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Yves Rousseau Sextet joue et chante Léo Ferré.
Le Triton. Les Lilas. Samedi 12 avril 2008.
Yves Rousseau : contrebasse, direction musicale
Régis Huby : violon
Christophe Marguet : batterie
Jean Marc Larcher : saxophones
Jeanne Added : chant
Claudia Solal : chant


Est-ce de la poésie ou de la musique ? C’est un nouvel art qui dépasse les deux genres. La force du verbe n’est pas bridée par la grandiloquence de l’orchestre symphonique cher à Léo Ferré. Et puis entendre ces mots si virils chantés, susurrés, déclamés par deux si jolies femmes…

Contrebasse et violon apportent les cordes et les souvenirs de la musique classique. Batterie et saxophone sopranino amènent une touche Jazz. Ces voix si pures nous enchantent. D’ailleurs ce concert faisait partie d’une série « Les enchanteuses » consacrée par Le Triton aux voix féminines.

Yves Rousseau a mis en musique le recueil de poèmes de Léo Ferré « Poète vos papiers ! ». Léo écrivit lui même la Préface, André Breton s’étant défilé.

Première partie

Le concert commence avec le morceau titre. Jeanne Added nous interpelle. Régis Huby fait tinter de ses doigts les cordes de son violon électrique. Le batteur caresse les tambours de ses mains. La musique monte en puissance. Un frisson me parcourt l’échine signe que la musique est vraiment forte.

Jeanne Added chante l’errance du poète vagabond de la nuit parisienne poussée par un groupe à l’unisson ponctué par les petits cris de Claudia Solal. Elles chantent ensuite la vie cachée des morts, le sort malheureux des putains (Y a que ces salopards de bourgeois qui les appellent des filles de joie chantait Brassens). C’est un portrait de Paris que dessine Léo Ferré cent ans après Charles Baudelaire.

S’enchaînent A toi, L’amour, Madame la Misère, Signora Miseria. Ca sonne funky : basse, batterie, cliquetis de cordes. Jeanne Added se lance, enchanteuse surréaliste. Claudia ponctue de petits tu,tu, tu.. La deuxième chanson s’enchaîne aussitôt. Claudia dialogue avec le batteur. Elle chante, il impulse, fait des vagues. Logique pour une chanson qui parle d’amour et de mer. Enchaînement avec Madame la Misère dit avec superbe par Claudia Solal toujours poussée par la batterie de Christophe Marguet. Tout le groupe repart. Jeanne Added se lance dans une improvisation vocale. La batterie sonne une marche militaire alors que tous les autres jouent et chantent une folle complainte, celle de Madame la Misère. Claudia Solal, digne d’une héroïne de Pasolini, chante Signora Miseria, poussée par le groupe et les vocalises de Jeanne.

Deuxième Partie

Ca redémarre en force. Jeanne grogne. Le groupe vrombit, le batteur fracasse. Claudia chante une superbe chanson d’amour tout en douceur. Quand elle cesse, le groupe se déchaîne. Régis Huby fait sonner son violon comme la guitare de Frank Zappa.

L’été s’en fout. Claudia lance le texte. Puis un duo violon-Jeanne. Claudia suit en duo avec le sax. Elles nous touchent au cœur. La voix de Léo Ferré intervient. Jeanne Added le reprend. Le groupe sonne la fin du monde. C’était un nouveau poème d’amour fou.

A suivre : Un prochain cadavre, les cinéastes, le plus beau concerto.
Claudia raconte l’histoire d’un cadavre dérangeant. Duo de cordes et duo de voix nous envoûtent.

" Le plus beau concerto du monde est celui que j’écris sur les claviers jaloux de ton corps ébloui ". La chanson est lancée par Jeanne Added. Contrebasse et batterie chauffent la braise. La musique décolle et finit avec un instrumental tout en douceur. C’était Tête à tête et Où va cet univers ?

Pour finir Il y a , chanson que Léo Ferré chanta à Bobino et n’enregistra jamais. Introduction toute en douceur. Jeanne chante une mélopée imaginaire ponctuée par la contrebasse puis rejointe par le violon.. Le batteur s’amène. Claudia, assise jusque là, se relève, entame une contre mélopée, plus aigue, plus scandée. La musique monte en puissance comme le moteur d’une fusée avant le décollage. Les chanteuses vocalisent. Tout fusionne, tout est musique. La voix de Léo Ferré à Bobino vient planer au dessus du groupe déclamant Il y a. La musique baisse de volume progressivement pour laisser passer la voix de Léo et les notes de son pianiste.

En rappel, « Les copains de la Neuille ». Ces petites nanas ont de l’abattage et elles emballent sec.

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