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Vakia Stavrou : les turpitudes et les bonheurs de la vie
Publication : vendredi 24 février 2017 15:46
Vakia Stavrou : les turpitudes et les bonheurs de la vie

Par Nicolas Vidal - Vakia Stavrou est chypriote. Cet album Alasia (qui signifie «image de Chypre ») est un projet mélancolique qui aborde toutes les turpitudes et les bons moments de la vie : l’amour, la tristesse, la séparation ou encore l’espoir.  

John Mayall : Une légende vivante du british blues à l’Olympia
Publication : vendredi 24 février 2017 11:18
John Mayall : Une légende vivante du british blues à l’Olympia

Par Jean-Christophe Mary - Son nom ne vous dit peut-être rien mais John Mayall a écrit quelques-unes des plus belles pages du rock de ses 50 dernières années. Icône du rock, il fut l’auteur de très bons disques dans les sixties et seventies tels « Plays John Mayall » (1965), « Bluesbreakers with Eric Clapton » (1966), « Crusade » (1967), l’excellent, peut-être son meilleur, tiré de son expérience américaine « Blues from Laurel Canyon » (1968) et e « Moving On » (1973).

Les Derniers Parisiens : un portrait de la faune de Paname
Publication : vendredi 24 février 2017 09:16
Les Derniers Parisiens : un portrait de la faune de Paname

De Florence Yeremian - Nasser travaille chez son grand frère Areski dans un bar de Clichy. Mis aux arrêts pour une sale histoire, il vient de passer vingt-quatre mois en prison et a décidé de refaire sa vie. À l'occasion d'une rencontre, il se lance dans l'organisation de soirées DJ persuadé de pouvoir y trouver une échappatoire à sa morne existence. La tête pleine d'espérance mais le cœur candide, il part à la conquête des nuits parisiennes...

Occitanie : l’état des lieux du livre et de la littérature
Publication : vendredi 24 février 2017 15:32
Occitanie : l’état des lieux du livre et de la littérature

Par Manon Bricard - Quelle est la place du livre en Occitanie ? Deux agences régionales du livre, le Languedoc-Roussillon livre et lecture basée à Montpellier ainsi que le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées, ont regroupé leurs données pour répondre à cette question. Elles comptent ainsi montrer comment se positionne la filière du livre dans la nouvelle région, afin de l’aider à orienter sa politique en faveur du livre et de la littérature.  

Les Emancipéés : le nouveau rendez-vous littéraire et musical à Vannes
Publication : jeudi 23 février 2017 16:40
Les Emancipéés : le nouveau rendez-vous littéraire et musical à Vannes

Par Manon Bricard - C’est une première à Vannes, dans l’ouest de la France. Les 10, 11 et 12 mars se tiendra la première édition des « Emancipéés », festival mêlant littérature et musique. Cet événement est un rassemblement d’écrivains, de musiciens, mais aussi de comédiens et de danseurs. Le point commun de ce programme éclectique, c’est le rassemblement d’artistes qui innovent, proposent des choses neuves et décalées. Le festival souhaite ainsi mettre en lumière des artistes qui explorent les frontières et les formes de l’art. Pour les organisateurs, « liberté » et émancipation (jusque dans l’orthographe du nom de l’événement) est le maître mot.

« Rock Pop  » : un voyage musical pour les adolescents
Publication : jeudi 23 février 2017 16:36
« Rock Pop » : un voyage musical pour les adolescents

Par Manon Bricard - Ce 23 février, Gallimard-Jeunesse sort une nouvelle collection, BAM ! Parmi ses quatre premiers ouvrages, se trouve le très musical « Rock Pop, 40 artistes et groupes de Légende ». Ce petit livre de 96 pages tire des portraits minimalistes d’hommes et de femmes qui ont marqué l’histoire de la musique aux XXe et XXIe siècles.


Marion Mazauric a été directrice littéraire de “J’ai Lu” pendant 13 ans. Depuis l’an 2000, elle est la fondatrice et la directrice littéraire du “Au Diable Vauvert”, dans le sud de la France. Elle nous parle de sa passion, de son travail d’éditrice et de la littérature en général. Rencontre avec une éditrice passionnée et convaincue.

Qu’est ce qui vous a incité à devenir éditrice?
C’est l’amour de la littérature dans son grand mouvement, c’est à dire des matériaux mots et du matériau langage. J’ai tourné dans cet univers du livre. J’ai fait des études très complètes de littérature. J’ai travaillé en librairie, à la BNF lorsque j’étais étudiante. Puis en organisant un prix de poésie pour les étudiants, je me suis découvert une passion pour l’édition lorsque nous avons publié le lauréat. Et je me suis rendue compte que l’édition était un métier où l’éditeur est dans l’arène au service du texte et de l’auteur. Pour moi, l’édition est un métier de producteur d’artiste.

Quels sont les raisons principales qui vous poussent à refuser des manuscrits?

Le sentiment d’avoir déjà lu est rédhibitoire pour que je décide de publier un texte. Mais je ne cherche pas la perfection car c’est l’académisme en germe. Je peux accepter un manuscrit incertain mais je ne le publierai pas en l’état. Il faudra très certainement le travailler. C’est une sanction lourde de refuser un manuscrit.

Qu’est ce qui vous séduit dans un projet littéraire?
Je veux être séduite par le texte ! Puis je m’intéresse aux langues de demain car je ne peux plus supporter le français écrit qui s’éloigne de la langue orale. Il y a une grande mutation de la littérature de la post-modernité et elle joue sur trois choses; la mixité totale de genres et des imaginaires. Puis, j’ai besoin d’une voix qui soit contemporaine même si elle est incertaine. Enfin, il faut que je sois embarquée dans une histoire avec un début, un milieu et une fin. La puissance narrative est un atout indéniable.

Si vous aviez un conseil à donner aux auteurs qui cherchent à publier mais sans succès?
Adressez le manuscrit à l’éditeur que vous aimez lire ou sinon flânez dans une librairie et renseignez-vous sur les lignes éditoriales. Par question de correction, lisez les livres des éditeurs qui vous intéressent. Il faut aussi beaucoup de temps pour faire un écrivain et une voix. Ainsi, il y a un chemin qui est long, avec de nombreuses années de travail et de perfectionnement. On ne peut pas économiser ce temps-là. A mon sens, il est aussi important de se tester à la publication via une multitude de canaux.
Et enfin, la mise à distance avec son propre texte car il est important de prendre du recul sur son écriture.

Publiez-vous en majorité des manuscrits que vous aimez ou des textes que le public apprécie particulièrement?
Au Diable, nous publions 20 à 25 titres par an, basé sur un axe éditorial qui comprend la création littéraire issue de la pop culture, de la culture de la modernité ou de la post-modernité. Je refuse de bons textes pour travailler sur des coups de coeur monumentaux, ces textes qui feraient que je ne pourrais pas vivre si je ne les publiais pas. Au Diable, nous sommes très sélectifs mais c’est le seul moyen de contrôler sa production. Il est vrai qu’il y a une différence entre le plaisir de lecture et la construction d’un catalogue. Car nous nous voulons une maison de catalogue et nous publions des auteurs, que nous pensons incontournables. Et nous ne pouvons nous permettre au Diable de publier des textes commerciaux car nous restons fidèle à notre catalogue. Et puis nous ne savons pas le faire même si nous aimerions ! Nous sommes une maison très littéraire, créative voire iconoclaste selon certains.

Pensez-vous que des auteurs de talents peuvent-ils être oubliés lorsque que leur manuscrit arrive par la poste?

Oui bien sûr mais comme généralement les bons auteurs envoient leurs manuscrits à de nombreux éditeurs, il est difficile de croire qu’ils seront oubliés toute la vie et par tout le monde. Mais les éditeurs sont des êtes humains et il peut nous arriver de mettre du temps à lire un texte. Au Diable, nous en recevons 10/15 par jours donc il est difficile d’être très réactif.

Marion, quel regard portez-vous sur l’édition numérique?
Je pense qu’il faut s’en réjouir. Plus il y a de moyen de mettre en relation les auteurs avec leurs lecteurs, mieux c’est. Le métier d’éditeur est un métier provisoirement lié au papier. Car il y a de nombreux moyens de vendre des textes. Et le rôle de l’éditeur est de diffuser ses auteurs à un public large dans le monde entier. Donc on orchestre différentes incarnations du livre. La première est le format du papier en librairie. Après il y a la lecture à voix haute, le livre audio, les formats MP3. En tant qu’outil de travail, je souhaite le format numérique pour travailler confortablement. En tant qu’éditeur, je m’intéresse à l’auteur, au texte et au lecteur, et en aucun cas, je ne suis un marchand de papier. Au Diable, nous nous préparons au numérique depuis notre création et de surcroît avec notre positionnement géographique (la maison est installée dans un petit village du Gard, Vauvert). Car le numérique et internet nous permettent de toucher nos lecteurs dans le monde entier.

Parlez-nous de la dernière publication au sein de votre maison ?
C’est le prochain livre de Régis Sa Moreira qui s’appelle “ Mari et Femme” qui sortira en septembre. Je n’arrête pas d’y penser tellement je suis heureuse de le publier. Je sais que Régis Sa Moreira deviendra un grand auteur et son prochain texte est le plus beau roman d’amour que j’ai lu, tout simplement. C’est un texte extrêmement drôle qui porte sur le divorce d’un couple. Pour moi, c’est un tour de force de littérature, une performance stylistique et littéraire extraordinaire.

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