BSC News

 

 

 

           


Vous êtes-vous senti une responsabilité particulière à incarner quelqu’un de contemporain, comme Hervé Chabalier ?

Hervé Chabalier m’a touché. Je l’ai trouvé sensible et fin. J’ai lu son livre, qui m’a
bouleversé, et c’est en grande partie pour ça que j’ai accepté de faire le film. J’ai ressenti la responsabilité de ne pas le décevoir. Nous, les acteurs, nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne mais s’il n’est pas solide, elle ne tient pas. J’ai joué des personnages historiques, connus tel que John Lennon, Camille Desmoulins … des personnages vivants ou plus. Hervé Chabalier est contemporain, vivant, il a fait des choses étonnantes, il s’est trompé, a fait du mal, s’est fait du mal. Son livre m’a bouleversé, j’ai eu à cœur de faire le meilleur.


C’est l’équilibre que cherchent tous les personnages du film ?

Exactement. Les personnages du film luttent contre une maladie, celle de l’addiction. Ils ne peuvent plus se passer de l’alcool, de médicaments ou de drogues. Ils luttent contre cet acharnement physiologique. Le corps demande, vous buvez, buvez, buvez et le jour où vous dites « j’ai assez bu », le corps dis « non ! tu n’as pas assez bu » ! Alors la tête a beau dire « si j’ai assez bu », le corps dis « non » ! C’est alors le corps qui gouverne. C’est la même chose pour les acteurs, c’est le corps qui gouverne. Un acteur qui joue avec sa tête à tout faux, on joue avec le corps et après sort de la tête ce qui doit sortir.


Comment qualifieriez-vous Philippe Godeau ?


C’est un metteur en scène généreux, qui nous a accueillis d’une manière très attentive, qui se préoccupe beaucoup des acteurs, de l’équipe. C’est un metteur en scène bienveillant.

La dépendance, quelle qu’elle soit, touche presque chacun d’entre nous. Est-ce important selon vous de le montrer sous la forme d’une fiction ? Est-ce que vous pensez que ça a plus de force qu’un documentaire ?

Disons que ce qui est intéressant pour moi c’est d’arriver à faire un film qui reste un
divertissement sur un sujet grave et profond. Le problème des films dramatiques, c’est qu’il faut qu’ils soient digestes. On ne peut pas parler des violences conjugales au cinéma sans divertir, c’est très délicat. Le sujet est tellement grave. Je pense que le film sur les violences conjugales n’est pas fait. On pourrait penser aussi qu’un film sur une addiction à l’alcool ou à la polytoxicomanie, l’anorexie, la pharmacodépendance n’est pas fait. Grâce à Hervé Chabalier nous avons eu un témoignage. Ensuite, le metteur en scène et la scénariste ont souhaité donner, dans la fiction cette fois, une dramaturgie à cette histoire. On parle d’un sujet profond, grave, mais à nous d’y mettre de la vie, de l’authenticité et aussi un peu de légèreté. Pourquoi peut-on rire aux enterrements ?
Pourquoi peut-on être grave en étant heureux ? Heureux dans une tragédie, ou léger ? C’est la richesse de la vie, la complexité, tout n’est jamais noir ou blanc.

 

Crédit photo Nathalie Eno

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous à la newsletter d'actualités culturelles du BSCNEWS.FR

Publicité

bandeau auto editionlight

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A LA UNE

Ecrans britanniques : Nîmes projette du cinéma à l’Anglaise

Ecrans britanniques : Nîmes projette du cinéma à l’Anglaise

Publication : samedi 25 février 2017 10:20

Par Manon Bricard - Le festival « Ecrans britanniques » célèbre cette année sa 20e édition. Du 24 février au 5 mars, ce sont plus de 40 films qui seront projetés à Nîmes. 

Occitanie : l’état des lieux du livre et de la littérature

Occitanie : l’état des lieux du livre et de la littérature

Publication : vendredi 24 février 2017 15:32

Par Manon Bricard - Quelle est la place du livre en Occitanie ? Deux agences régionales du livre, le Languedoc-Roussillon livre et lecture basée à Montpellier ainsi que le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées, ont regroupé leurs données pour répondre à cette question. Elles comptent ainsi montrer comment se positionne la filière du livre dans la nouvelle région, afin de l’aider à orienter sa politique en faveur du livre et de la littérature.  

Leo Sidran : Entre chien et loup et en public

Leo Sidran : Entre chien et loup et en public

Publication : dimanche 26 février 2017 16:43

Par Nicolas Vidal - Ne cherchez pas ! Au sein du label Bonsaï Music mené avec brio par Pierre Darmon, la programmation est toujours remarquable. Ce mois-ci, nous vous présentons le nouveau projet de Léo Sidran « Entre chien et loup » enregistré en public au Studio de Meudon (lire l'interview ici page 62).

Abonnez-vous au Tabloïd !

 

Dernière minute

Publicité

promotiondemonlivrecarrehead

PUB COESY 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Syma Mobile

SYMA JAN07

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer