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Je sais, le gars de Sheffield est sur la table d’essai pour la deuxième fois en l’espace d’un an. Mais vous savez quand on aime, vous connaissez la suite. Régulier le bonhomme, un album tous les deux ans depuis 2001 et surtout fidèle. Fidèle à une certaine idée de la musique. Une sorte de musique de chambre version pop toujours aussi éclairée. Il faut bien avouer que j’éprouve une petite fierté mal placée d’avoir découvert à l’automne 2000, au hasard des bacs, cet artiste alors aussi connu que Vincent Delerm au Tadjikistan. Neuf ans plus tard le voilà plus que jamais dans la lumière avec ce qui peut être déjà considéré comme un sommet dans sa carrière discographique. Truelove’s Gutter c’est son nom, le génial c’est son prénom. Moins accessible car moins frontal que ses précédents albums, ce sixième effort est une opération à cœur ouvert toute en nuances. Celles-ci proviennent d’une sensation chaud/froid qui souffle sur l’ensemble des neufs titres du fait du contraste entre arrangements proches du papier glacé et de la voix toujours aussi suave et chaude (évoquant par moments un Johnny Cash) du maestro. L’homme chante l’amour et la mélancolie de manière toujours aussi simple et sincère ce qui est loin d’être l’exercice le plus facile. As the Dawn Breaks qui ouvre le bal, nous emporte directement dans l’intemporalité de son auteur. Open up your Door délivre une pop stratosphérique et intimiste à la fois ; Ashes on the Fire s’apparente à une veine plus classique de l’anglais. Don’t get hung up in your soul, une voix, une guitare, tout simplement ; Soldier on, morceau à faire palir d’envie le Floyd époque Dark Side of the Moon ; ce For your Lover give some time d’une beauté fragile et contagieuse. Mais que dire des deux perles s’étirant sur dix minutes chacune, l’une, Remorse Code, véritable rivière du cool tout en apesanteur et en grâce, l’autre, Don’t you Cry, où tout l’univers de Hawley se drape dans un vertige ultime. Enivrant.

Truelove’s Gutter – Richard Hawley (Mute/EMI)

Lien : http://www.richardhawley.co.uk

Alexandre Roussel

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