BSC News

 

 

 

           



Une comédie à l’ancienne avec un Malkovich acharné qui se situe dans les coulisses du showbiz contemporain. A découvrir éventuellement.

L’argument : Alors qu’il vient de quitter son école de droit de Los Angeles, Troy Gable est indécis quant à la suite de son parcours professionnel. Il fait la rencontre d’un prestidigitateur et mentaliste, Buck Howard, dont la carrière est sur le déclin. Ce dernier se produit dans des salles à moitié vide dans de petites villes des Etats-Unis... Bien que sceptique concernant les dons de Buck, Troy est convaincu que le suivre sur les routes pendant sa tournée sera un changement excitant dans sa vie trop ordinaire...


Notre avis : Après une petite sortie salles aux USA, The great Buck Howard s’immisce en France dans la discrétion. Ce n’est pas que le film soit franchement mauvais, il s’agit d’un spectacle plutôt agréable à suivre, mais son côté old school, sans grande gloire contemporaine à flanquer en haut de l’affiche (Malkovich n’est plus très vendeur, Tom Hanks ne fait qu’une apparition et son fils, Colin Hanks, n’a encore aucun pouvoir de persuasion), en fait un produit assez difficile à distribuer - un peu ringard au premier abord, à l’image du personnage de prestidigitateur et mentaliste qui domine la distribution.

Récit d’une ancienne gloire de la magie condamnée à émerveiller les salles minables de l’Amérique vieillissante, Mister Showman essaie de vendre du rêve là où il n’y a plus que de l’aigreur et du cynisme (l’aigreur de la star déchue imbue de sa célébrité ; le cynisme du système médiatique contemporain). Mais grâce au regard candide et frais du nouvel assistant (Colin Hanks), la vieille cavalerie du spectacle reprend peu à peu ses lettres de noblesse et le spectateur se surprend à trouver du charisme à l’insupportable troubadour de salles des fêtes qu’incarne un John Malkovich toujours aussi acharné dans la démesure de ses rôles marginaux.

Si on ajoute au casting le charme d’Emily Blunt, on ressort de ce cheesy show plutôt emballé, malgré une réalisation un peu trop simplette pour transcender ce petit voyage initiatique dans les coulisses du showbiz d’aujourd’hui.

Frédéric Mignard


# Site officiel du film - http://greatbuckhowardmovie.com/
# Réalisateur - Sean McGinly
# Avec - Tom Hanks - Kevin Kline - Colin Hanks - Emily Blunt ...Plus
# Genre - Comédie dramatique
# Nationalité - Américain

Dernière minute

Abonnez-vous au Tabloïd !

 

Publicité

bandeau auto editionlight

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A LA UNE

Tournée générale : l'enthousiasme musical et franchouillard

Tournée générale : l'enthousiasme musical et franchouillard

Publication : samedi 3 décembre 2016 10:00

Par Nicolas Vidal - Passez un petit moment musical avec Tournée Générale. Le nom du groupe est sans équivoque.

Franz Bartelt : cinquante nuances de Guy

Franz Bartelt : cinquante nuances de Guy

Publication : vendredi 2 décembre 2016 09:51

Par Marc Emile Baronheid - Un maître-queux sybarite propose cette salve époustouflante de nouvelles mitonnées dans la volupté, servies avec un accompagnement carnassier.

Myrddin : le mélange jazz & flamenco belge

Myrddin : le mélange jazz & flamenco belge

Publication : vendredi 2 décembre 2016 09:38

Par Nicolas Vidal  - Du beau et bon Flamenco distillé par Myrdinn qui mérite une écoute attentive et passionnée. Le titre de l’album «Rosa de Papel» est également une chanson de cet album sur le poème de Federico Garcia Lorca.

Elodie Poux : le syndrome du Playmobil qui fait du bien 

Elodie Poux : le syndrome du Playmobil qui fait du bien 

Publication : jeudi 1 décembre 2016 09:45

Par Mélina Hoffmann - Pétillante, énergique, cynique, délicieusement déjantée, subtilement provocante, peste juste ce qu’il faut : Elodie Poux a surtout un style bien à elle et un grain de folie totalement assumé qui fait un bien fou.

Loïc Fontaine : #NoFilter, entre humour noir et rire jaune

Loïc Fontaine : #NoFilter, entre humour noir et rire jaune

Publication : mercredi 30 novembre 2016 08:31

Par Mélina Hoffmann - Vous cherchez un spectacle où ne surtout pas emmener vos enfants ? Alors vous êtes au bon endroit ! 3 minutes suffisent à comprendre le pourquoi du titre : #nofilter. Mais ça aurait tout aussi bien pu être #nolimit, car Loïc Fontaine n’a absolument aucun tabou et il n’édulcore rien.

Abonnez-vous à la newsletter

Abonnez-vous à la newsletter d'actualités culturelles du BSCNEWS.FR