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LIBRAIRIE - Quand les librairies se meurent …

Source: Nice Rendez-vous - Lien direct : http://www.nicerendezvous.com/FR/A-NICE,-UNE-A-UNE-LES-LIBRAIRIES-SE-MEURENT-DANS-L-INDIFFERENCE-n-5034.html


"Il n’ y aura pas de faire part. Ce n’est plus qu’une question de jours : « La Biblio », librairie niçoise située près du Lycée d’Estienne-d’Orves, fermera définitivement courant avril. Faute de repreneur. Spécialisée dans les livres scolaires, elle subira le funeste sort d’autres librairies de la Côte d’Azur contraintes de cesser leurs activités. « Magellan », « Panorama du Livre », précédée par « Méditerranée » baisseront également leurs rideaux d’ici la mi-mai. Il n’ y aura pas d’avis de décès. Ni de cérémonie. Pourtant, il s’agit bien d’ « enterrements » pour ces bastions de culture. Quand les librairies indépendantes agonisent dans l’indifférence de ceux qui n’ont pas la chance d’aimer les livres, c’est autant d’intelligence, de création et de divertissement qui s’évanouissent. Sans doute également quelques fragments de la mémoire d’une ville, Nice et d’autres cités où les librairies se meurent.

A 73 ans, Jean Forestier, après une trentaine d’années d’activité à La Biblio, sur l'avenue d'Estienne-d'Orves, au cœur du quartier Saint-Philippe, égrène ses souvenirs. Une certaine nostalgie, contenue émane de cet ancien éducateur pour enfants délinquants devenu libraire par passion. Il scrute ses milliers de livres, ses « amis » dont il est contraint de se séparer. Il brade son énorme stock, un trésor d’ouvrages scolaires, d’histoire, de droit, de romans : la librairie dont on rêve car il y règne un désordre rassurant. Seule maigre consolation pour ce passionné : « La Biblio » va céder la place à un centre de formation. Moins déprimant que le fast-food qui a failli s’installer.

« La Biblio », de même que « Magellan » - orientée sur les voyages, ferme car elle n’a pas trouvé de repreneur : une illustration de la fragilité économique des librairies indépendantes. « Beaucoup de lecteurs cherchent sur Internet ce qui se trouve dans nos rayons, à deux pas de chez eux. La gratuité des ouvrages scolaires n’a rien arrangé », constate Jean Forestier.

A une portée de fusil de là - dans la série « On achève bien les librairies ! », à Saint-Laurent-du-Var, « Panorama du Livre » qui dispose de 335 m2 pour 40.000 titres disponibles, va fermer le 30 avril, après quarante années de service. Pour son directeur, Christian Castellin, paradoxalement, le marché du livre se porte bien. En revanche, la librairie indépendante est malade dans la mesure où la vente des ouvrages ne se fait presque plus chez le libraire mais par d’autres réseaux. La grande distribution, les hypermarchés, et surtout Internet : « c’est un véritable fléau pour nous. On a perdu les professions libérales, les nouvelles générations achètent systématiquement sur le Net ».

Fort heureusement, certaines librairies indépendantes résistent à « la manière de la poignée d’américains de Fort Alamo en 1836 face à l’armée mexicaine ! », ironise, un lecteur, adepte du contact avec le papier, farfouillant dans les rayons de la librairie Masséna. Son directeur, Jean-Marie Aubert précise qu’elle existe depuis 1997 et s’est .développée très rapidement : « ce qui démontre qu’elle avait sa justification dans une des plus grandes villes de France ». Nice se caractérise par une forte présence des chaînes ; Virgin, la Fnac, une librairie « Chapitre.com » le nouveau nom que prend « Privat Sorbonne ». En dehors de ces trois structures, on enregistre un éparpillement de librairies, indépendantes, mais de moyenne ou toute petite taille, les moyennes étant « Jean Jaurès », « Masséna », « Quartier Latin » « La Maison de la Presse».

Les « petits » libraires niçois ne baissent pas les bras. Ils doivent, en partie, leur survie à la loi Lang qui fixe un prix unique du livre. Depuis 2004, une dizaine se sont regroupés au sein de l’association « Libraires à Nice » que préside la directrice de « La Maison de la Presse », Sylvie Brunschwig. Cette association a initié, dans un premier temps, des actions culturelles. Puis, elle est passée sur un terrain plus économique par le bais de groupement de libraires afin de répondre à des appels d’offres de marché public. Ainsi, l’association a en grande partie remportée l’appel d’offre concernant la bibliothèque Louis Nucéra. Ces libraires peuvent ainsi fournir en ouvrages la Bibliothèque Municipale à vocation régionale de Nice .

Ces initiatives, et d’autres, devraient permettre aux libraires indépendants de survivre. À nous, les lecteurs de les aider."

Paul Barelli

Le Petit Niçois




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