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Par Nicolas Vidal - BSCNEWS.FR / Wells Tower, assis derrière ses livres, arborent des lunettes d’aviateur où je ne vois que mon reflet. Il me tend poliment la main et lorsque je commence à tenter de pénétrer les secrets de son écriture, son sourire s’élargit, son débit s’accélère. Son enthousiasme à me répondre est une véritable bénédiction pour le passionné de littérature américaine que je suis. Entre le plaisir à lire ce premier livre et l’écrivain assis en face de moi, il n’y aucun recul, ni disparité. Wells Tower est bel et bien le futur grand écrivain américain que je pressentais. A ce compliment, il sourit presque gêné, s’empare de l’un de ses livres «Le lien fraternel» et me dit « Il faut absolument que vous lisiez celui-ci, il est le prolongement de l’une des mes nouvelles ». Il l’ouvre à la première page, prend un stylo et écrit « To Nicolas, with gratitude, Wells». A la politesse de cet homme charmant, je vous incite à plonger dans les lignes de Wells Tower. Ses premières nouvelles sont autant de bijoux pour la nouvelle littérature américaine. Et il y a fort à parier qu’il deviendra sous peu un écrivain incontournable au pays de l’Oncle Sam.

Wells, pouvez-vous nous expliquer le titre de ce livre ?J’ai découvert un texte qui parlait d’une histoire de Vikings qui ont débarqué en Angleterre. Après leur départ, les survivants ont utilisé cette expression pour décrire la situation de chaos qui régnait. J’ai trouvé cette phrase poétiquement très forte.


Pourquoi avoir choisi le genre de la nouvelle pour votre premier livre, Wells ?
C’est un genre qui pour mon premier livre me convenait parfaitement. C’était en somme un bon moyen de m’exprimer et d’aborder différentes histoires dans un seul livre. Je trouvais cela plus percutant.

Les chutes de vos nouvelles sont très énigmatiques. On a l’impression à la lecture que la nouvelle à elle seule est une chute. Quel est votre avis ?
Je pense que les lecteurs se prennent d’affection dans la nouvelle pour un personnage puis pour un autre. Il y a une sorte d’effet de balancier dans la lecture. J’ai essayé de trouver un équilibre dans cette approche de la lecture et de mes personnages. Même si ce ne sont pas des fins très classiques, je pense que le lecteur saura trouver par lui-même le destin qui attend les personnages.


Est-ce que finalement vos personnages ne sont-ils pas des anti-héros ?
Il n’y pas vraiment de héros mais plutôt des situations qui peuvent conduire les gens à réagir en héros. C’est bien souvent une histoire de malentendus.


Dans la nouvelle «Un lien fraternel», n’est-ce pas une approche saisissante de la rédemption que vous avez voulu donner à cette histoire, Wells ?
Ces deux frères souhaiteraient s’apprécier et s’aimer d’un lien fraternel mais leurs histoires respectives ne leur permettent pas d’accéder à cette envie pourtant partagée par les deux. Je n’avais pas prévu d’écrire un recueil de nouvelles. Mais j’ai trouvé qu’elles avaient toutes un point commun : l’amour du lien familial et des relations fraternelles.


Pour rebondir, pouvez-vous nous éclairer sur la nouvelle intitulée « En bas de la vallée», quel est l’état d’esprit de ce père déchu, contraint d’aider son rival alors qu’il se retrouve en huis clos dans une voiture en présence de sa propre fille ?

Le personnage veut montrer à son rival qu’il est lui aussi un bon père. Lorsqu’il tente de le défendre lors de la bagarre dans le bar, il est une nouvelle de plus humilié.


Avez-vous prévu de passer au roman, Wells ?

Oui pour mon prochain livre. Ce sera en effet un roman qui sera assez épais et qui parlera du lien familial et de la famille en général.


Est-ce que vous allez vous servir de ce premier livre pour écrire le suivant ?
Il y aura des situations et des émotions similaires dans mon prochain livre qui influenceront les personnages. Mais sûrement que je serais moins dur avec eux que je l’ai été dans « Tout piller, tout brûler».
Quand est prévue sa publication ?
J’ai commencé à travailler dessus mais il devrait paraître d’ici deux ans car ce sera manifestement un gros livre.

- Wells Tower " Tout piller, tout brûler" Editions Albin Michel - Collection Terres d'Amérique ( copyright photo - Suzanne Bennett)

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