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The beach boys - pet soundsPar Alexandre Roussel - Bscnews.fr /
Le Panthéon : The Beach Boys – Pet Sounds

L’album Pet Sounds des Beach Boys est à l’histoire de la pop music ce que Raymond Poulidor est au Tour de France, un éternel second. Le sempiternel second au sein des classements élisant les meilleurs disques rocks de tous les temps (grande tendance depuis quelques années). Il faut avouer que cette maudite place est un peu de leur faute. Car sans Pet Sounds point de première place voire de conception du Sergent Pepper des Beatles (rien que pour cela merci messieurs les surfeurs) . Eh oui, tout ceci est une petite affaire de surenchère créatrice, de dialectique pour les plus intellos. Nous sommes début 1966 et Brian Wilson, déjà cerveau du groupe découvre l’inattendu Rubber Soul des quatre de Liverpool . C’est une claque musicale. Rapidement Wilson décide de se mettre au travail avec acharnement pour n’être pas surclassé. Jusque ici, les Beach Boys étaient un excellent groupe à singles sucrés et pétillants proposés par le binôme Mike Love et Wilson. Mais ce dernier est ambitieux et se rend vite compte que les œuvres importantes viennent d’Outre Atlantique ou de la Côte Est des Etats-Unis et qu’il serait temps d’intégrer la Californie au grand cirque rock. Wouldn’t it be nice gentlemen ? Cette Californie qui possède de solides arguments que certains de ses filles et fils ne vont pas tarder à faire connaître (The Doors, Love, Jefferson Airplane, …). Cependant, rien de mieux que le contre-pied pour se faire entendre. Adieu ciel bleuté et surf sous le bras, bonjour amours contrariés. Mais attention, le groupe ne touche pas à ce qui a fait son identité musicale. Wilson, qui devient rapidement le seul maître de cérémonie du disque, insuffle juste son génie baroque . Au final, un bijou d’orfèvrerie fait main qui n’a rien perdu de son éclat quarante-quatre ans après. Wouldn’t it be nice, véritable générique d’ouverture, nous radie, dès les départ, les oreilles. Juste après, c’est toute la symphonie solaire que Wilson entend dans sa tête qui se déploie. Des complaintes adolescentes tissées dans le velours (You still believe in me, That’s not me, Don’t talk, Caroline No). Des instrumentaux tantôt cool et flamboyant (Pet Sounds), tantôt clinquant et classieux comme une nuit d’été sur Malibu (Let’s go away for awhile). Avec Sloop John B, le groupe frôle la perfection de son art, tout comme avec cet autre diamant qu’est God only Knows. Wilson y opère un tour de force en convoquant en moins de trois minutes les Beatles, les Kinks et les Zombies. Le reste tient de la prière amoureuse pour toute une génération d’Américains assoiffés de nouveaux horizons. Brian Wilson avouera, quelques années plus tard, que durant l’enregistrement de Pet Sounds, il lui semblait avoir un halo de lumière au-dessus de la tête. Nous sommes prêts à le croire.

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