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Je découvre Archie Bronson Outfit avec cet album. Evidemment, depuis ma première écoute de Coconut, j’ai écouté les deux précédents, dontFur, le 1er, produit par un certain Jamie Hince (The Kills). Mais c’est sans rien connaître du groupe, de leur réputation, de leurs antécédents, et donc sans aucun a priori que Coconut m’est arrivé dans les oreilles lors d’une énième razzia chez mes dealers d’albums préférés. Ils sont donc Anglais, ce disque est leur troisième, il est produit par Môssieur Tom Goldswhorthy (DFA Records), et je l’adore.
J’sais pas si vous êtes au courant, mais il y a une réédition du Raw Power des Stooges qui devrait arriver incessamment sous peu dans les bacs - une expression en voie de disparition - et qui devrait être absolument merveilleuse. Je vous en reparlerai. Coconut n’a pas grand-chose à voir avec la merveille du groupe d’Iggy Pop, à part sur “Wild Strawberries”. Ce morceau à lui seul vaut que vous vous attardiez sur l’album. Pfffouah. Quelle puissance, les enfants ! 2′40″ d’une vague psyché foudroyante et sans compromis, puis 23 secondes de calme pour fermer votre bouche et remettre votre cerveau à l’endroit. RaaaAAAh quel pied !
Niveau psychédélisme, le trio anglais avait frappé fort d’entrée avec “Magnetic Warrior”, un morceau mastodonte que j’imagine très bien joué sur les flancs d’un volcan en pleine éruption, la barbe de Sam Windett prenant feu, tous les membres du groupe se transformant en démons cornus, enfin vous voyez le genre. C’est plus du rock fiévreux à ce niveau-là, ça sent carrément le souffre ! “Wild Strawberries” et “Magnetic Warrior” sont deux des trois gros délires jouissifs et psychédéliques du disque et, vous vous en doutez, mes morceaux préférés. C’est comme ça, j’aime les trucs puissants qui me mettent des images de volcans et de démons en tête. Je m’étonne moi-même de ne pas aimer le métal à vrai dire.

Coconut est un disque très bizarre. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, il n’est pas non plus uniformément excellent, le très folk et surtout très répétitif et lassant “Hunt You Down” m’a fait bailler à de nombreuses reprises tandis que “Run Gospel Singer”, aussi bizarrement joyeux soit-il, me sort par les trous de nez.Il y a donc des moments vraiment à chier, et d’autres absolument géniaux. Prenez “Shark’s Tooth”, le single, digne des plus grands morceaux des Flaming Lips, terriblement groovy, le groupe trouvant l’alchimie parfaite entre disco et garage punk. Et croyez-moi, pour que ça me plaise, c’était pas gagné. Ils transforment l’essai - oui, j’ai regardé le rugby dimanche - sur “Hoola”, une des chansons les plus accessibles du disque. En fait j’ai un peu perdu la notion d’accessibilité, donc peut-être que ce morceau vous semblera aussi obscur qu’une b-side de krautrock irlandais, mais j’en doute. C’est post-punk, c’est accrocheur, c’est excellent. Il y a même une voix féminine enchanteresse (dieu sait qu’on ne trouve pas ça dans le krautrock irlandais).

Et, sorti de nulle part, un morceau délicieusement funky. Résumons : un volcan, des démons cornus, des baillements, de la disco, du garage punk, du post-punk groovy et maintenant, du funk. What the fuck. C’est complètement inattendu et le pire, c’est que c’est sacrément efficace. On dirait du Gang of Four pour sortir la référence incontournable, mais ça m’a surtout fait penser au Tom Tom Club de Tina Weymouth. “Chunk” n’est que le 4ème morceau, mais arrivée là j’en avais déjà pour mon argent (si j’ose dire).

La seconde moitié du disque est plus décevante, mise à part “Harness (Bliss)”, qui semble aller de pair avec “You Have A Right to A Mountain / One Up On Yourself”, le troisième missile thermonucléaire psychédélique de l’album. Percussions tribales, ambiance très space, ce morceau est juste complètement timbré. Il n’atteint pas les niveaux de puissance frénétique de “Wild Strawberries”, mais il m’a sacrément impressionné également.

Grand album, même si ça me semble évident qu’Archie Bronson Outfit peut faire encore mieux et je ne doute pas qu’ils y arrivent. Coconut s’impose en tous cas comme l’un de mes albums préférés de l’année !

Sortie le 1er mars 2010 (Domino Records)

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