Pendant le discours de Ségolène Royal, le 28 août

François Lamy, député de l’Essonne, et Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris écoutent le discours à 20 mètres l’un de l’autre, séparés par les tables réservées à la presse. La distance ne les empêche pas de communiquer. Au contraire. Pendant le discours de l’ex-candidate à la présidentielle, Cambadélis interroge à distance le député de l’Essonne : « Alors, t’en penses quoi ? ». Haussement d’épaules de François Lamy qui renvoie la question à son camarade. Moue dubitative de Jean-Christophe Cambadélis. Le discours de Ségolène Royal, très orienté sur son bilan à la tête de la région, n’est pas bouleversant. Mais il a le mérite de ne pas être clivant.

 

Pendant le discours de Martine Aubry, le 28 août

Le discours d’ouverture de la 1e secrétaire du PS a tracé les grandes lignes de la rénovation du parti. Parmi les cinq champs d’action définis, Martine Aubry souhaite instaurer des « modalités de vote fiables » pour les scrutins internes. Assise au premier rang, Ségolène Royal sourit âprement. A l’automne dernier, la présidente de la région Poitou-Charentes avait accusé les troupes de Martine Aubry d’avoir truqué le vote et de l’avoir dépossédée de sa victoire.

La mode, la mode, la mode

Une MILF, des éléphants décontractés, une jeune garde classique ou rebelle : La Rochelle, c’était aussi l’université du look !

Bon point pour Ségolène Royal, dont la petite robe noire a fait jaser jusque dans la salle de presse ! Absolument chic, la madone du PS avait paré ses pieds d’une paire d’escarpins noirs à bout pointu. (photo)

Bon point également pour Bertrand Delanoë et David Assouline, que l’on a pu voir en jean et polo. Manches courtes et rayées pour le maire de Paris, gris clair mais manches longues pour le sénateur. Bertrand Delanoë aura toutefois troqué son style décontracté pour une veste de costume pour le discours de clôture de Martine Aubry.

La palme du look négligé pour Arnaud Montebourg ! Le quadra sémillant portait aussi bien la barbe de trois jours que son jean large, retroussé pour laisser voir ses chevilles. Au pied, de classiques mocassins. La touche en plus ? La tignasse décoiffée.

Un « peut mieux faire » pour Benoît Hamon, sexy au possible même affublé d’une toile de jute. Sans aller jusque là, le porte-parole du PS a arboré pendant trois jours un constant jean + chemise. L’an prochain, soyons fou, tentons le T-shirt !

Quant à la patronne des patronnes, Martine Aubry a été classique sans être ringarde, décontractée pas négligée, alliant écrus et motifs bariolés. Une sobriété à l’image de ce qu’ont pu être ces Universités d’Eté, au fond !

 

La palme des bons copains

Samedi soir était organisé le dîner du PS, réunissant ténors et militants. A la table de Martine Aubry, que du beau monde : Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Jean-Christophe Cambadélis, Marie-Noelle Lienneman, David Assouline, Emmanuel Maurel, Bruno Julliard, Razzy Hammadi, et j’en passe. Le déconneur de la soirée ? Benoît Hamon. Le porte-parole du PS, bon camarade, est passé de table en table pour plaisanter et deviser avec chacun des militants. Beau moment de convivialité quand Arnaud Montebourg et Benoît Hamon se sont mis à plaisanter avec leur première secrétaire. Occasion ratée pour une bien belle photo.

 

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Ils ont dit…

Pendant l’atelier sur l’avenir du service public, 29 août

 

François Brottes : « Il paraît qu’il va y avoir des primaires ». Puis s’adressant à Razzy Hammadi : « Enfin toi Razzy, t’es toujours plus au courant de ces trucs là que moi »

 

Razzye Hammadi : « Les primaires, on est pour. Reste à voir ce qu’il y a dedans ! »

 

 

Pendant la plénière du MJS sur 2012…

 

Arnaud Montebourg : « Il faut gagner et jouer le jeu de la Ve avant de passer à la VIe République »

 

Arnaud Montebourg : « Les appareils de gauche sont dépassés par les stratégies de droite »

 

Arnaud Montebourg : « Les primaires sont une manière de démocratiser l’élection présidentielle »

 

David Assouline : « Les Verts n’ont pas posé de préalable pour faire leur union et c’est pour ça qu’ils ont gagné »

 

David Assouline : « Il faut que l’on soit ouvert et que la fermeture vienne des autres »

 

David Assouline : « Il faut tendre la main à ceux qui ont marqué des divergences avec la droite. Il faut leur dire "continuez ! Et si nous pouvons à un moment ensemble construire un projet commun et si vous voulez gouverner avec nous, pourquoi pas ?!" »

 

David Assouline : « Il faut faire un rassemblement social, écologique et démocrate. Pas seulement une "maison commune", parce que cela me semble un peu fermé »

 

 

La séquence de La Rochelle clôt-elle le Congrès de Reims ?

 

par Neila Latrous depuis La Rochelle pour le BSC NEWS MAGAZINE

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