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The XX (prononcez “ex ex”) mélange un nombre d’influences assez invraisemblables : dès les premières secondes de “Intro”, l’auditrice est plongée dans une atmosphère à la The Cure ou Cocteau Twins, le groupe de pop atmosphérique des années 1980. Et arrivent les rythmes à la Timbaland, et la sauce prend, si j’ose dire. Frissons au bout de la première minute.

J’ai eu du mal à trouver les mots pour décrire leur musique. J’ai vraiment eu du mal. Ce quartet londonien est jeune, beaucoup trop jeune pour produire une musique aussi sophistiquée. Ce qu’on attend généralement d’un groupe de petits lads Anglais qui forment un groupe, c’est une musique énervée, énergisante, voire punk. Je ne m’attendais pas à un premier album à l'atmosphère si sensuelle, et même lascive par moments.

The XX, ce sont des amis d’enfance, ils ont grandi avec les mêmes groupes. Ils revendiquent tous des influences aussi diverses que Rihanna, Portishead, Micachu and the Shapes, Pixies, The Kills ou encore la regrettée Aaliyah.



La star de l’album est sans doute Jamie Smith qui se trouve derrière la boîte à rythmes et samplers, et qui trouve pour chaque morceau le bon dosage, sans volonté d’épater la galerie avec des beats exubérants.



L’album se déroule avec une facilité assez déconcertante, comme un rêve. Il possède d’ailleurs des moments de pur dream-pop enveloppante mais jamais oppressante, comme sur “Fantasy”, “Shelter” ou “Infinity”. D’autres morceaux sont plus énergiques, comme “Islands” ou “Night Time”, qui vont d’ailleurs sûrement se faire remixer des dizaines de fois, tant leur qualité est éblouissante.

Les voix sont très calmes, très posées, molles diront certains, et la musique ne décolle jamais vraiment. Comme beaucoup de disques que je vous propose, l’écoute du premier album de The XX doit être vécue. Ne l’écoutez pas d’une oreille discrète ; attendez la tombée de la nuit, mettez votre casque et fermez les yeux.

XX possède peu de titres qui m’ont transcendée ou transportée vraiment très loin, il n’en reste pas moins une réussite éblouissante, un des meilleurs premiers albums qu’il m’ait été donné d’écouter, un délice crépusculaire d’un petit peu moins de 40 minutes. Assez étrange et sophistiqué pour me faire dire que The XX est l’un des nouveaux venus les plus intéressants de la scène anglaise.

(sorti le 17 août / Young Turks)

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