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Lisbonne : l'Alfama, l'âme de Lisbonne et le fado
Publication : dimanche 4 décembre 2016 17:10
Lisbonne : l'Alfama, l'âme de Lisbonne et le fado

Par Nicolas Vidal ( depuis Lisbonne) - Parler de Lisbonne sans faire allusion au fado serait une présentation erronée. Il suffit pour s'en convaincre de se promener dans le célèbre quartier de l'Alfama avec ses rues étroites, pentues et embriquées les unes dans les autres. Vous passez de Largo en Largo comme autant de promesses vers de nouvelles curiosités. Rien n'est comparable à l'Alfama où chaque rue à sa propre existence et ses propres codes.

Lisbonne : une cité riche, culturelle et dépaysante
Publication : vendredi 2 décembre 2016 20:51
Lisbonne : une cité riche, culturelle et dépaysante

Par Nicolas Vidal - ( Depuis Lisbonne)  Lisbonne, la capitale du Portugal, nichée sur la rive droite de l'estuaire du Tage est une destination privilégiée pour un long week-end et ce pour de nombreux européens. Elle incarne à elle seule des images et des représentations pour celles et ceux qui n'y sont jamais allés : le fado, le tramway mythique de la ligne 28,  le quartier romantique de l'Alfama, l'air vivifiant de l'océan ou les petites rues entrelacées du vieux Lisbonne qui sont autant de promesses de découvertes.

Nicola Sergio : l'improvisation au piano jazzy et délicate
Publication : mercredi 30 novembre 2016 23:37
Nicola Sergio : l'improvisation au piano jazzy et délicate

De Florence Yérémian - A l’occasion de son nouvel album, Nicola Sergio rend un hommage insolite au compositeur calabrais Francesco Cilea. A travers une dizaine de morceaux, il réinterprète les thèmes de ses arias d’opéra en mode jazzy: passant de l’Arlésienne à l ‘Adriana, il dépoussière ces oeuvres lyriques en leur insufflant une sonorité ambrée et ondoyante.

Méditerranée : le rêve d'Edmond Baudoin
Publication : dimanche 4 décembre 2016 12:58
Méditerranée : le rêve d'Edmond Baudoin

Par Boris Henry - Une petite fille, allongée sur le ventre est sur une plage face à la mer. Le texte précise qu’elle ne dort pas, ne rêve pas et que la Méditerranée se souvient. Les pages suivantes confrontent des peintures de la mer à des textes parlant de la fillette et des siens, de ses rêves et aspirations - découlant des explications de ses parents - une fois qu’elle aura franchie la Méditerranée et qu’elle vivra dans un pays du Nord.

Nicolas Otero : confessions d'un enragé en BD
Publication : mardi 29 novembre 2016 08:54
Nicolas Otero : confessions d'un enragé en BD

Par Boris Henry - Nicolas Otero signe un récit atypique, foisonnant et inégal, mais d’une énergie et d’une force rares. Prêts à vivre une expérience décoiffante ? Âgé de quatre ans, Liam se fait mordre au visage par un chat.

Galerie Daniel Maghen : des enchères records sur la BD chez Christie's
Publication : jeudi 24 novembre 2016 18:08
Galerie Daniel Maghen : des enchères records sur la BD chez Christie's

Par BSCNEWS - Le samedi 19 novembre, la Galerie Daniel Maghen fondée par Daniel Maghen et Christie's la prestigieuse société de ventes aux enchères britannique ont organisé la 4ème vente aux enchères de Bande Dessinée qui a généré un total de 3 335 980 €. Une nouvelle fois, cette vente qui comptait 210 lots, a connu un succès retentissant pour ces enchères dédiées à la bande dessinée et à l'illustration.

Librairie Le Port de Tête : Une certaine attitude - L’interview d’Erick BlackburnÉric Blackburn, jeune libraire propriétaire avec ses deux associés, d’une des librairies les plus chouettes du Plateau Mont-Royal, Le Port de Tête. Une librairie qu’on aime pour ces choix de livres d’occasion ou neufs jamais conformes à la masse, pour son cadre sobre et clair, ses libraires cultivés, hyper renseignés et toujours disponibles pour discuter et conseiller, ses lancements au fromages/charcuteries/vin à profusion où l’on rencontre toujours une faune créative et étonnante.

Librairie Le Port de Tête : Une certaine attitude - L’interview d’Erick Blackburn

Tu as fait une maîtrise en littérature. Je sais que tu as eu à choisir entre une carrière d’écrivain et une carrière de libraire et tu as choisi la librairie ? Pourquoi ? Comment ça s’est fait ?
Érick Blackburn : Je n’ai pas fait de maîtrise en littérature (en création littéraire, en fait), puisque je ne l’ai pas terminée. J’aurais beaucoup aimé écrire, mais je n’ai jamais eu l’intention de faire une carrière d’écrivain. J’ai essayé d’écrire un roman, je trouvais ça nul, je l’ai jeté, c’est tout, puis j’ai fait autre chose. La librairie répondait à mon amour des livres ainsi qu’à mon goût du commerce, alors ça c’est enchaîné facilement…

Quelles sont les caractéristiques que tu mettrais en avant pour spécifier Le Port de Tête ? As-tu créé la librairie avec tes associés parce que tu considérais qu’il y avait un manque à Montréal ?
Je suppose que Le Port de tête est né d’un certain ennui, tout simplement : celui que nous éprouvions à travailler avec des livres qui ne nous intéressaient pas. Par manque d’intérêt nous n’étions pas en mesure d’apprécier la compagnie des livres de spiritualité, d’ésotérisme ou de psychologie populaire, ni celle des best-sellers et autres machines à profit. Le Port de tête n’ouvre donc pas ses tablettes à ces ouvrages, qui sont de toute façon très bien représentés par une myriade de librairies, de dépanneurs, de pharmacies, de supermarchés, de stations de métro, etc. Nous voulions proposer des livres plus originaux, présenter de petits éditeurs méconnus, passer beaucoup de temps à parler des livres que nous aimons, nous établir dans une certaine communauté d’esprit, travailler avec des gens qui partagent notre rythme, notre esthétique, nos valeurs. Bref, être chez soi, c’est essentiellement ça qui nous a motivé.

Quelles sont pour toi les qualités non négociables d’un libraire ? Et ses défauts ?

Outre la culture générale, bien sûr, et l’ouverture et l’amour du prochain et toutes ces choses belles et bonnes, un bon libraire ne fait pas de compromis sur la qualité des titres qu’il veut en stock. Il doit donc employer une grande partie de son temps à discuter, à écouter les suggestions des clients, à fouiller, gratter, scruter, découvrir. Dans plusieurs librairies, le problème, non pas des libraires, mais surtout des employeurs, consiste à croire qu’un libraire qui discute avec un client est payé à ne rien faire… moi j’ai presque tout appris en librairie, en discutant…
Quels sont les critères selon lesquels vous choisissez les livres d’occasion et les nouveautés ?
Nous choisissons les livres en fonction de nos connaissances. Paradoxalement, et sans vouloir nous vanter, plus elles sont étendues et plus la sélection est restreinte. À nos yeux, ceux qui veulent tout avoir ne savent pas ce qu’ils veulent. C’est pourquoi, lorsque j’entre dans certaines librairies, essentiellement de grandes surfaces, je me sens comme dans un brouillard. Il n’y a pas de ligne éditoriale, pour ainsi dire. Ça ne fait que sentir la grosse business. Quant un patron n’est jamais sur le plancher et qu’il oblige ses libraires à travailler comme il l’entend, je le ressens, et en général ce n’est pas invitant… Au Port de tête les libraires s’expriment autant qu’ils le veulent et participent activement à la constitution du fonds, ils SONT la librairie au même titre que les propriétaires, il y a donc une forme nette et une ligne claire…

Qu’est-ce qui pour toi fait la singularité de la littérature québécoise ? Comment dirais-tu qu’elle a évolué dans les 20, et 10, dernières années ? Quelle est l’évolution que tu lui souhaites encore ?
Je dois malheureusement dire que je ne suis pas un grand lecteur de littérature québécoise contemporaine. L’essentiel de mes lectures se situe dans le corpus des années 50 à 80, avec quelques percées dans la production actuelle. Mes constats sont très généraux, à savoir que la littérature québécoise s’inscrit aujourd’hui dans une mouvance plus occidentale et les thèmes qu’elle développe rejoignent des questionnements plus universels. Elle est plus mature, plus avant-gardiste et moins en phase avec la littérature française. Elle s’enrichit aussi de nombreuses voix, souvent d’origines différentes, et gratte autrement le bobo de la langue et de la question identitaire, ce qui apporte beaucoup de fraîcheur.
Je ne lui souhaite que deux choses : un foisonnement digne des littératures décloisonnées, et des éditeurs téméraires qui ne craignent pas de s’aventurer dans les marges. Heureusement, il y en a de plus en plus…

Toi, que lis-tu ? Donne ton top 5 de tes auteurs favoris tous temps, pays, langue et âge confondus ?

Je suis un grand admirateur du travail de Homère, Dostoïevski, de Gombrowicz, de Torrente Ballester, de Sabato et de Dürrenmatt. Mais ce que j’affectionne par-dessus tout, je le découvre aujourd’hui, ce sont des livres comme «Dans le nu de la vie», de Jean Hatzfeld, ou encore «Les Disparus», de Daniel Mendelsohn, ou bien «Jan Karski», de Yannick Haennel, que je viens tout juste de terminer. Des livres qui montrent l’étendue de la complexité de l’homme, ou bien celle de sa monstruosité…
Je sais que tu viens d’avoir un petit garçon. Aimerais-tu qu’il lise ? Que feras-tu pour stimuler sa curiosité pour la littérature ?
S’il développe une aversion pour la lecture ou s’il n’aime simplement pas lire, j’aurai quelques interrogations!
Par ailleurs, c’est peut-être naïf et j’aviserai avec la pratique, mais je crois que de vivre parmi les livres et de partager son goût pour la lecture avec l’enfant devrait suffire à donner l’impulsion initiale nécessaire. Chez nous, presque aucun livre n’est sacré, le petit prend celui qu’il veut.
Et chaque dodo est précédé d’une histoire…

Quel est ton top 5 dans les livres à paraître en 2010 dans les prochains mois ?
Euh… Le Port de tête ne s’intéresse pas tous azimuts à l’actualité littéraire même si nous lisons Le Monde, Le Devoir et quelques excellentes revues comme Le Matricule des anges, OVNI et Le Bathyscaphe. Ce qui nous intéresse, c’est la littérature dans son ensemble. Le Port de tête est une librairie de fonds, neuf ou d’occasion, c’est sa particularité la plus importante. Nous recevons les offices d’éditeurs, certains de manière systématique, mais ce n’est pas le cas pour la plupart, loin s’en faut.
Il m’est donc absolument impossible de répondre à cette question pourtant toute simple !
Oui, c’est original… La prochaine fois peut-être, quand le représentant sera passé…

Librairie Le port de tête 
262, Avenue du Mont-Royal Est 
Montréal (Québec) H2T 1P5 - Canada 

Téléphone : 514-678-9566 
http://leportdetete.blogspot.com/
Par Aline Apostolka - Correspondante du BSC NEWS MAGAZINE à Montréal

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