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Comment vous est venue l’idée de cette saga romanesque revisitant les mythes grecs ?
J’ai toujours été passionnée par la mythologie grecque. Sur les bancs du collège, les cours d’histoire, lorsqu’ils abordaient ces chapitres, me faisaient rêver. Pourtant, je regrettais aussi de ne pas pouvoir aller plus loin. Thésée, par exemple, on connaît de sa légende le fameux épisode du Minotaure, du Labyrinthe et du fil de cette pauvre Ariane ensuite abandonnée à Naxos. Mais que s’est-il passé avant, après ? J’avais envie de comprendre le personnage à la lumière de sa vie, dans sa globalité. Je me suis documentée, et j’ai découvert tellement d’histoires, de péripéties, d’anecdotes riches de symboles, que je voulais les partager. J’ai recoupé de nombreuses sources, comme des pièces de puzzle, et j’y ai ajouté un personnage (Stefanos Alias, 14 ans) moderne.
Vous avez déjà publié un roman contemporain (Mesdames, souriez, Fayard, 2005) et un essai consacré à l’anorexie (Tu peux sortir de table, Fayard, 2008). Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire pour la jeunesse ?
Ma part enfantine, je suppose ! Quand j’avais une dizaine d’années, j’écrivais déjà des aventures où cohabitaient magie, monstres, princesses et chevaliers. En grandissant, je suis passée à des thématiques plus adultes, tout en caressant l’espoir de « reconnecter » avec une partie de mon imaginaire d’enfant. La présence d’un petit bonhomme de 11 ans dans ma vie (le fils de mon mari), m’a très certainement aidée !
Selon vous, la littérature jeunesse ne s’adresse-t-elle qu’à la jeunesse, et plus particulièrement votre série Les Conjurés de Niobé ?
J’ose espérer qu’un public adulte peut s’y intéresser. Ne serait-ce que pour une raison culturelle : il n’y a pas d’âge pour relire les mythes ! De plus, j’ai vraiment essayé d’être fidèle aux grandes versions qui ont traversé les siècles. Même si j’ai dû privilégier certains textes.
Pourquoi revisiter les mythes grecs aujourd’hui ? Pensez-vous qu’ils aient quelque chose à nous dire et à nous apprendre sur notre monde actuel ?
C’est un peu banal de le dire, mais toutes les histoires actuelles du monde, tous les dilemmes, toutes les thématiques qui nous paraissent d’actualité, étaient déjà présentes dans ces légendes. L’Œdipe qui a fait couler tant d’encre au XXe siècle en psychanalyse nous vient directement de Sophocle, bien sûr. Les exemples, connus et moins connus, sont nombreux : l’égalité hommes-femmes est un problème qui se posait déjà entre Zeus et Héra ; etc.
Le père de votre héros n’est autre qu’Aristée, le dieu des abeilles. On sait aujourd’hui que la disparition des abeilles aurait des conséquences écologiques désastreuses sur notre écosystème. Etait-ce une volonté de votre part d’ancrer votre récit dans des problématiques aussi contemporaines ?
Bien vu ! C’est l’une des raisons pour lesquelles Zeus missionne Stefanos : le maître de l’Olympe imagine qu’Aristée reviendra de son exil si son fils accomplit des exploits. Parce que le blason familial sera redoré… Zeus s’est rendu compte de l’importance capitale du dieu des Abeilles, de la Chasse et de l’Elevage, dans le monde d’aujourd’hui en plein dérèglement.
Dans votre roman, les dieux grecs sont délaissés par les humains et accomplissent leur destin dans les mythes qui leur sont consacré avec une certaine lassitude, voire un certain dépit. Que serez, selon-vous, un monde où plus personne ne connaîtrait ces grands mythes fondateurs ?
Un monde sans valeurs et sans espoirs ! Sans énergie pour accomplir de grandes choses. « Que serions-nous sans le secours de ce qui n’existe pas ? » (Paul Valéry)
Diriez-vous, comme Mirabeau au XVIIIe siècle, que le polythéisme favorise la sociabilité et la tolérance ?
Je n’avais jamais envisagé les choses sous cet angle, mais pourquoi pas ! Ce qui me plaît, c’est que les dieux de la mythologie grecque (et de toutes les mythologies, d’ailleurs !) ressemblent aux hommes… Et par là-même, ne serait-ce pas la preuve que les hommes ont une part « divine » en eux, créatrice, capable du meilleur ?
Que diriez-vous aux lecteurs du BSC News pour leur donner envie de lire votre roman ?
Quoi ? Tout ce que je viens de raconter n’a servi à rien ?

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