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Les textes d'Eric Van Hamme sont musclés, rythmés, ils frappent au sens propre comme au sens figuré.Il ne faut pas s’y tromper. « J’aimerais vivre un jour encore » n’est pas un appel désespéré. Enfin pas seulement. Pas toujours. Dans les cinq nouvelles qui composent le recueil du même nom (publié chez Actilia Multimédia) passent aussi l’espoir, l’envie, l’humour. La vie, en un mot, avec tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle pourrait être… en mieux ou en pire. Alors chacun fait avec, ou essaie. Parfois s’annoncent des lendemains riants, parfois… parfois on sait que le soleil ne se lèvera plus.

La première nouvelle, sombre et misérabiliste, laisse craindre le pire : Eric Van Hamme va-t-il asséner à ses lecteurs, durant deux cents pages, une vision aussi pessimiste et hagarde du quotidien ? Tous ses personnages seront-ils, à l’image de la jeune Caro, qui vient de louper son bac, seuls et désespérés ? Non, bien sûr. Même si beaucoup doivent faire face au destin, à la « faute à pas de chance », certains parviendront à se relever, à rebondir…

Eric Van Hamme écrit avec punch. Ses textes sont musclés, rythmés, ils frappent au sens propre comme au sens figuré. Par leur violence parfois, par leur justesse toujours… Lisez l’histoire de Stéphane Béguin, persuadé qu’il va mourir à l’âge de 33 ans, et qui refuse de prendre rendez-vous chez le médecin tellement il est effrayé à l’idée d’y aller ; suivez Lucas Ickx dans la recherche de ses origines ou découvrez les mésaventures de Tonio et de ses amis – ou prétendus tels… Et vous comprendrez.
Vous comprendrez qu’Eric Van Hamme a de l’imagination et de l’énergie à revendre. Qu’il maîtrise de nombreux registres, du mystère à la farce délirante, de l’hymne à la gastronomie au drame social. A chaque fois, il utilise le ton juste qui puise dans le quotidien sa richesse, sa vivacité, même s’il en ramasse parfois les clichés et quelques verbiages inutiles.
La nouvelle « La dédicace » est vraiment hilarante. Eric Van Hamme fait preuve d’un beau sens de l’auto-dérision et de l’attaque acerbe. Sa caricature du milieu de l’édition est férocement drôle et son portrait de l’éditeur « number one » à pleurer de rire. La plume, gonflé d’arrogance et de fatuité, si persuadé de son destin et de son talent, est tout heureux de signer un contrat d’éditeur pour son roman, « Le cœur transpercé » refusé par toutes les grandes maisons de la place parisienne.
Le tout pour la modique somme de 2 000 euros, quand même, comme participation aux « frais de création ». Quand une séance de dédicaces en grande surface tourne à la catastrophe, les masques tombent et l’éditeur exige son dû. Comme il le déclare à Laplume avec un cynisme qui réveillera bien de mauvais souvenirs aux apprentis auteurs, le contrat est très clair : « Vous auriez du prendre la peine de [le] lire avant de signer, vous auriez dû faire ce que je ne fais pas ».
Avec « J’aimerais vivre un jour encore », Eric Van Hamme offre, plus qu’une galerie de personnages, de véritables tranches de vie, dans toute leur rudesse et leur âpreté, mais presque toujours porteuses de l’espoir d’un lendemain.

Eric Van Hamme, « J’aimerais vivre un jour encore », Actilia Multimédia, 193 p., 12€.
Olivier Quelier

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