BSC News

 

 

 

           

La pochette de disque la plus moche de l’année ? Sûrement. Un des meilleurs albums de rock de l’année ? Aucun doute !
Jay est sur circuit garage-rock depuis plus de 10 ans, a sorti plus de 60 disques en tous genres (singles, albums, compilations), avec des tas de groupes différents. C’est presque un vétéran, mais ce n’est que son deuxième album solo. Pour Blood Visions, il avait mis au point une pluie de météorites punk (couvrant à peu près tous les styles auxquels on peut ajouter l’épithète punk), brutes, violentes, garage, magnifiques. Pour Watch Me Fall, il a fait l’effort de se concentrer sur son côté pop.

Le titre de l’album est bien sûr ironique. Il sait bien qu’en faisant un album rempli de chansons possédant de vraies mélodies, il allait se mettre à dos une partie de son public, plus habitué à son garage-rock rugueux et criard. Attention, Watch Me Fall n’est pas lisse. Loin de là. Jay Reatard, comme à son habitude, enchaîne les morceaux à un rythme effréné, à commencer par l’ultra-accrocheur “It Ain’t Gonna Save Me”, plus efficace qu’un bon nombre de tubes pop actuels (ah, si seulement Virgin Radio passait ce titre…).

Le natif de Memphis ne fait rien de révolutionnaire. Sa musique est un “retour aux fondamentaux” du rock’n'roll. Le type est super prolifique, certes, mais aussi super professionnel. Je veux dire par là qu’il faut y aller pour trouver un morceau qui ne soit pas bien foutu, qui sonne bizarrement. C’est toujours, toujours techniquement impeccable. Il y a des morceaux moins accrocheurs que d’autres dans Watch Me Fall, mais aucun ne mérite d’être zappé. C’est un de ces disques que je peux écouter en boucle pendant des heures, sans aucune difficulté.

Toutes les chansons du disque ont en commun leur concision, leur mélodie (plus ou moins) imparable, toujours d’une simplicité qui me rappelle les Ramones (en termes de punk, vous ne trouverez pas meilleur compliment dans ma bouche). Evidemment, c’est moins délirant et ébouriffant que ses tout premier disques, le bonhomme est sans doute un peu plus mature. Mais un Jay Reatard “un peu plus mature”, ça reste encore un doux dingue punk, croyez-moi.

La seconde moitié du disque est un peu moins supersonique que la première, mais toujours aussi étonnamment accessible (c’est un mot que je n’aurais jamais pensé employer dans une chronique de Jay Reatard) et remplie d’idées mélodiques très diverses et dignes des Black Lips ou des Replacements.

Avant même de sortir son premier album solo, Jay Reatard était déjà pour moi une valeur sûre, et ça se confirme avec Watch Me Fall. Immense réussite, l’un de mes disques favoris de 2009 !

(sorti le 17 août / Matador)

Dernière minute

Abonnez-vous au Tabloïd !

 

Publicité

bandeau auto editionlight

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A LA UNE

Sauramps : "La librairie ne fermera pas" selon Jean-Marie Sevestre

Sauramps : "La librairie ne fermera pas" selon Jean-Marie Sevestre

Publication : mercredi 7 décembre 2016 14:17

Par Nicolas Vidal - La librairie Sauramps connaît une situation très préoccupante concernant sa survie. Depuis quelques jours,  des informations inquiétantes se propagent dans les rues de Montpellier et plus précisément dans l’éco-système culturel de la capitale languedocienne. Le groupe Sauramps serait-il menacé de fermeture imminente d’ici le début de l’année 2017 ?

Corée du Nord : immersion au coeur du totalitarisme d'Etat

Corée du Nord : immersion au coeur du totalitarisme d'Etat

Publication : mercredi 7 décembre 2016 08:43

Par Nicolas Vidal - Suivez Benjamin Decoin, photographe, dans un voyage passionnant dans l’un des pays les plus hermétiques et fermés de la planète. Le travail de Benjamin Decoin est une passionnante découverte sociologique et géographique au pays de la dynastie des Kim. Antoine Bondaz apporte, pour sa part, son expertise géo-politique de ce pays et des craintes qu’il suscite auprès de la communauté internationale notamment sur sa stratégie nucléaire.

Orkesta Mendoza : l'Arizona psychédélique et électronique

Orkesta Mendoza : l'Arizona psychédélique et électronique

Publication : mardi 6 décembre 2016 18:21

Par Nicolas Vidal - Suite à la rencontre de Salvador Duran et de Sergio Mendoza de Calexico et son big band ORKESTA MENDOZA est né l’explosif Vamos a Guarachar !

Iphigénie en Tauride : la grâce comme rempart à la barbarie

Iphigénie en Tauride : la grâce comme rempart à la barbarie

Publication : mardi 6 décembre 2016 08:25

Par  Olivier Frégaville-Gratian D'Amore - Face à la sauvagerie cruelle des hommes, une voix féminine s’élève poétique et humaniste. Refusant tout compromis, préférant la transparence aux mensonges, elle se livre sans fard dans un plaidoyer vibrant qui touche cœur et raison. En mixant vers et prose de Goethe, Jean-Pierre Vincent livre un spectacle puissant mais bancal qui séduit par l’intensité des mots et déroute par le jeu trop accentué voire burlesque des comédiens.

Premier Contact : Denis Villeneuve vous met en lévitation

Premier Contact : Denis Villeneuve vous met en lévitation

Publication : lundi 5 décembre 2016 18:14

De Florence Yérémian - Louise Banks est une linguiste émérite vivant dans le Montana. Tandis qu’elle donne un cours de langues romanes, un certain Colonel Weber fait irruption dans sa classe et lui demande de le suivre en urgence: douze vaisseaux spatiaux ont atterri à la surface de la terre et personne ne parvient à communiquer avec leurs habitants. Afin de clarifier les intentions de ces nouveaux venus, Louise accepte d’être envoyée à l’intérieur d’un vaisseau en compagnie de Ian Donnely, un physicien théoricien. Tandis que le monde extérieur craint une attaque extra-terrestre ou une contamination biologique, le Docteur Banks conserve un calme étrange et tente d’engager le dialogue…

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous à la newsletter d'actualités culturelles du BSCNEWS.FR