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Les Cave Singers avaient rencontré un joli succès critique en 2007 avec leur premier album, Invitation Songs. De mon côté, je leur avais donné rendez-vous au second album, parce que même si “Dancing on Our Graves” est l’un des meilleurs morceaux de 2007, le reste de l’album ne m’avait pas accroché plus que ça. J’honore ce rendez-vous, avec un peu de retard puisque le disque est sorti en août dernier, mais aussi avec la satisfaction d’avoir eu raison d’attendre.
Welcome Joy ne possède pas de chanson aussi puissamment géniale que “Dancing on Our Graves” mais est beaucoup plus constant dans l’excellence. Il n’y a pas de mauvaises chansons, tout simplement. La musique du groupe de Seattle est la bande-son idéale d’un road-movie.
Personnellement, je m’y sens instantanément confortable. Elle m’est familière. Ça me change des nouveaux trucs expérimentaux dans lesquels il est difficile de “rentrer”, difficile de coller ses images sur la musique, difficile de s’approprier.Il suffit de peu de choses pour adorer un groupe, j’ai lu une critique du NME je crois qui disait que la voix du chanteur rendait l’album inécoutable. Je n’ai pas bien compris car j’ai instantanément adoré la voix de Peter Quirk. Si vous écoutez Invitation Songs et Welcome Joydans la foulée, vous aurez peut-être l’impression que Pete a vieilli de 30 ans. Ce disque m’a rappelé la BO d’Into the Wild par Eddie Vedder. Il est toujours ancré dans la folk (la nostalgique “Summer Light”, qui porte très bien son nom), mais se permet sur plusieurs pistes des incursions du côté du rock, voire du classic rock (”At the Cut”).
Mes morceaux préférés sont ceux qui m’accrochent dans les 5 secondes. Avec de préférence à l’intérieur un joli petit riff de guitare. En ce sens la première moitié du disque est parfaite. La montée en puissance de “Leap” est délicieusement euphorique, “Hen of the Woods” aurait eu sa place dans la playlist Félicité… “Shrine”, ses trois premières minutes à base de bongos, son ambiance de fête tribale sur une plage californienne, sort un peu du lot, et j’aurais bien aimé qu’elle décolle un peu plus tôt, mais on peut pas tout avoir.La seconde moitié est beaucoup plus folk, mis à part “I Don’t Mind” que je zappe à chaque écoute. Les morceaux ne sont pas individuellement très mémorables, c’est plus une ambiance, un ressenti que j’adore. J’aime m’y lover et laisser images et souvenirs m’envahir. Mention spéciale à “Bramble”, la dernière chanson de l’album, que je trouve particulièrement puissante émotionnellement. Très simple et très belle. Je reviendrai souvent à Welcome Joy, j’espère que vous y trouverez la même chose que moi !
Sortie le 18 août 2009 (Matador)

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