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Tout le petit monde de la musique se chamaille sur un point comptable. Est-ce le 46ème, le 53ème, le 32ème album de Dylan. Peu importe, c’est surtout dix nouvelles chansons et elles sont savoureuses. Depuis 1966, Dylan n’a plus révolutionné la musique mais il est resté au fil des décennies et reste, sans conteste, l’un des fervents garants de deux valeurs : honnêteté et intégrité. Ce Together through Life ne déroge pas à ce constat. Passons sur cette pochette inconséquente (on croirait une cover de Bon Jovi) et concentrons nous sur l’essentiel. Après une petite heure d’écoute, c’est sûr vous aurez légèrement la bouche asséchée mais aussi l’intime conviction d’avoir participé à quelques festivités aux confins du Texas ou du Nouveau-Mexique. Car cette fois-ci, Dylan nous convie à une kermesse solaire, une kermesse tex-mex. De celles où l’herbe a jauni, la bière est un peu tiède mais où l’esprit d’une certaine Amérique souffle encore. Car depuis 2001 et l’album Love and Theft, Dylan se fait un peu le gardien des vieilles recettes musicales et s’offre, à loisir, la délectation de puiser au sein d’un siècle de musique populaire (blues du Delta, ballade jazzy, boogie-rock, folk rural, …). Pour cet opus, c’est l’accordéon qui est à l’honneur, mais un accordéon enrhumé par la poussière du Sud tout comme la voix du maestro qui s’apparente de plus en plus à celle d’un crooner ravagé (encore un ou deux albums et Arno pourra le remplacer au chant). Sur cette base prometteuse les dix chansons se succèdent comme autant de bonnes nouvelles. Beyond here lies nothin’ traduit bien l’album : rude et entêtant. Life is hard est d’une élégance toute dylanienne, la blues tex-mex My wife’s home town dont le refrain ressemble à s’y méprendre à celui du hit I just wanna make love to you. La belle country If you ever go to Houston ; This dream of you magnifique de mélancolie, le boogie bluesy très réussi Shake shake Mama, (il n’y a plus que Dylan pour donner des titre de chansons si oldies), la mid-tempo très «cool», I feel a change comin’on que l’on aimerait plus longue ; et enfn, ce It’s all good fait pour la route et le vent chaud qui s’écrase sur le visage. Ensemble à travers la vie, un titre qui, plus que jamais, sonne vrai.
Alexandre Roussel

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