qui a beaucoup de texte. Il faut savoir aussi qu'on joue  dans de nombreux pays et donc il faut toujours adapter les paroles prononcées au pays où l'on joue. Pour l'instant, on se concentre sur la version française mais  ensuite il faudra réimaginer la version pour le Québec, puis pour les Etats-Unis et la Colombie.

Pourquoi une adaptation et pas simplement une traduction?

Il n'y a pas énormément de texte dans le spectacle mais le peu qu'il y a , il faut le réadapter. D'abord parce que l'humour est difficile à transporter. Ensuite, il faut que les gens sentent qu'on fait un spectacle pour eux; c'est un spectacle qui n'existe pas sans le public. D'ailleurs, dans ce spectacle, il y a un rapport fort instauré avec le public. On s'est posé la question du pourquoi le public est là, ici et maintenant, en quoi il va nous influencer et comment on va, nous artistes, les influencer. On voulait véhiculer l'idée qu'une fois que notre chemin se sera croisé, on sera changé à tout jamais. Il y a donc une réflexion sur l'Autre, sur l'Influence que l'on subit et sur ce que l'on retient. Et puis s'adapter- même à la taille d'une salle d'ailleurs- ça permet de garder le spectacle frais.

Dans Séquence 8, huit artistes: si vous nous disiez un mot sur chacun...

La plupart sont des artistes de cirque qui sont passés par l'Ecole Nationale de Cirque de Montréal. Ce sont des gens avec lesquels on a des atomes crochus. Il y en a même certains que j'ai entraînés à l'école,c'est le cas de Camille Legris et Tristan Nielsen qui font du "mains à mains". EricBates est probablement un des jongleurs les plus talentueux dans sa discipline: il fait des boîtes à cigares qu'il manipule. Devin Henderson et Colin Davis sont deux américains de l'Ecole de Cirque de San Francisco, qui sont passés aussi à l'Ecole de Cirque de Montréal, et que je connais depuis très longtemps - j'ai entraîné Devin alors qu'il avait cinq ans! Il en a aujourd'hui 20. Alexandra Royer est une jeune femme qui fait du cerceau ; il y a un français, Ugo Dario, qui vient de l'Ecole Nationale de Cirque de Châtellerault, qui travaille avec Maxim Laurin. Pour nos créations, on ne fait pas des auditions, on ne travaille pas avec des gens qu'on ne connait pas. On a besoin d'être sur la même longueur d'ondes par rapport à la qualité et aux attentes du cirque que l'on crée qui est différente d'autres compagnies.

C'est une création 2012. Quelles seront les premières dates?

On va jouer à Lyon aux Nuits de Fourvière et ensuite pour le Printemps desComédiens.

 

 TOUTES LES DATES:

FRANCE
- Lyon (69), Les Nuits de Fourvière Du 20 au 22 juin 2012
- Montpellier (34), Le printemps des comédiens Du 24 au 26 juin 2012
 - Dès le 26 février 2013 au Casino de Paris
 - Les 5 et 6 novembre 2013 au Théâtre de Nîmes ( 30)
 - Les 9 et 10 novembre 2013 au Carré à Sainte-Maxime
- Les 10 et 11 janvier 2014 au Théâtre de Grenoble.
- Du 30 janvier 2014 au 1 février 2014  au Théâtre Anne de Bretagne à Vannes (  56)

- Du 12 au 14 février 2014 à l'Espace des Arts de Chalon sur Saône

- Le 18 février 2014 à la Passerelle de Florange ( 57)

- Le 28 février et le 1 mars 2014 au Sémaphore de Cébazat (63)

- Du 18 au 22 mars 2014 au Théâtre d'Orléans ( 45)

- Le 24 mars 2014 au Théâtre Jacques Prévert d'Aulnay-sous-bois ( 93)

- Les 16 et 17 avril 2014 au Théâtre de Villefrance à Villefrance-sur-Saône ( 69)

- Les 27 et 28 juin 2014 au CNCDC Châteauvallon à Ollioules

ALLEMAGNE
 - Les 26,27 et 28 septembre 2013 à Dusseldorf pour le Festival

AUTRICHE
 -   Du 27 juillet au 3 août 2012 à Graz, Opera
- Du 27 novembre 2013  au 6 janvier 2014 à Salzburg / Winterfest
 
BELGIQUE
 - Du 21 au 24 novembre  2013 à Wolubilis à Bruxellles

MONACO
- Monte Carlo Du 20 au 22 juillet 2012

CANADA
- Montréal Complètement Cirque,La Tohu Du 5 au 15 juillet 2012
 - Du 23 juillet au 10 août 2013 à Sherbrooke, place Nikitotek.

ÉTATS-UNIS
- Philadelphie, Live Arts Festival &Philly Fringe Du 19 au 23 septembre 2012
-Boston, Cutler Majestic Theatre Du 27 septembre au 7 octobre 2012

 

Dernière minute

Dans les bacs

Abonnez-vous au BSC NEWS

300X300 ABODEC2015

Le BSC NEWS dans la poche !

BANNER APPLIS

 

 

A LA UNE

Rio : Favelas, les pavés sous la plage
Rio : Favelas, les pavés sous la plage
Publication : mercredi 4 mai 2016 10:38

Par Boris Henry - Rubeus et Nina vivent dans l'une des favelas de Rio de Janeiro. Leur mère, amoureuse d'un policier, est victime de la violence de celui-ci. Les deux enfants fuient et sont livrés à eux-mêmes. Rapidement, ils rencontrent des gamins des rues qui les accueillent, non sans réticence, au sein de leur groupe. Des habitants, voyant d'un mauvais œil ces enfants qui vivent de larcins, paient des policiers afin de les éliminer.

Le Très Court festival : du cinéma en trois minutes
Le Très Court festival : du cinéma en trois minutes
Publication : mercredi 4 mai 2016 09:42

Par Léopoldine Deriot - Le Très court festival est déjà adolescent! La 17ème édition du festival propose 150 films cette année. L’évènement ultra-connecté est organisé simultanément sur 5 continents, dans 30 pays, soit 80 villes, du 3 au 12 juin 2016. Après le court métrage, voici le format « très court »: 3 minutes d’images. Un laps de temps très restreint qui donne paradoxalement aux réalisateurs plus de liberté. Il faut aller droit à l’essentiel. La créativité et les expérimentations les plus spectaculaires sont permises grâce à un budget rendu alors plus accessible.

Le Marathon des mots : -expressions africaines à Toulouse
Le Marathon des mots : -expressions africaines à Toulouse
Publication : mercredi 4 mai 2016 09:31

Par Romain Rougé - La douzième édition du Marathon des mots se tiendra du 23 au 26 juin 2016 à Toulouse. Organisée en partenariat avec Toulouse Métropole, le Centre national du Livre et la Fondation La Poste, l’événement aura pour thème l’Afrique, représentée par des écrivains africains francophones, anglophones et lusophones.

Dans le jardin de l’ogre : récit viscéral sur l’addiction sexuelle
Dans le jardin de l’ogre : récit viscéral sur l’addiction sexuelle
Publication : mardi 3 mai 2016 15:59

Par Jonathan Rodriguez – Saisissant. Leila Slimani nous plonge dans le quotidien d’une sex-addict enfermé dans une dépendance insoutenable et puissante. Un récit captivant qui émeut autant qu’il accroche.

Outlander : Une saga épique au coeur des Highlands
Outlander : Une saga épique au coeur des Highlands
Publication : mardi 3 mai 2016 14:13

Par Florence Yérémian - L’histoire d’Outlander débute en Écosse au lendemain de la seconde guerre mondiale. Claire et Frank Randall ont passé cinq ans séparés l'un de l'autre : elle, en tant qu'infirmière, lui comme espion à la solde des Britanniques. Afin de ressouder leur couple, ils entament une seconde Lune de Miel dans la mystique cité d’Inverness. Tandis que les habitants s’apprêtent à célébrer la fête de Samhain, Claire disparaît au cœur d'un sanctuaire nommé Craig na Dun. Sans trop comprendre, elle se retrouve transportée sur le même site mégalithique… deux cent ans auparavant ! Perdue dans les  Highlands en plein soulèvement Jacobite, elle va devoir faire face aux croyances ancestrales et à la haine des Écossais pour le peuple anglais. Surnommée « La Sassenach » par le clan Mac Kenzie, elle se voit contrainte d’épouser un certain Jamie Fraser pour échapper aux poursuites du terrible Black Jack, un capitaine britannique qui s’avère être l’ancêtre direct de son premier mari…

CINEMA

Les Habitants : le regard attendri et avisé de Depardon
Les Habitants : le regard attendri et avisé de Depardon
Publication : mercredi 20 avril 2016 10:20

Par Jonathan Rodriguez - Hymne à la vie, à la singularité, au peuple, au multiculturalisme, le nouveau film de Raymond Depardon est un peu tout ça à la fois. Le plus célèbre des documentaristes français est parti d’un postulat très simple : un tour de France en caravane pour aller à la rencontre des gens, les écouter parler en toute liberté. Charleville-Mézières, Nice, Calais, Sète… le cinéaste a choisi 15 villes, qui ne sont pas le fruit du hasard : « Je voulais parler de la France des villes moyennes, des gens de la ville. Je voulais confronter le Nord et le Sud, qui sont des particularités fortes du pays, de mettre à l'image une diversité » nous-a-t-il confié lors d’une rencontre.

Démolition: un film qui s’enlise dans la métaphore
Démolition: un film qui s’enlise dans la métaphore
Publication : mercredi 20 avril 2016 09:27

Par Florence Yeremian - Davis travaille dans la finance. Suite à un accident de voiture, il perd sa femme et se retrouve seul, face à lui même. Incapable de faire son deuil, il entame une série de courriers destinés à un service de réclamation. Ces lettres sont censées demander un remboursement mais elles permettent surtout à Davis de déverser anonymement ses pensées au fil du papier. Le hasard faisant bien les choses, ces confessions happent l'attention de Karen Moreno, une jeune femme en mal de vivre, totalement accro à la drogue. Poussée par la curiosité et la compassion, elle décide spontanément d'aller voir Davis. La rencontre de ces deux âmes en peine va étrangement les mener vers une nouvelle façon d'appréhender la vie.

La Toile