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L'amour est accessible à tous, à condition d'y mettre le prix*. Par cette petite phrase à l’astérisque sibyllin, le ton est donné. Et de l’astérisque scriptural à l’Astérix musical, il n’y a qu’un pas – le fameux « premier pas » à franchir – et quelques lettres, le X en tête à queue.
Car Love Toy fait de la résistance. De la résistance à la bien-pensance. De la résistance au nivellement musical télévisuel. De la résistance au discours sirupeux et abominablement lénifiants sur l’amour, le désir, le sexe et le cul.
Cynique, Love Toy ? Non, trop années 90 comme posture. Réaliste à l’ironie à la fois mordante et tendre, la vraie, lui va comme le chapeau de cow-boy de son leader, parolier et chanteur, Rodolphe Casso.
Créé par ce dernier en 2005, Love Toy est un trio atypique réunissant violon (Benoît Leseure en studio, Thomas Bouvier en live), violoncelle (Laure Grandvoinnet) et guitare (Rodolphe Casso). Viennent de les rejoindre un batteur et une choriste.
Musicalement tout aussi atypique, il se situe à la croisée de la country, de la folk, du rock, de la valse, du jazz et de la pop orchestrale.
Alliées à la voix entêtante de Rodolphe Casso, l’énergie entraînante rock&folk de la guitare et la mélancolie lancinante aux accents slaves du violon et du violoncelle font de Love Toy l’obscur objet du désir de la nouvelle scène française.
Il y a une véritable identité musicale et vocale, « un vrai son », comme on parle d’une griffe en mode ou d’un style en littérature.
Le master de leur premier album, « L’amour est accessible à tous*», vient tout juste d’arriver.

Composé de 13 chansons, il croque les faiblesses d’un personnage du sexe fort – Love Toy – qui fuit de la pesanteur du couple et des habitudes tout en désespérant de sa propre solitude et de son instrumentalisation.
Les textes, signés Rodolphe Casso, forment de véritables chroniques des amours et des désamours modernes. Ils ont l’efficacité des premiers Gainsbourg et la poésie gouailleuse d’un Renaud. Ancien journaliste, Rodolphe Casso a l’art des paroles ciselées autour de quelques détails éloquents qui campent d’emblée une ambiance, une situation, un caractère ou un état émotionnel. Son œil acéré déniche le sens dans l’insignifiant, le risible dans le pathétique, le tragique dans le festif, la poésie dans le quotidien, l’être dans le paraître, l’universel dans le particulier.
Car nous avons tous vécu l’une ou l’autre des turpitudes de ce Love Toy. Quel homme n’a jamais rongé son frein en boîte de nuit en regardant sa copine danser comme une folle avec des types qui, eux, savent danser ? Qui ne s’est jamais retrouvé coincé sur le canapé d’une soirée tellement bondée qu’aborder une fille se transforme en mission impossible et accéder au frigo en véritable opération commando ? Qui n’a jamais attendu comme un amoureux transi, idiot et débile, le coup de fil de sa bien aimée qui ne vient pas alors qu’elle l’avait promis ?

Oui, on a tous en nous quelque chose de Love Toy.

Par HAROLD COBERT

Pour découvrir l’univers musical de Love Toy et suivre son actualité :
http://www.myspace.com/lovetoymusic

Je vous recommande tout particulièrement le clip « maison » du titre « Série Allemande ». Simplement brillant et jubilatoire.

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